Christine Camenisch | Johannes Vetsch

Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années sur des installations vidéo qui remplissent l’espace. Avec leurs projections, ils transforment la structure fixe de l’architecture et dissolvent le lieu. Leurs installations ont été et sont toujours visibles en Allemagne, en France et en Suisse.

 

Salomé Macquet

Salomé E.  Macquet est designer et artiste. D’un pas de côté, elle conçoit des formes singulières figurant des sujets complexes. À l’enseigne d’un studio de création et de recherche actif dans les champs du design graphique et du design spéculatif, elle dessine des livres, des identités visuelles, des objets numériques et des installations. Dans ses recherches, Salomé explore les questions temporelles de la physique relativiste et quantique pour mieux questionner notre rapport au temps. Depuis 2019, elle imagine la fiction quantum.ville avec Grégoire Delzongle. Ce projet de design spéculatif brouille les pistes entre réel et fiction et imagine une ville autosuffisante à temporalité relative. Son atelier est un laboratoire. On y interroge les matériaux, les interactions, les expériences, les encres, les interfaces, les espaces physiques et virtuels, les algorithmes, dans le but de créer des outils innovants de communication et de transmission des savoirs, des idées, des projets, des récits. Elle a notamment travaillé avec : Renault, l’Institut français d’Allemagne, le Signe – Centre national du graphisme, l’École des Arts décos, Akoustic arts, Le Parisien, les éditions Hermann, la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Atmospheric Pillow

Entre déformation professionnelle et souvenirs d’enfance dans sa campagne Haute Saonoise, Maud a à cœur de partager sa passion pour les petits espaces, les refuges, les cabanes perdues au milieu des bois, loin du monde, et la nature au travers de graphismes doux, épurés, minimalistes aux couleurs douces. Une grande partie de son travail tire son inspiration de livres qui lui sont chers, comme Walden de Thoreau, Indian Creek de Pete Fromm, Winter de Rick Bass. Des grands espaces, une nature sauvage, une vie plus simple, minimale. Souhaitant toujours évoluer et explorer de nouvelles manières de faire, Maud a également travaillé sur des illustrations incarnant Strasbourg, sa ville d’adoption, mais également sur des portraits de femmes inspirantes, des incontournables de l’architecture et une série végétale. Dans son processus, Maud travaille parfois par collages, croquis préliminaires, avant de sortir sa palette graphique, mais le numérique reste son médium privilégié aujourd’hui, lui permettant de faire-défaire-refaire à l’envi, pour ensuite à faire ses tirages à Strasbourg avec des imprimeurs locaux.

Anne-Dominique Hubert

Ma démarche est souvent déclenchée par de supports ou des objets qui existaient déjà, et qui m’interpellent par leur qualité visuelle ou physique, par exemple d’anciens carnets de notes, des échantillons de papiers peints, des empreintes sur le sol. Ils portent une histoire et des traces à partir desquelles je travaille. Je prête attention à ce qu’ils évoquent ou questionnent en moi, et je prends le temps d’y répondre, par la broderie, le dessin ou la peinture. Ce qui est déjà là appelle ce qui est à venir.

Architecture sonore

De 1994 à 2017, Bruno Friedmann (1954, Bühl / Baden, Allemagne) a été professeur à la Faculté des médias numériques de l’Université de Furtwangen. Au cours de ses études de base (dans les années 1980) à l’Universität Karlsruhe et en partie à la Hochschule für Musik Karlsruhe de technique de communication, génie biomédical et cybernétique, il aimait déjà se concentrer sur la théorie des systèmes et les aspects cybernétiques et ses applications à l’interaction humaine comme la perception et faire du son et de la musique, agir et réagir physiquement et mentalement. À l’Université de Furtwangen, il enseignait des langages informatiques comme Java et JavaScript et dans le cadre de «l’expérience auditive dans les médias numériques», ses conférences portaient sur la génération de sons numériques, la psychoacoustique et la perception du son, de l’espace et de la musique. Ses intérêts et sujets de recherche se situent toujours dans le cadre de la perception du son et de l’espace, des interactions transmodales, de la théorie des systèmes, de la modélisation et de la composition algorithmique. Un projet comprenant et exemplaire est sa composition Sequenza III spatialisée: la musique de la composition de Sequiano III de Luciano Berio, est intensément déplacée dans l’espace, contrôlée par des descripteurs audio du contenu musical lui-même. Il a été présenté au festival BEYOND 2013, ZKM Karlsruhe. Le professeur Bruno Friedmann a été co-fondateur de l’étude de baccalauréat Musikdesign, un projet commun de l’Université de Furtwangen et de la Staatliche Hochschule für Musik Trossingen, axé sur la musique assistée par ordinateur, le son et l’amélioration multimédia. Depuis qu’il a passé un congé sabbatique à l’IRCAM 2007, il utilise le logiciel IRCAM complet et distingué et principalement Max / MSP pour réaliser ses idées, compositions et projets de logiciels musicaux, qui ont été exécutés au Zentrum für Kunst und Medien (ZKM) Karlsruhe, Staatliche Hochschule für Musik, Trossingen, Théâtre Pforzheim, Le Séchoir, Mulhouse.

Marine Angé

Marine est artiste-autrice, créatrice sonore et musicienne. Elle compose des univers constellés de sonorités variées, emprunts de fantastique et d’absurde. Sa pratique est rythmée par les collaborations, l’improvisation, l’oralité et la musique.  En aout 2021, elle fonde, avec Christophe Deleu et Audrey Meyer et la complicité de Marjorie Ober le studio de création Sonya .

