Sybille du Haÿs

L’anecdote historique et l’archive font partie intégrante de la recherche plastique de Sybille du Haÿs, autant d’outils qui lui permettent de jouer avec les déclinaisons possibles d’un même récit.Elle saisit l’information pour en livrer son interprétation, comme dans l’installation Les oubliés de l’actualité. Histoire et mémoire sont deux notions récurrentes de son engagement plastique. De l’art à l’histoire politique et institutionnelle, elle balise un champ de recherches ambitieux qui se déploie en plusieurs ramifications de pensée.Elle explore par exemple les manifestations d’une spiritualité universelle, inhérente à la vie, et utilise pour ce faire des éléments appartenant au domaine religieux comme le retable ou l’ex-voto. Dans Reconnaissances c’est la dichotomie entre les notions de sacré et de profane qu’elle choisit de mettre en avant, tout en manipulant les références artistiques, hommage caustique rendu aux artistes et penseurs à qui elle s’adresse. Dans Silence, l’accumulation de cire coulée crée un débordement ; l’ancrage au sol devient indispensable à la mise en scène de cette pièce qui évoque un temps figé, celui de l’institution religieuse statique.Ces détournements d’objets interrogent la manipulation de la matière, comme dans la peinture Portrait d’un aumônier militaire. L’image pixélisée, démantelée, morcelée oblige le spectateur à s’éloigner afin de trouver une distance physique et critique. En partant du territoire local (À l’arbre vert) ou international (Who wants to shoot ? et Invitation au voyage), Sybille du Haÿs décline une pratique pluri-disciplinaire et esquive la conclusion hâtive, s’inscrivant, comme artiste, au cœur de la réflexion mémorielle collective et individuelle.Élise Girardot – commissaire d’exposition et critique d’art membre de l’AICA

Yves Bingert

Sculpture sur bois et pierre. Installations polymorphes . Taille directe , assemblages . Abstractions figuratives animalières de thèmes mythologiques. Constructions en matières organiques et associations de matériaux. Signe particulier : travail de la rhyolite ( roche volcanique rare), exploitation de matières sylvestres dans une attitude postcroissante.

Margaux Michel

Ma pratique pourrait être décrite comme une tentative de transposition de la dynamique propre au carnet de voyage, vers l’espace de la scène. Je piste, récolte, grave sur le papier l’instant T. Sur la page du carnet comme sur scène, différents espaces – temps cohabitent. Une pensée en voyage, qui invite à la rêverie, par la mise en mouvement des corps, des objets, des espaces. Depuis mon passage à l’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, je conçois la scène comme la réunion du théâtre et des arts plastiques. Au sein du Laboratoire d’Etude du Mouvement de cette même école, j’avais pris goût à l’exploration des dynamiques de l’espace par mon corps en jeu, et ses interactions avec des corps autres : objets, personnes, environnements. Traduire les dynamiques du mouvement en atelier, par la création plastique était pour moi un exercice aussi évident que ludique. Aujourd’hui dans mon travail, je me place dans la démarche d’artiste-enquêtrice. Ma pratique est marquée par un intérêt pour des dispositifs qui repensent les rapports entre l’œuvre et le public, entre créateur.rice.s et participant.e.s. J’aime mettre nos corps et ceux de nos interlocuteur.rice.s en mouvement, et penser des dispositifs de rencontre singuliers. En parallèle de mon activité de metteuse en scène et scénographe, je pratique le dessin, l’aquarelle et la gravure au travers de carnets de voyage et illustrations. Souvent réalisés en série, ces travaux traduisent des recherches sur l’espace et le temps. La scène prend des allures de carnet de voyage et l’espace du livre devient scène.

Charlène Chemin

Le travail de Charlene Chemin interroge les tensionscognitives, parfois violentes, que nous ressentonsdans nos pratiques culturelles, tensions entre le plaisir de l’expérience esthétique (l’attrait pour les matières, les couleurs, les symboles…) et la dépendance à la consommation d’objets empêtrés dans leurs conditions de productions problématiques.Qu’il s’agisse d’objets trouvés ou de références arrachées au vaste champ iconographique de l’histoire de l’art, Charlène Chemin conjugue détournements de formes et investigations techniques pour élaborer des dispositifs(sculptures ou installations) qui perturbent nos repères et démultiplient les chemins du sens.

VGthal

VGthal est un artiste basé à Strasbourg. Anciennement chimiste, aujourd’hui pyrotechnicien d’intérieur, sa pratique s’articule autour de la performance, de la vidéo, de l’installation et de la sculpture.Il prend le parti de positionner le jeu comme générateur de ses créations. Il détourne les mots, les objets, les images. Une grande partie de sa réalisation est basée sur le feu. Il en découle une série de peintures projetées à l’explosif, des sculptures d’objets de récupération, des installations d’objets carbonisés. Chaque séance est documentée par des vidéos.

Damien Lemercier

Damien Lemercier développe un travail situé entre la lumière, la photographie, le cinéma et la vidéo d’art. Il interroge notre réaction au passage du temps, à la déshérence et à l’étrange confort qu’apporte la nostalgie. Influencé par la maniéré dont les peintre de la renaissance rhénane ont traités ce thème des « vieux amants » à « la jeune fille et la mort », il le transcrit dans un univers personnel, vestige présent d’un autre temps, désindustriel.

Anne Marie Javerliat

Je suis autodidacte, j’exerçais, auparavant, comme vidéaste. A la quarantaine, j’ai décidé d’entrer pleinement dans l’art de la sculpture en exploitant la richesse et les influences de la première partie de ma vie.J’utilise l’humour, il permet de transgresser, de dénoncer et de provoquer. Il s’appuie sur un décalage, sur une mise à distance des conventions établies et des pensées reçues. Les matériaux que j’utilise sont très variés et n’ont pas d’importance, terre, plâtre, tissus, scotch… tout est bon pour exprimer. « L’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme  » A.Malraux

Aurélie Lienhard

Assionnée par les arts depuis l’enfance, la couleur a peu à peu pris le dessus dans son univers. Elle peint pour atteindre cet état spécial dans lequel une vanne intérieure s’ouvre, une action démarre et donne naissance à quelque chose de neuf. L’envie sous-jacente est d’explorer l’inconnu, de raconter sans représenter, de trouver des correspondances entre l’intérieur invisible et l’extérieur visible. Cette exercice quasi méditatif lui permet de créer un espace-temps dédié à la concentration, à la respiration et à la sensibilité.  Sa pratique artistique est inspirée par les courants de l’expressionnisme abstrait et du Color Field painting. Cette approche non figurative la plonge dans des observations subtiles et dans une recherche d’équilibre entre les surfaces, les lignes et les couleurs. La construction des images se fait progressivement, selon le ressenti et l’intuition du moment, faisant émerger des univers de couleurs variés.  Elle utilise de la peinture acrylique sur toile et sur papier ainsi que des pigments, des encres et du fusain ou graphite. La couleur est travaillée avec différents outils, diluée en voiles translucides ou déposée en aplats couvrants, quasiment malaxée comme de l’argile.  Son esprit curieux s’offre à l’occasion des détours vers d’autres domaines (recyclage du papier, linogravure, tissages de textiles et végétaux, arts de la scène, installations…). Elle navigue ainsi entre l’intériorité du travail solitaire et l’émulation du travail d’équipe.

Hyesung Jung

Travaille plutôt sur image visuelle pour quelque chose entre eux, entre de visible et invisible, entre d’absent et présent et observer quelque chose changer entre-temps. 

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.