Alexandre Kato

Je regarde avec la même attention l’immense océan et les reflets étincelants aperçus entre les écailles d’un poisson rouge. Je m’attache au détail. Il reproduit en lui-même l’immensité de ce qui l’entoure ; de la même manière l’éphémère en dit long sur le temps qui passe.

Se reflétant
dans les yeux d’une libellule
les montagnes
Issa (1763-1828)

Les liens qu’entretient l’Homme au paysage et au territoire constitue la base de ma réflexion. Ils nous déterminent depuis des milliers d’années et influencent notre physique, notre nourriture et parfois même nos croyances. Que sont-ils devenus aujourd’hui, alors que nous traversons les continents et océans en quelques heures et que le monde entier est accessible depuis nos écrans ?

Le shintoïsme, animisme japonais qui place des esprits dans les éléments naturels comme la pierre, les arbres, la lune, m’intrigue. Je me demande s’il y a maintenant des esprits dans les écrans avec lesquels j’observe de grandes étendues de territoire, ou dans la lumière des lampadaires.

Mes origines japonaises sont déterminantes dans mes recherches. N’ayant jamais vécu dans ce pays, je cherche à tisser des liens avec une part de moi-même que je connais et comprends peu.

Daniel Göttin

Statement

Als freischaffender bildender Künstler setze ich mich seit mehr als 30 Jahren mit architektonischen, räumlich-zeitlichen Situationen auseinander. Anhand der architektonischen Vorgaben entwickle ich ein Vokabular zur Artikulation und Verständigung von Raum, Zeit und Ort und der Orientierung des Menschen darin. Meine künstlerische Arbeit umfasst vor allem ortsbezogene Installationen und Interventionen, Kunst im öffentlichen Raum, aber auch Objekte, Bilder, Papierarbeiten und Druckgrafik.

Für viele Projekte und Ausstellungen konzipiere ich Arbeiten direkt auf die gegebene Raumsituation hin, welche die örtlichen, technischen, institutionellen und finanziellen Vorgaben von Seiten der Veranstalter berücksichtigen und einbeziehen. In der Regel bestimmt die reale örtliche Situation meine Arbeitsweise, indem ich den Ort so belasse, wie er ist, also keine raumverändernden An-, Um-, oder Zusatzbauten anbringe, um den Ort meinem künstlerischen Konzept anzupassen oder ihn auszublenden. Im Gegenteil: ich entwickle mein künstlerisches Konzept aufgrund der realen örtlichen Situation. Der Ort bleibt als Realraum zentraler Bestandteil der Ausstellung und verbindet sich so mit meiner Arbeit zu einer neuen temporären und auch einmaligen Einheit. Die meisten installativen Arbeiten existieren nur für die Dauer der Ausstellung und werden danach wieder abgebaut und aufgelöst. Als temporäre und ortsbezogene Eingriffe sind sie zeitlich limitiert sicht- und wahrnehmbar, und weder mobil noch einfach handelbar.

Meine installativen Arbeiten verstehe ich als Entwicklung in der zeitgenössischen Kunst, mit einfachen Mitteln und komplexen Bezügen einen temporären realen Ort zu schaffen, um direkte und unmittelbare Wahrnehmung in der Realwelt herzustellen und einen ästhetischen Austausch zwischen Menschen mit unterschiedlichstem Interesse und ‚background‘ und zu ermöglichen. Die Kunst entwickelt sich rasant und in viele Richtungen. Gleichzeitig ist sie spartenübergreifend und zukunftsweisend. Neue Medien spielen eine grosse Rolle, wobei oft eine Verschiebung der Realitäten stattfindet. Meine installativen Arbeiten sind aufgrund des realen Orts konzipiert, was eine direkte temporäre oder auch permanente Verbindung der künstlerischen Intervention mit dem Ort selbst ermöglicht. Intervention und Ort können als einheitliches ästhetisches Erlebnis, als visuell und physisch gleichberechtigter Moment der Begegnung wahrnehmbar werden.

Parallel zu den installativen Arbeiten stelle ich Serien von Bildern und Objekten her, die jeweils einem inneren Konzept folgen. Je nach Thema sind es Variationen oder Einzelarbeiten. In jüngster Zeit konzipiere ich auch installative Arbeiten in Kombination mit Bildern und Objekten.

