Travail de la terre, Céramiste, raku
Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
Travail de la terre, Céramiste, raku
Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.
Je façonne l’argile depuis une dizaine d’années. Je me suis perfectionné dans les cuissons à bois dans des fours traditionnels asiatique.
Cette procédure de cuisson apporte une dimension unique à la pièce. Les traces inscrites par les feux sont ensuite rehaussées à l’or.
Mes sculptures ont la particularité d’avoir un effet de texture qui m’est propre. Certains y voient des écorces d’arbre, d’autres des pierres usées par le temps.
J’aime me dire que le spectateur de mes créations se construit lui aussi son univers, librement.
Céramiste depuis 20 ans
J’ai commencé à pratiquer auprès d’artistes et d’artisans issus d’univers variés.
En parallèle J’ai suivi des cours et des stages à L’IEAC de Guebwiller.
J’enseigne depuis quelques années les techniques du modelage aux enfants et encadre un groupe d’adultes dans leur propre recherche.
J’exerce en institution avec une approche s’apparentant à de l’art thérapie.
J’avance au gré des découvertes, des recherches et rencontres céramiques.
Mes céramiques explorent deux domaines qui élaborent une sorte de mise en scène : Des PANNEAUX MURAUX, horizon de porcelaine, lamelles de grès, immensité de noir. L’infini pour un décor où se côtoient SCULPTURES humaines.
« Au-delà du regard, nos invisibles refuges » :
-Le travail de sculpture est figuratif
-Le travail mural est quant à lui, abstrait : Soit basé sur une composition organisant une multiplicité d’éléments, soit basé sur une ligne d’horizon ouvrant vers l’infini.
-Pour moi, ces deux mondes se rejoignent pourtant, l’horizon, le cosmos, le ciel, la multitude… sont des sortes de refuges indéfinis. Les personnages y expriment une forme d’intériorité.
Certains lieux me guident et nourrissent mes pensées :
Une lande bretonne et l’atmosphère étrange, vaporeuse de son moulin.
-Des paysages arides, désertiques, un sentiment d’austérité. Étonnement, la sérénité qui émane de la lande.
Les formes douces, généreuses et rondes des masses granitiques qui semblent peupler cette étendue.
Une sensation d’immensité. L’horizon et le ciel tumultueux. La pureté et la profondeur de la nuit.
Le silence, l’isolement, solitude.
-L’atmosphère vaporeuse du moulin où la farine règne et occupe l’espace.
Les traces de pas sur le sol poudreux. Les visages et les corps dissimulés par un voile de blancheur. Habitants presque irréels des lieux.
L’ensemble qui perd de sa précision et n’est plus qu’ébauche.
La douceur et la fraîcheur de la matière. Les surfaces boisées extrêmement polies par le glissement de la farine. La toile de jute déchirée.
La limpidité des sources d’eau, la force du courant. La luminosité.
Création et fabrication de pièces utilitaires et décoratives en porcelaine et en grès.
Mon travail est spontané et instinctif s’exprime indifféremment dans les domaines de la peinture et de la sculpture céramique avec pour thème de prédilection l’humain. Ma recherche se porte sur les formes épurées, le mouvement. Les matériaux employés, collés sur toiles ou incrustés dans la terre permettent d’apposer les empreintes griffées sur divers supports.
APPROCHE PICTURALE
je travaille à plat, rapidement, c’est très gestuel. Ce qui m’intéresse ce sont les gîclures, coulures et griffures et déchirures.
APPROCHE VOLUMES (terre)
Le travail est également rapide, les formes acquises sont « mal-traitées » pour aboutir à des volumes épurés. L’enfumage et l’émaillage finalise le travail.
TETES EN GRES ET BOIS FLOTTE
Des têtes d’enfant d’ethnies différentes, monochromes, installées sur socles en plastique ou métal, accrochées au bois flotté se différentient par leur expression, port de tête, certains ont les yeux fermés, manifestation d’une vie intérieure intense, d’autres les yeux ouverts sur l’inconnu,…
Ces têtes en grès plus ou moins fortement chamottes et de nuances différentes sont brutes, sans émaillage, juste un léger enfumage.
Les suivants seront sûrement différents? L’évolution est en cours!
MON EXPRESSION PLASTIQUE EST POLYMORPHE :
Peinture collage sculpture ceramique raku
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couleur volumes matieres
TOUT EST PRETEXTE A CRéer… ET TOUT EST INTERCHANGEABLE
Thomas DIRSCH a installé son atelier à Rountzenheim près de Haguenau et poursuit une production artistique depuis 1990.
Il travaille actuellement sur une série de buste en céramique, une terre argileuse modelée et cuite à haute température. Il aborde à travers ses remarquables sculptures la thématique du mythe, par la représentations de geishas, de femmes avec coiffe africaine, de figures mythologiques. La recherche du sens, du mystère, est au centre de sa quête.
Gariste Gatené est un vrai faisan et un faucon, ou plutôt il y travaille. On prétend également qu’il exerce en tant qu’installateur sanitaire et social. Il, Gariste Gatené, est plusieurs, c’est le nom propre commun à un micro-collectif. C’est aussi une anagramme, celle d’Artiste Engagé. Alors, une fois auto-qualifiés ainsi, il nous faut affirmer que nous travaillons à ne pas répondre à la définition dite familière par la rousse la plus connue de la langue française, à savoir qu’un artiste serait un « bon à rien, fantaisiste ». Quoique, nous sommes engagés dans, ou plutôt nous produisons de manière multidisciplinaire en gage de recherche systématique de formes contextuellement pertinentes, ce qui signifie que, bons à rien, nous nous projetons dans la réalisation sans automatisme disciplinaire mais guidés par la maxime détournée « On peut toujours tondre un oeuf ». Nous travaillons donc comme des bons à rien puisque toujours motivés par la volonté de mettre en mouvements, en travaux, les histoires que l’on construit et que l’on donne à voir, que l’on propose au regard, que l’on essaie de « faire entendre ».