Sonya est un studio de création et de production sonore basé à Strasbourg.

Sonya est un espace d’écoute dédié à la fiction audio.

Sonya crée des contenus immersifs et colorés, avec une approche cinématographique du traitement du son et des créations musicales originales.
Sonya déploie tout un monde sonore, sensible et pluriel, dans lequel plonger et aiguiser nos imaginaires.
Sonya s’adresse aux adultes, aux adolescent.e.s et aux enfants.Sonya regroupe des artistes et professionnel.le.s, principalement du Grand Est, œuvrant dans les domaines de la création sonore, de l’écriture, de la radio, du théâtre, des arts plastiques, de la musique, du journalisme et des cultures numériques.
Sonya s’inscrit dans une économie vivante et de proximité impulsée par des partenariats locaux et la volonté de valoriser un territoire, ses histoires et ses habitant.e.s.
Sonya parcourt l’espace public, le sonde et restitue cela lors d’évènements pour et avec le public : balades sonores, temps d’écoute, rencontres, ateliers, etc.

Jeanne Bischoff

Tantôt savante, exploratrice ou alchimiste, la plasticienne Jeanne Bischoff navigue avec manœuvre et sagacité parmi les ouvrages et archives anciennes (La Mode Illustrée, Maria-Sybilla Merian, Conrad Lycosthenes, etc.). De ces différents fonds, patrimoniaux ou personnels, l’artiste expérimente le support pour en extraire la trace intangible, souvenir du passé, histoires illustrées, littéraires, graphiques ou historiques.

Formant les sillons d’une recherche intime au sein de l’image, Jeanne Bischoff scrute l’empreinte avec minutie, prélève le détail et retient la forme. Dans l’humilité de ce terreau visuel confidentiel, l’artiste pétrit avec instinct, façonne et sublime l’image jusqu’à épuisement par le geste et l’ordinateur. Purs et anonymes, ces motifs résiduels parachèvent ainsi la première armature de ses créations.

De cette lente consomption de l’archive (re)surgit une œuvre résiliente, protéiforme et ondoyante. Dans l’élégance d’un mouvement aérien, les formes vibrent de concert avec la couleur et distillent l’énergie d’un motif sans cesse renouvelé, composant une odyssée visuelle et sensorielle exaltante.

Tel un art de la mémoire, Jeanne Bischoff dévoile un ailleurs poétique, entre nostalgie et archive collective. Excluant le décoratif pour n’en conserver que la confidence d’une image, l’artiste confère à l’expérience de la forme et du motif, la délicate résurgence d’un intime souvenir. Elodie Gallina, chargée des relations internationales au CEAAC (Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines, Strasbourg) Septembre 2020.

Carolle Masson

Je m’intéresse aux images et recherche des moyens de déployer des lectures possibles, leur permettre d’échapper à la surface à laquelle elles sont souvent cantonnées. Mes différentes questions se tissent dans les symboliques de l’intime, jouant sur la singularité et l’universel, interroger l’ambiguïté entre la notion de frontière et de limite, de ce qui est étranger mais aussi ce que l’on reconnaît de soi chez l’autre. Les mises en forme passent par la photographie, la vidéo, les installations, ou d’autres médiums selon les projets. Née en 1980, je vis et travaille en Alsace. Mon atelier est dans l’ATELIER 12, bâtiment des anciennes filatures de Guebwiller.

Vincent Chevillon

Initialement formé aux Sciences de la Terre, Vincent Chevillon convoque dans ses oeuvres différents champs d’études naviguant de l’anthropologie, la géophysique à l’iconologie. Il mène une recherche au long court qui l’amène depuis plusieurs années à réétudier et réévaluer les fondements de notre société moderne à savoir l’invention d’une séparation franche et théorique entre culture et nature, d’un monde sans limites à conquérir et à domestiquer. Depuis 2010, il poursuit des recherches plastiques et théoriques sur les imaginaires rapportés et construits par le colonialisme. L’étude approfondie de l’ouvrage Moby dick d’Herman Melville a inspiré le nom de ce vaste projet: The Spermwhaler’s dream (Rêve de pêcheur de Cachalot). Par un va et vient entre des actualités spécifiques et leurs inscriptions dans des systèmes géographiques, historiques et culturelles plus obscures, ses recherches œuvrent à la cohabitation de formes, d’attitudes et de savoirs au sein de cosmogonies croisées. Sa pratique tend à rendre manifestes des états de surface, des agencements, prononce ce qui à l’abri des regards, agite secrètement le monde. Elle s’interroge sur notre relation à l’ailleurs par le biais de ces marges, à ce qu’elles limitent et prononcent de part et d’autres. Ces travaux se développent en dispositifs généralement évolutifs à partir d’éléments récoltés ou façonnés, des images, des récits qui se formalisent sous forme d’installations, d’éditions, d’oeuvres numériques, d’objets. Généralement ses recherches s’élaborent par des dispositifs d’enquêtes qu’ils associent à une pratique volontaire de la dérive. En 2013-2014, il entreprend un périple à bord d’un voilier au travers d’une itinérance de 7 mois en mer de part et d’autres de l’océan Atlantique.

En 2023, il rejoindra Aotearoa pour une enquête de terrain de 7 mois sur les traces de cétacés échoués dont les ossements sont actuellement conservés au musée zoologique de Strasbourg.

Il enseigne depuis 2014 à La Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg.

Anatolatonal

Sound.Musique. Composition. Hörspiel.Video.Musique de scène. Shakuhachi. Instruments.Mystic exercises.