Daniel Göttin
2018

Nicole Hassler

Nicole Hassler, plasticienne, fait partie d’un mouvement conceptuel minimaliste, influencée dans les années 1980, par la philosophie de la phénoménologie (philosophes et logiciens Edmund Husserln, L. Wittgenstein) et par le texte « Beginning Again » écrit par Marcia Hafif, fondatrice du groupe « Radical painting » avec Olivier Mosset.

Nicole Hassler s’intéresse à l’essence de la couleur, à son apparence.

 

Son médium principal est la peinture, mais d’autres techniques telles que la photographie, la vidéo et des œuvres en 3D sont également présentes dans sa carrière.

Elle crée des œuvres qui remettent en question les frontières instables entre ce qui est considéré comme de l’art et ce qui ne l’est pas. Ses œuvres témoignent de l’histoire et du discours de l’art contemporain, du néo-féminisme, du consumérisme et de l’industrie. En s’appropriant les couleurs que nous mettons sur la peau, Hassler revendique le droit à la consommation. Elle définit les codes tendance de la mode cosmétique dont les titres évocateurs de ses peintures révèlent l’identité. Elles font référence à l’industrie de la beauté, à l’image de la femme et à la mode mondialisée. Nicole Hassler produit des peintures étonnamment autonomes et invente une sorte de classicisme dérivé de codes éphémères.

 

Ses œuvres font souvent références à des peintures célèbres, comme par exemple la série Arlequin, 2011, dont la composition rappelle certaines nuances de peintures renommées ou Collection Printemps-été, 2005, des peintures au fond de teint destinées aux Madones de la Renaissance ou le mur rose peint à la FabrikCulture de Hégenheim réalisé avec une recette importée en France par Catherine de Médicis.

 

De 2022 à 2023, l’artiste a collecté les rouges à lèvres de 200 femmes, qui ne les portaient pas lorsqu’elles portaient un masque médical pendant la Covid. Nicole Hassler a créé une œuvre d’art gigantesque composée de 200 peintures de rouges à lèvres avec le prénom de la donatrice sur le côté du tableau.

L’œuvre s’intitule Art lovers’ lipsticks, 2022-2023 et un livre a été publié.

Texte: Denis Simon, Genève

Marco Godinho

Né en 1978 à Salvaterra de Magos au Portugal, Marco Godinho partage sa vie entre Paris et le Luxembourg.

De 2000 à 2005, il suit des études à l’École nationale Supérieure d’art de Nancy (France), à l’École cantonale d’arts de Lausanne (Suisse) ; à la Kunstakademie et Fachhochschule de Düsseldorf (Allemagne).

Depuis 2006, son œuvre a fait l’objet de plusieurs expositions monographiques, notamment au Mamac – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice, France (2016), MNAC – Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado, Lisbonne, Portugal (2015) ; au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain (2013), au Neuer Kunstverein Aschaffenburg en Allemagne (2012), à l’Espace pour l’art à Arles (2012), au Mois de la Photo à Montréal au Canada (2011).

Il a également pris part à de nombreuses expositions collectives, notamment au Museo Universitario  Universidad de Antioquia à  Medellin, Colombie, au Museo Nacional de Artes Visuales, Montevideo, Uruguay (2011)et à la Bienal Video y  artes mediales, Santiago du  Chili (2013), au Musée du Quai Branly à Paris (2011), au Mudam Luxembourg (2011), à la Fondation Berardo de Lisbonne au Portugal (2011).

L’artiste est représenté par la galerie Hervé Bize, Nancy et Sapar Gallery, New York.  

Ses œuvres ont été achetées par de grandes collections publiques nationales et au Luxembourg.

Marceau Pensato

Etudiant à l’ESAL de Metz en 2ème année option communication.

Comment, inconsciemment notre mémoire collective ou personnelle, influe sur nos expériences et nos souvenirs ?

La construction, la récurrence, la destruction, jusqu’à effacement : j’expérimente par le dessin ou l’installation ces étapes qui nous construisent ou nous détruisent.