Hervé Spycher

L’artiste peut certes choisir de jouer avec ces limites de la sculpture, de la
dématérialiser, de dissimuler la proie pour montrer l’ombre ou de troquer les
formes pour des abstractions. Mais à qui s’adresse ces subtilités ? Qui regarde en nous et qui apprécie ? S’il faut parfois se doter de décodeurs culturels sophistiqués pour “comprendre” une oeuvre, il n’en faut aucun pour apprécier et pour ressentir ce qu’une oeuvre suscite en nous.

Le travail d’Hervé Spycher s’adresse avant tout à ces émotions spontanées. Artiste autodidacte, il propose une discussion sans intermédiaire académique entre l’oeuvre et le regard.
Ses sculptures sont soigneusement préméditées. Un thème survient et exige
d’exister, par tous les moyens, par toutes les techniques. Or, ce besoin de création oriente dès lors les choix de vie de Hervé Spycher qui se forme aux techniques de travail des matières qui constitueront ses oeuvres. Ébéniste, soudeur, tailleur sur pierre, ses oeuvres reflètent sa curiosité et son approche pratique du métier d’artiste
Le souci de l’équilibre anime toute la création de Hervé Spycher, de façon
concrète puisqu’il se confronte à toutes sortes de matières et de formes qui doivent sous ses mains trouver un accord de coexistence mais de façon plus subtile quand il cherche simplement à déjouer la gravité qui peut accompagner la confrontation avec l’oeuvre d’art. Ses création cachent ainsi des indices, jeux de mots qui font d’une créature fantastique digne d’une fresque+++ baroque une “Deux-chevaux” ou d’un Pégase courtaud propulsé par une hélice caudale un
“Pet-gaz”… Cet humour potache s’inscrit dans l’héritage revendiqué de Dada,
courant assez vaste et généreux pour faire de chacun un convive à sa table, grave ou joyeux, toujours ludique.
Docteure Apfel Marion.

Simon Burkhalter

Simon Burkhalter est en permanente observation du monde et du vivant dans l’objectif de comprendre les liens que nous établissons avec notre environnement. Il s’inspire de la nature et de différentes cultures / sous-cultures et de leurs artefacts, de la technologie, des rituels et des absurdités. Il explore différents médias pour traduire ses perceptions.
Son travail est conceptuel et le choix de la technique émerge des sujets qu’il décrit. Il crée avec du bois, du métal, du béton, des plastiques, des tissus, un certain nombre de matériaux recyclés et d’objets pour réaliser des installations et des sculptures. Il expérimente des scénographies où se rencontrent performances et installations. Il développe également ses passions du design sonore, des nouvelles technologies, de la 3D virtuelle et de la conception de jeux. Il est constamment à la recherche de projets stimulants qui lui permettent d’utiliser toutes ses compétences. Le transfert de connaissances est très important dans tout ce qu’il entreprend.

Vanessa Gandar

Vanessa Gandar est photographe plasticienne et commissaire d’exposition indépendante. Depuis 15 ans, elle développe une pratique photographique en lien avec les paysages du monde entier suite à de nombreux voyages et projets de volontariats. Elle participe à des expositions en France et à l’étranger, récemment à la Biennale de la Photographie de Mulhouse, bénéficie de résidences d’artistes, comme à la Ferme Asile en Suisse et obtient plusieurs bourses de recherche et de création, dernièrement la bourse de la photographie documentaire du CNAP.
Ces expériences de vie lui ont permis d’apprendre à regarder, à analyser et à aborder de nombreux territoires afin de mieux en comprendre les enjeux et les
contextes. Ses photographies à l’esthétique minimale et contemplative montrent des paysages sublimes et dépourvus des êtres qui les peuplent. En habitant ces
grands espaces, en vibrant avec les phénomènes naturels en présence, elle réaffirme l’expérience de ce qui fait notre présence à la surface d’un monde fragile.
Ses projets sont habités d’histoires, et d’enquêtes de terrain. Ils questionnent les représentations du paysage, les multiples temporalités et transformations qui y sont à l’œuvre, les relations entre les vivants au sein des mondes partagés.

