Je travaille sur plusieurs disciplines : vidéos, peintures, dessins, livres d’artistes, j’aime expérimenter et jalonne mon parcours d’œuvres dans différents médias. Née à Mulhouse j’entame une formation de danse classique, me lance dans les études d’arts plastiques à la faculté de Strasbourg et complète mes études avec l’atelier de peinture de la Hear pour devenir peintre plasticienne. J’utilise à la fois mon histoire personnelle et/ou collective pour interroger les changements du monde. «J’ai envie d’aventures dans le territoire de l’artadventura : les choses qui doivent advenir – Je trouve ce que je ne cherche pas, je cherche ce que je ne trouve pas. »
Caroline Steinbach présente un univers en noir et blanc, où la pierre noire caresse le papier sculptant des formes organiques à la limite de l’abstraction. Ses œuvres évoquent une fusion entre le monde végétal et des références anatomiques, jouant ainsi sur la dualité des formes et des significations. Dans cet espace où la lumière dialogue avec l’ombre, le clair-obscur modèle les volumes avec une douceur subtile. La composition, le grain du papier, les transitions veloutées suggèrent une dimension symbolique profonde. L’ambiguïté des formes invite à une lecture plus intime et suggestive. Les « Fleurs » aux formes féminines et sensuelles, sont des allégories de la féminité, rapellant les œuvres Georgia O’Keeffe. Le trait épuré, les lignes nettes et fluides suggérent une approche symbolique et minimaliste. D’autres dessins aux formes biomorphiques, interrogent notre perception du corps. À travers un jeu de formes organiques et ambiguës, ils explorent la porosité des genres, brouillant ainsi les catégorisations du féminin et du masculin. La juxtaposition des formes crée un dialogue entre intérieur et extérieur, ombre et lumière, masculin et féminin. Elles évoquent une dualité proche du travail sur le corps et la sexualité de Louise Bourgeois. Quant aux « Graines », elles apparaissent comme des métaphores de la genèse. Elles incarnent le potentiel de vie, le passage du temps et la transformation. Elle montrent l’origine et la puissance créatrice ainsi qu’un espace en latence où toute vie est en gestation. De la dormance à l’apparition, elles traduisent ce passage de l’invisible au visible, à la manière de Jean Dubuffet dans l’Art Brut ou encore de Wolfgang Laib, dont le Pollen of Hazelnut saisit l’essence de la matière vivante. Ainsi, par le biais de la pierre noire, Caroline Steinbach nous convie à une réflexion sur la conscience du corps et la poésie de la vie.
Artiste Français, vivant à Strasbourg, Nicolas Schneider crée le plus souvent à partir de petits dessins fais dans la rue, dans des espaces d’attentes tel que les aéroports, dans les trains. Cette matière de base passe ainsi par un processus de mutation via Photoshop et par diverses manipulations numériques.
Grâce à différents filtres informatiques, il déconstruit ses dessins. La technique consiste à utiliser différents procédés numériques pour atteindre une image abstraite
Quand le dossier numérique est projeté sur le papier, la matière de base a effectivement disparu en donnant une image inintelligible, laissant juste le spectre du dessin d’origine, Nicolas Schneider réalise alors minutieusement l’image à l’aquarelle.
Quand on parle d’aquarelle, on parle d’eau, de peinture à l’eau
Le phénomène de dilution matérialise le flottement, l’effondrement, la dislocation de l’image projetée. Il y a inondation, souvent “dégât des eaux ! “
Mais cette liquéfaction rivalise avec la palette monochrome de NS.
ce qui me touche est ce qui m’entoure
ma pratique est fondamentalement liée à l’activité quotidienne du regard dans ce qui constitue mon environnement le plus immédiat
elle consiste en l’expérience d’un rapport plutôt qu’en projet de représentation
rapport établi selon une approche sensible, impressive – le regard – le motif – la main
c’est un travail qui ne préjuge pas du résultat et dont l’erreur est consubstantielle
part de hasard, approximations, insatisfactions, motivent la recherche par essais successifs menant à d’involontaires séries
tentatives vécues comme des commencements / efforts à s’exposer au risque de liberté
dans l’appréhension vivante du motif, le dessin comment moyen primitif de faire / à caractère déficitaire / particulièrement ouvert / est un point d’ancrage
il participe d’une pratique plutôt indicielle, référée à des motifs particulièrement informels et tautologiques
répondant à ces critères, induisant un manque à voir, particulièrement tacite, le paysage est une récurrence
Réalise depuis plus de 20 ans des illustrations pour la pub, l’édition, la communication, l’évènementiel, le culturel. En parallèle expose son travail personnel dans divers lieux.
Je suis illustratrice depuis 2004, je travaille pour l’édition et la presse jeunesse.
Je réalise également des créations pour « les cartes de l’Aimant » (un collectif d’illustratrices)
http://lescartesdelaimant.com/
je fais également partie de l’association « central vapeur » et participe à des projets des « Rhubarbus »
Joseph Edreï travaille le corps humain-féminin ou masculin-depuis des nombreuses années.
D’un geste spontané il saisit la posture du modèle au pastel gras par un trait rapide qui suggère plus qu’il ne montre. Viennent ensuite, à l’encre diluée, des larges tâches de couleur, le blanc du support qui jouent dans l’harmonie colorée gardant le charme de l’inachevé.
« Le bestiaire de Christiane frappe par son originalité. Il ne ressemble pas à celui de Guillaume Apollinaire, inspiré des toiles de Picasso, encore moins à celui de la cathédrale de Strasbourg, tout de pierres roses. En quelques traits colorés et sûrs, Christiane suggère l’attitude, la course ou la fuite de ses modèles animaux, en fait leur vie tout simplement. Ils n’ont pas d’épaisseur physique, tracés sur des calques, mais une présence bien réelle, une épaisseur bien « vivante ». Leur force, leur grâce, leur puissance, leur noblesse ou leur placidité apparaissent sous des couleurs uniques ou associées. Émergeant d’un halo blanc, ils laissent deviner leurs profils et leurs contours. Ils sont aisés à identifier, même s’ils ne sont parfois évoqués que par quelques traits semblables à des idéogrammes…et toute la force de ces œuvres réside dans la justesse et la réduction du trait. J’aime le bison rouge qui m’impressionne par sa silhouette massive, bien planté dans la terre, la course aérienne du lièvre, la fuite des sangliers, la majesté du lion, la force de l’ours et la lente reptation de l’escargot… » René Faitot, décembre 2008
Forte de son parcours de 17 années d’expressions artistiques, de 10 autres d’enseignement, d’expositions… elle joue et se déjoue des couleurs tout au long de son chemin de vie à Strasbourg et aime avoir plusieurs cordes à son arc.
Ainsi naquit son slogan : « LA COULEUR, C’EST LA VIE ! »
Artiste – Peintre autodidacte dans un premier temps, puis formée à « la Haute Ecole des Arts du Rhin » de Strasbourg, elle devient coloriste et en imprègne sa vie – Enseignante, métier dans lequel elle proclame que l’inédit peut révéler les valeurs de chacun et que partager et transmettre pleinement seront toujours les maîtres mots de sa vie d’artiste pour se renouveler.
Femme humaniste avant tout et relevant le défi de développer incessamment son potentiel illimité, elle continue, à 47 ans, de distiller sa passion pour la couleur, notamment à travers son nouveau projet dédié à la soierie. Myriam Fischer devient donc fondatrice et créatrice de la marque Myrisia Créations et s’installe à Weitbruch.