Samia Kachkachi

La linogravure, technique de taille d’épargne, domine dans ma pratique. Elle me permet de combiner illustrations et textes, impressions et broderies., collages, estampages, reprises couleurs et coutures… Si je produis des estampes sur papier de facture classique, je crée également des estampes sur tissu, les Serrànada, objets clin d’œil au mouvement Dada. En taille douce, je grave sur tétrapak, radiographies, rhénalon..
Mes sources d’inspirations puisent dans mes souvenirs ou rencontres, femmes et hommes, dans l’expression des identités, les tensions qu’elles soulèvent ou soulignent, dans les jeux langagiers, les injonctions sociales et culturelles tout autant que dans les paysages urbains, pour produire une poétique de nos quotidiens, traduire des émotions, des interrogations, en images ou en installations, les partager.

Zahra Ferhati

Née au sein d’une famille d’artistes, le travail de Zahra Ferhati est profondément lié à sa démarche philosophique et à son histoire personnelle mais néanmoins vous croiserez dans ses tableaux des lieux et des personnes, des édifices habités par des voyages intérieurs lointains qui s’inspirent de l’Orient.?..
Ces éléments ont souvent une présence irréelle; visages cachés, démarches abstraites, idées et corps flottants… Ils forment un monde à part, un écosystème onirique et symbolique qui rend la réalité accessoire et permet à l’artiste de réinventer sa géographie idéale, son jardin existentiel et sa généalogie personnelle du voyage. Jeune artiste plasticienne habitant dans le Haut- Rhin depuis 2010, ses recherches ont souvent été liés à la découverte du corps humain.

Et l’artiste précise : « cela fait presque dix ans que j’étudie l’anatomie humaine et m’interroge sur son fonctionnement si magique.
Cette Recherche plastique, scientifique et philosophique a abouti à des questionnements sur les liens qui peuvent se tisser entre le fonctionnement organique de notre corps et nos affects » et des questions se posent :
Comment l’équilibre établit ? Si, il est rompu, que se passe- t-il? Et la plasticienne ajoute :
« J’étudie, j’observe, et je crée un graphisme cellulaire imaginaire et poétique ».

En parallèle depuis 7 ans, Elle crée des dessins et des gravures représentant des mondes imaginaires intimes, liant Égypte, l’inde ainsi que l’Asie.
Et l’artiste créatrice de transmission conceptualise :
« Une identité accueille, donne, échange, fait circuler des connexions et interagis. L’art est un magnifique vecteur de transmission »

Romuald Le Bris

La peinture de Romuald Le Bris explore les pistes d’abstraction du réel. Son travail vient bouleverser la définition même de l’art abstrait qu’en avait fait Michel Ragon :

« J’appelle art abstrait tout art qui ne contient aucun rappel, aucune évocation de la réalité observée, que cette réalité soit, ou ne soit pas le point de départ de l’artiste. »

Il décompose les lignes d’un monde matériel et survolté et bruyant et s’en sert pour tisser des toiles qui surprennent, fascinent, invitent à la méditation et au retour au calme. Les formes s’entremêlent, les textures apparaissent, plus ou moins profondes, les couleurs jaillissent par moments, dans une recherche permanente de dialogue esthétique et de symbiose avec son art.

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L’artiste propose des ateliers d’arts plastiques pendant lesquels il partage avec ses élèves les recettes et les techniques qu’il expérimente chaque jour dans son atelier (renseignements au 06 06 43 52 71).