Nikita

Nikita, artiste globe-trotter. Nikita est née en Allemagne de formation thérapeute elle est installée en France à Strasbourg depuis quelques années. On la surnomme citoyenne du monde car elle se bat pour la liberté d’expression, les droits humains. Nikita utilise dans ses œuvres, depuis de nombreuses années, la poésie, la peinture, la musique et la photographie. Elle invite le spectateur à voyager dans ses réflexions et pensées profondes. Passionnée d’histoires d’amour, poétiques et littéraires, elle prend plaisir à conter et mettre en scène des songes et rêveries avec des interludes musicales , en interaction avec son public. Site web : www.artistenikita.com , Facebook, Instagram

Eléonore Dumas

Je suis fascinée par le vivant.
Collectionneuse, de tout, de rien j’accumule, stock et assemble. Je m’inspire de traditions et de légendes pour donner vie aux reliquats inanimés de la société de consommation.
À la croisée entre arts plastiques et spectacle vivant, mon travail se tisse de rebuts et de gestes répétés encore et encore.

De sachets en poissons, de filets en nymphe, de câbles en gorgone, les petits riens collectés et assemblés couche après couche donnent corps à un bestiaire de monstres et de merveilles.

Tels des personnages de théâtre mes fantasmagories s’animent à la faveur d’un éclairage. Mes installations et mes créatures donnent à voir une vision poétique et étrange du monde, entre mutation et contamination, entre mythe et onirisme.

martine lutz

par le matériau je construis , vis comme un funambule , cherchant à garder équilibre et maitrise
le materiau comme la voix devient source d’expression .

Ikhyeon Park

Né en Corée du Sud, l’artiste plasticien et scénographe Ikhyeon Park vit et travaille à Strasbourg.
Il pratique une forme d’art relationnel à travers des projets coopératifs avec des divers artistes et des publics variés. Son processus de travail est en lui-même un dispositif artistique, qu’il perçoit comme une allégorie du factice du monde d’aujourd’hui. L’artiste s’intéresse à la perméabilité des domaines artistiques, il mélange ses expériences de scénographe et de réalisateur de spectacles à ses œuvres plastiques. Sa recherche artistique se fait autour de ce qu’il définit la mise en scène à la rencontre au public. Il s’intéresse à la fois à la forme et au fond des interactions sociales qu’il vit en tant que citoyen et individu. Pour lui le
mécanisme de la forme artistique de la scène permet d’introduire sa perception vers le monde à l’action coopérative d’un projet artistique.
Il est diplômé de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg (DNSEP – Scénographie) en 2015, de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (DNAP) en 2013 et de la Faculté des arts et de design de l’Université Konkuk de Séoul (BFA) en 2009.
Ses projets ont été présentés dans le cadre d’expositions personnelles, collectives et d’une forme d’art vivant telles que : « Bing, Bang, Plouf. », exposition personnelle, à CEAAC de Strasbourg en 2019, « Equi Libre », installation et performance, à FITZ Theater de Stuttgart en 2023, « Demains », exposition en groupe, à l’Art-Exprim à Paris en 2021 et etc.

Dominique Marie Kippelen

Ici le Port du Rhin, a vu naître croître s’épanouir mon travail artistique – d’autres pays, d’autres espaces ont accueilli sous une forme ou une autre, mes créations.  En 2021, ce fût la création de mon « Novo Studio » à la Coopé toujours au Port du Rhin. « Topografia de uma cidade grande » dispositif voyageur participatif né à São-Paulo en 2015, interroge des notions liées aux sciences de la terre, aux sciences sociales et politiques, à l’antropologie, la mémoire, les déplacements, la fragilité du monde puis « Topografia de uma cidade grande » a voyagé (à Rio de Janeiro 2016. – Pasadena – Los Angeles 2018 – Séoul – Masan 2019 – Strasbourg 2021/22 (Ensas, Meinau)- Cill Rialaig, Irlande 2023. Avec « Panthéon », à ce jour plus de 800 dessins, projet d’installation toute particulière sur laquelle je travaille né en 2008. Un second plan long dédié au génie féminin, à l’apport extraordinaire des femmes. Une première étape fut exposée en 2008 à Paris chez Christian Aubert.  Une série fût acquise par le MAMCS (Musée d’Arts Contemporains de Strasbourg) en 2017. Disponible dans mon atelier : une monographie (avec quelques beaux exemples accompagnés de sérigraphies sur bois, numérotés) de mon travail période jusqu’en 2009 : « Espace, tourbillon et poussières ».

Petra Keinhorst

Dessins à l’encre, sculptures en cire de paraffine et installations spécifiques sur le site.

Jennifer Roberts

Jennifer Roberts travaille le textile, et notamment le tulle, matière onirique par excellence, sous trois aspects:
– Elle réalise ainsi des robes aériennes et vitaminées, faisant écho aux rêves de notre enfant intérieur (Vaste choix de coloris disponibles. Pour adulte et enfant).
– Elle a aussi développé un concept original de luminaire autour de son matériau fétiche.
– Enfin, elle réalise des sculptures ou installations en tulle.