Alison Messouadi

Designer produit et créatrice textile à Strasbourg

Spécialisée dans la création de mobiliers et d’objets usuels (re)mettant en valeur l’artisanat par le design, j’ai été formée à l’ébénisterie et à la tapisserie d’ameublement lors de deux années d’étude en Diplôme des métiers d’Art à Autun.

Attachée aux gestes et à la valorisation des savoir-faire artisanaux, je tente d’allier dans mes projets tradition et innovation pour créer des formes épurées mettant en valeur la beauté et la sensibilité des matières. Par des alliances de textures et de formes, je souhaite créer des ambiances pérennes afin d’amener l’usager à réfléchir, rêver, s’émerveiller, … Sensible au moindre détail, ma recherche créative consiste à surprendre l’usager au fur et à mesure du cycle de vie du produit et de comprendre son propriétaire dans le but de (re) créer du lien entre individu et objet.
Ma signature ? Permettre aux objets de raconter leurs/votre histoire.

Catherine PICARD

ART PYXIDAIRE – Je mets en boîte des scènes de vie de manière un peu décalée et humoristique. Pas sérieux…… n’hésitez pas !

Caroline Dargere

Caro fait des illustrations, des poupées et de l’impression traditionnelle (gravure, sérigraphie). Elle aime bien raconter des histoires de quand les êtres humains vivaient dans des petites cavernes humides ou des gros chateaux sombres.

Mathilde Barbey

Conteuse et récolteuse d’histoires.

Entre documentaire et fiction, je m’aventure dans la rencontre, j’invite l’autre dans ma démarche, qu’il soit lecteur, visiteur, participant à l’un de mes ateliers ou juste là. Mon attention se porte sur les détails, sur la singularité de chacun : on vit tous des aventures. Je collecte ces bribes d’histoires de vie, je les façonne, chacune d’entre elles est unique. Elles prennent la forme de livres singuliers mais aussi de vidéos, d’installations sonores, d’œuvres participatives : tous ont vocation à recueillir ou à diffuser des récits, à susciter à nouveau la rencontre.

Aller à la rencontre,
prêter attention aux détails,
faire parler le quotidien, l’infime, l’anecdote ou l’extraordinaire,
faire un livre ou bien garder la voix,
chercher la forme juste,
fabriquer,
diffuser,
permettre un tête-à-tête,
à nouveau rencontrer.

*
Céleste a tout oublié, ou presque, elle a passé son enfance sur un bateau, son père était capitaine,

**
Jade aurait bien aimé avoir le gaufrier qui lui faisait penser aux dimanches en compagnie de sa grand-mère,

***
le Madon, c’est la rivière du village de mon enfance, tous les trois ans elle est en crue et entre dans les maisons en passant par la porte,

****
Joël marche pour ne pas flancher, il a dû réapprendre à parler ; lui aussi il lui arrive de déborder,

*****
L’Henriette c’était un peu ma grand-mère. Une nuit elle est sortie de son lit pour rejoindre celui de la rivière.

Anne-Chantal Pitteloud

Reliques d’un monde imaginaire.

Mon travail témoigne d’un intérêt particulier pour l’anatomie, la géographie et la géologie. Entremêlant la céramique, le dessin, la vidéo, la photographie et l’écriture, je crée une collection d’objets, pièces à conviction d’un monde imaginaire d’une étrange familiarité. Chaque installation est un nouveau voyage dans le temps et s’implante dans une réalité contemporaine.

Par ces traces de vie, je raconte des histoires à l’homme en quête d’un ailleurs.

Françoiz Breut

Françoiz Breut est surtout connue pour ses collaborations avec Dominique A
et pour ses chansons, mais c’est au dessin qu’elle se destine depuis
longtemps. Un domaine qu’elle ne lachera pas, malgré tout… » je me suis
inscrite en 1988 aux Beaux arts de Caen, ai continué à Dunkerque puis
j’ai voulu rentrer à Strasbourg aux Arts décoratifs, mais ils n’ont pas
voulu de moi, j’ai donc continué par moi même écoutant les conseils des
uns et des autres en découvrant la richesse des auteurs et des
illustrateurs de jeunesse». A l’époque ses modèles sont Bosch, Brueghel,
qui l’interpellent «pour le foisonnement des détails, ces scènes de la
vie quotidienne», et la fascinent. En illustration, elle a le béguin pour
l’oeuvre de Windsor Mc Cay et son Little Nemo, «un petit garçon qui
raconte ses rêves tous les matins ,aprés une chute de son lit».C’est
alors que madame Breut se lance dans l’illustration de jeunesse, qui offre
à ses yeux énormément de liberté.»On peut partir de n’importe quel
sujet, l’inspiration est infinie. Mes histoires sont souvent issues de
faits divers transformés, de petites histoires quotidiennes, de mon
histoire familiale personnelle». Pour ce qui est de la forme, Françoiz
travaille beaucoup sur la pièce unique, le cousu main, le collage… Il y
a un coté bricolage dans ses travaux». j’ai commencé à travailler de
cette façon lorsqu’on m’a proposé d’exposer les livres que je destinais
à l’édition. Comme je ne voulais pas séparer les illustrations des
textes et que je ne voulais pas voir mon livre derrière une vitrine, il
fallait bien trouver un moyen de les mettre en scène. On peut dire qu’il
s’agit d’une forme d’artisanat puisque c’est autant un travail sur les
images , qu’un travail de reliure ,de mises en boites…». Pour Illiko,
elle présentera sa version d’Ali Baba et les 40 voleurs, oeuvre réalisée
à l’occasion de «travelling», festival de cinéma de Rennes. Tous les ans,
une ville y est invitée, cette année ,c’était Téhéran. C’est ainsi
qu’elle est tombée sur Ali baba, le fameux conte d’origine perse» j’ai
divisé l’histoire en quatorze boites qui contenaient chacune quatorze
petits livres» françoiz a basé son travail sur la célèbre formule
«sésame ouvre toi», les boites, lorsqu’elles sont fermées, sont sobres et
nues ,puis la petite porte s’ouvre et tout se passe à l’intérieur».

