Joachim Galerne

Joachim Galerne naît en 1991 à l’Haÿ-les-roses. Son père est roboticien, sa mère est institutrice et collectionne les illustrés. Dans l’école nouvelle où il est élève, il voit pour la première fois une presse typographique sur laquelle il imprime son tout premier fanzine, Cauchemars, avec ses camarades.

Plus tard, dans l’atelier d’un sculpteur, il s’initie au gâchage du plâtre avant de se tourner vers l’illustration. Il étudie alors au Lycée Auguste Renoir à Paris, puis à la HEAR Strasbourg dont il sort diplômé en 2019. Cette année là, il co-crée le collectif de micro-édition Discovery Much, et en 2020 il publie le petit livre Chimico, aux éditons Flûtiste.

Son univers graphique et ses productions oscillent entre volume, dessin et image imprimée ou animée. Il vit et travaille à Strasbourg.

Samuel Bas

Samuel Bas cultive une forme d’étrangeté dans son travail et cherche à créer des images à la fois festives et angoissantes, comme une fête d’anniversaire qui pourrait tourner mal. Son travail puise dans un imaginaire lié à l’enfance, notamment nourri par sa collection de jouets en plastique et par son obsession pour les films d’animation des années 1930/1940, comme Betty Boop, les Silly Symphonies ou Flip the Frog.  Ces films l’inspirent autant par la façon dont chaque élément semble prendre vie, bouger et se métamorphoser, que par le contraste visuel entre les personnages animés en aplats et les décors détaillés et texturés. Ils représentent pour lui un mélange parfait entre un univers à la fois joyeux et enfantin, mais également profondément étrange et dérangeant.

Thibault Arnoul

Sitôt sorti de l’école, Thibault a d’abord tenté de faire du Cadeau une discipline, un métier. Son idée: transfromer un art de vivre en plan de carrière. Devant la difficulté, auquelle il n’était pas préparé, il s’est résolu a chercher par tous les moyens à devenir riche sans travailler. Il a passé de longues années à mettre au point des machines à dessiner qui ne lui ont apporté pratiquement que des problèmes. Plus récemment, il a inventé un monnaie collaborative internationale appelée le Blansaint. Le fil rouge de son travail est un questionnement autour de la valeur des choses, dans leurs relations avec le système (argent, travail) et l’intimité.

Nicolas Wagner

Ma mission en tant qu’artiste prend sa source dans l’émotion. A cet instant précis, un univers se crée.Cette éruption intérieure fait chemin, de l’introspection vers le partage, dans une invitation à la réflexion.

Je pense que ce big bang, ce chaos, est essentiel à notre évolution et nous permet une approche intime avec le changement.
À mon sens, la vie est un mouvement perpétuel qui a la
magie d’être inexpliquée et doit simplement être vécue.

Thomas Jacoulet

Je suis illustrateur de commandes et auteur d’albums et de bandes dessinées. Mes récits se nourrissent de contes régionaux, de littérature fantastique, du cinéma de genre et des épopées antiques et médiévales. le dessin est pour moi une écriture sensible autant qu’une porte vers des objets et des espaces en trois dimensions. C’est par ailleurs un outil, qui m’a servi à animer des marionnettes, pour la réalisation d’accessoires de cinéma et de vues perspectives pour un architecte. En collectif (Bétonite) il devient un autre territoire d’exploration. Il gangrène les murs des sous-sols, on s’y déplace dans des logiciels 3D, il sort de l’ombre lors d’expositions et se propage en festival sous diverses formes imprimées.

Marguerite Caillot

Dans ma pratique, il me plaît d’interroger le signe à travers le mouvement, le geste et l’amplitude. Le travail de la ligne m’envoute ; courbes, plis, boucles, volutes, avec lui je m’empare spontanément des thèmes du Corps et de l’Intime et du Rapport à l’Autre.
Je vois le corps comme un inventaire de signes et de matières, de pleins et de creux… Je vois la ligne et le dessin automatique comme le moteur d’une création libérée d’attentes. Mêler lâcher prise et précision pour faire parler le corps et les émotions.

Sylvestre Bouquet

Je suis illustrateur, graveur et auteur de BD.
Je sculpte aussi dans le bois des bas reliefs qui prennent la forme de portraits-totems.

ZalmO

Fascinée par l’acharnement technique de l’Art académique, par l’esthétique et le mystère des Symbolistes, l’inventivité des Surréalistes, l’absurde des Dadas (et leurs héritiers  littéraires de l’Oulipo!), par le trait d’Egon Schiele ou la liberté de Frida Kahlo, la peinture me berce depuis longtemps. Mais c’est plutôt du côté de dessinateurs raconteurs d’histoires que je trouve d’illustres exemples : de Béatrix Potter à Pef, de Gustave Doré à Gotlib ou Sempé, puis B. Yslaire, et toute la clique des férus de détails et de merveilleux : Rosinski, Loisel, Ana Mirallès, Bourgeon, etc.

J’ai choisi de travailler à l’encre, stylo et crayon et de favoriser l’aquarelle pour la mise en couleur. Attirée par l’art et l’histoire médiévale, je me suis amusée à imaginer un support qui permettrait de faire le lien entre le scrolling quotidien nous poussant à faire défiler les images du monde sur nos écrans, et le mode de lecture des rouleaux antiques, utilisé jusqu’au moyen-âge pour y dérouler les nouvelles du royaume. Je crée ainsi des « Rotuli », dessins en rouleau, support ludique et décoratif permettant de faire exister des textes illustrés. 

Au travers de mes créations, je cherche à créer de la complicité, du partage, et mon inspiration vient de la nécessité de trouver une forme à une idée, une intention, de l’envie d’offrir une image dans laquelle chacun pourra y puiser le petit frisson qui change la couleur du jour. 

Comme on sait que l’émulation vient en mangeant, la curiosité pour la cuisine artistique des autres a inspiré quelques réalisations communes : Les illustrations de «La Méthode Moussay», méthode de chant en collaboration avec l’artiste lyrique Mélanie Moussay,  «Bazooka», avec l’auteur et psychologue Cécile Canal, «Les Démons de la Colère», illustration en «Rotulus» du poème de Paul Barbieri, musicien et poète.

Certes exaltée par l’interdisciplinarité, je puise aussi mes images du côté de ce qui me semble purement esthétique et chéris autant l’intention profonde que la valeur décorative du dessin. Afin de relier fond et forme je travaille actuellement sur des projets de livres illustrés en tant qu’illustratrice et auteur.

Amande Bleue

Ma pratique artistique se concentre autour du dessin, et aujourd’hui principalement autour de l’illustration numérique sur Procreate, même si je conserve également une pratique de dessin plus traditionnelle, aux crayons de couleur et aux poscas.

Mes illustrations se concentrent essentiellement autour du féminin. Elles sont constituées à la fois de portraits de femmes que j’admire, mais aussi de personnages féminins plus imaginaires. Travailler autour de ces personnages est une façon de réaffirmer sans cesse la place et l’image des femmes dans nos sociétés. En outre, même si le portrait reste un de mes genres artistiques préférés, je m’attache à développer de plus en plus des illustrations narratives et conceptuelles. Mon style est un mélange entre réalisme et imaginaire, doux et coloré, qui laisse place à un certain onirisme, parfois étrange et mélancolique.  Mes sources d’inspiration sont multiples : la littérature, le cinéma, l’histoire de l’art, la culture japonaise, la bande-dessinée et la pop-culture. J’aime entremêler ces différentes références avec lesquelles j’évolue dans mes illustrations, pour proposer de nouvelles images que j’espère inspirantes.