Geneviève Morin

Geneviève Morin travaille surtout avec les médiums de la peinture,du Dessinde l’aquarelle et dernièrement aussi de nouveaux avec la gravure, eaux forte. Ses toiles souvent deGrands formats, peins avec des traits de peinture parfois énergique mais aussi fin, donne des tableaux qui ont quelque chose de brut, sauvage etaussi ouvert et libre.  Elle s’inspire de photographie qu’elle collectionne dans un archive personnel, depuis des années, des photos prise par elle-même ou dejournaux. aussi desvidéo Stillet de plus en plus de rêves et d’images qui flotte et tourne dans sa tête.  Les thème des Œuvres de Geneviève Morin sont pris dans la vie.Le contenu de ses tableaux est un amalgame de plusieurs monde qui se superpose, se tissent, se mélange  une mixture de ;rêve / réalité, conscient/ inconscient, du vécu, du vue, de la littérature, le personnel /le sociale, la politique sont tous des éléments qui entre dans la construction de ses tableaux.  Geneviève Morin peins aussi ses rêves. L’impalpable, le flou, l’inconnu,l’insolite, l’inexpliqué qui sont propre au rêve, ne sont que prétextes et une occasion pour trouver denouvelles formes de figuration, de métaphores avec aussi un certain détachement, créer des endroits où on ne reconnais pas très clairement où on est… il y a aussi souvent dans ses tableaux un sentiment mélangé de bien-être et de dérangement.  Le noyau, l’essence de son œuvre est caractérisée par un amalgame entre la représentation du réel, et de visions avec une dimension archaïque, émotive, empreinte d’instinct et d’intuitions.  Une recherche pour trouver les métaphores intérieures, une invitation au rêve éveillé

Sergio Riva

Riva Sergio (1942) Seit 1972 gehören Collages und Décollages, neben Malerei, Zeichnungen, Tiefdruck und Photographie zu meinen bevorzugten Arbeitsweisen. Während der Veranstaltung « Ateliers ouverts 2016 » werde ich eine umfangreiche Palette von Colleges, Décollages, Colleges-reliefs und Objekts collés zeigen. Diese Arbeiten sind zwischen 1990 und 2015 entstanden. Ästhetische Geometrie und Zufall als Gestaltungsprinzip: das sind für mich die Referenzgrundlagen für meine Arbeit mit Leim und Papierfetzen. Dabei geht es mir nicht um politische oder sozialkritische Botschaften. Aus einer unendliche Auswahl von Papierfetzen, die per se keine Familiarität miteinander haben, werden diese Fragmente in neuen Konstellationen komponiert und zusammen gefügt. Durch Zufall und Improvisation, Rhythmus und Ordnung entsteht eine ästhetische Geometrie als eigenständiges Kunstobjekt.

Marie Lamarche

Je crois que tout a commencé enfant déjà. J’ai toujours eu du mal a comprendre ce qui m’entourait et, pour parer la peur qui parfois m’envahissait de ne pas comprendre, j’ai développé une technique que je qualifierai de technique d’appropriation. J’ai commencé rapidement à me servir des objets et des matières que je trouvais autour de moi et à les transformer. Je travaille encore comme ça. Je cherche, dans les choses que je transforme, des réponses à mes multiples questions sur le monde. Quête de sens et transcendance, ma pratique se décline en différents médias . J’aime, pour chaque période de création et en fonction des questions qui m’animent, définir un rituel spécifique. Je travaille essentiellement dans un mode de production sériel. La répétition, comme une formule magique, a des pouvoirs. Je ne cesserai jamais d’alimenter cette curiosité qui depuis petite me porte et m’emporte. Je suis une exploratrice.

Delphine Gutron

Je peins des souvenirs et grave la mémoire des lieux. Mon travail s’attache à raconter des espaces emblématiques, porteurs d’histoires, où l’intime rejoint l’universel. Je cherche à donner forme aux récits, à ces fragments du passé qui nous habitent et façonnent notre perception du monde. Dans mon atelier au Séchoir, mes oeuvres traduisent cette quête : celle de dire l’instant, le lieu, l’histoire. Chaque image devient un passage entre le réel et la mémoire, du mythe personnel aux mythes plus universels. À chacun sa narration.

severine robin gable

Passant par le simple plaisir du « faire » au plaisir de la « conceptualisation pure » pour assouvir ses fins et faims, passant du ludique au trash, trop curieuse pour se limiter ni techniquement, ni intellectuellement, l’artiste se définit comme un véritable couteau suisse, dont il ne faut pas oublier qu’il a surtout des lames. De la critique jusqu’à l’autodérision, et par soucis d’équité vis à vis des hommes, l’une de ses préoccupations principales étant la violence féminine souvent niées par les femmes elles-mêmes. Arsenic et dentelles!