Françoiz a réalisé d’autres projets de ce type, «juke Box», par exemple,
installation rassemblant sept boites qui enferment autant de livres
illustrant ses chansons». Pour une fois, j’ai eu envie d’unir les deux,
pour montrer à ceux qui connaissaient mes chansons, une interprétation en
image de celles ci…» Car Françoiz n’établit pas de lien entre son
travail de chanteuse et celui d’illustratrice. Pour elle, par exemple, il y
a plus d’humour dans ses images, moins de mélancolie que dans ses
chansons. Les personnages qu’elle crée pour ses illustrations sont «plutot
joyeux et rubiconds». Elle prétend ne pas concevoir la musique et le
dessin de la même façon, mais rêve doucement de faire une comédie
musicale en film d’animation… D’ailleurs, musique et dessins sont
intimement liés dans le clip animé qu’elle a réalisé en collaboration
avec Spéculoos (un collectif de graphistes bruxellois), pour son morceau
«si tu disais». Françoiz a pour la musique, a l’habitude de travailler
collégialement. Son premier album a été écrit par Dominique A, son
second en collaboration avec des musiciens comme Katerine, Joeys Burns de
Calexico, Jérome minière… Le dessin est pour elle un moment rare de
création solo». c’est en effet un travail très solitaire, mais qui me
permet d’écouter aussi énormément de musique, de découvrir les perles
rares tout en réfléchissant à mes disques futurs….»

Emmanuel Dosda

Amélie Leblanc

Après une première approche du corps paré lors de mon diplôme des métiers d’art textiles, mon travail progresse autour de la relation entre l’individu et son environnement, la tension entre l’intimité et la démonstration de soi et la parure comme entre-deux. La parure permet de se déterminer matériellement. Elle est une expérience sensorielle, des formes, des textures apposées au corps, conditionnant le regard qu’on lui porte. L’esthétique du vivant et notre relation à l’environnement sont ainsi très présents dans mon travail.

Marie-Odile Baldeck

Mon travail est réalisé à l’aide de PAPIER RECYCLE ou PAPIER KRAFT, voire les deux quand il s’agit d’avoir un résultat rigide.

Les différentes STRATES de papier sont collées entre elles, en épousant la forme du moule, une BOULE en général, de façon à en obtenir l’EMPREINTE.

Ces VOLUMES inspirés du monde VEGETAL et ANIMAL intriguent dans la mesure ou pour la plupart de ces derniers, le PAPIER structurel, disparaît sous une

PATINE réalisée à l’aide d’ENCRES, de BROU de NOIX, d’HUILE de LIN et, ou, de CIRE d’ABEILLE.

Par ce subterfuge, je REVISITE, l’UNIVERS NATUREL qui questionne, perturbe, émeut.

Ce traitement confère à l’ELEMENT, une dimension, un VECU qui le LIBERE de son créateur.

Dans ces CONSTRUCTIONS le BOIS, seul, est l’ELEMENT NATUREL, effectif, il provient de mes ARBRES.

L’association ARBRE/PAPIER est évidente. Ma RELATION au BOIS est directe, sans intermédiaire, ce qui n’est pas le cas pour les autres médiums.

En utilisant des PRODUITS MANUFACTURES, j’utilise à son insu, une «Main d’œuvre» précieuse qui transforme «mon TRAVAIL» en un Travail d’Equipe.

Le choix des FORMES s’est imposé dans la mesure où elles sont RECEPTACLES mais aussi GENEREUSES, elles ACCUEILLENT et LIBERENT, elles sont en

quelque sorte la MATERIALISATION du RELATIONNEL, DONNER/RECEVOIR, une forme POETICO-MANUEL, d’un QUOTIDIEN UNIVERSEL.

Les PANNEAUX, «FEUILLAGES», travaillés aux ENCRES DE COULEURS, s’illuminent sous les RAYONS du SOLEIL. Les TEINTES VIBRANTES, libèrent une grande ENERGIE.

Mes GESTES CREATIFS sont élémentaires, je DECHIRE le PAPIER, je FROISSE le PAPIER, je COLLE le PAPIER et le COLORE, c’est l’ENFANCE DE L’ART!

Ce jeu d’ASSEMBLAGE, devient ARCHITECTURE, à travers laquelle je vous INVITE pour une balade dans mon PAYSAGE INTERIEUR.