Urushi tsugi & Kin tsugi. Jointures de laque & jointures d’or. La restauration de céramiques avec des préparations de laque naturelle, par des artisans Japonais, est une technique documentée depuis le XVIe siècle. Animée par la pensée Taoïste, cette pratique est portée par un idéal esthétique, philosophique ; le Shabi. La pratique des “jointures de laque“ restaure l’objet et affirme les lignes de force d’une brisure, suggère une compassion aux objets du quotidien, fêlés ou brisés. Elle introduit un nouveau cycle de vie et d’utilisation de l’objet.
Pratiquant la peinture à l’huile, acrylique et pastel; à travers son style d’inspiration impressionniste, l’artiste veut susciter à
nos regards une émotion que partageront ses paysages, ses
fleurs champêtres.
Ses tableaux nous entrainent vers un monde imaginaire, elle
peint sans aucun support photographique dans son atelier, ainsi
que directement sur le motif en pleine nature.
Ses paysages expriment la joie de la vivre, le triomphe de la
vie. Ils sont un hymne à la liberté, chaque toile raconte une
histoire. Elle n’utilise que des peintures extra fines et travaille sur du lin
de qualité supérieur.
Vinca Schiffmann est à la fois plasticienne et styliste.
Sa démarche s’appuie sur l’expérimentation et l’appropriation de toutes formes de matériaux souples : les tissus, le latex, les cordes, les fils, les films plastiques… Elle y trouve les possibilités d’une expression en lien avec le corps, ses aspects organiques et viscéraux.
Dans ses installations en extérieur, au sein de friches industrielles ou sur des sites patrimoniaux, elle érige des formes sculpturales, élaborées à partir d’enveloppes souples, qui se confrontent de manière inattendue leur environnement.
Elle a par ailleurs développé une technique d’écriture au latex. Des textes réalisés par ce biais, une fois démoulés, deviennent illisibles. Ils sont agencés dans l’espace ou dans le cadre de sculptures comme une banale matière première sans lien avec leur contenu.
Depuis 2014, elle crée également des séries intemporelles, des vêtements aux lignes graphiques ou picturales, qui étonnent par l’appropriation originale qui est là encore faite du latex.
Jouant avec l’idée d’un vêtement « seconde peau », frontière entre l’intime et le monde extérieur, la matière alterne entre opacité et transparence allant jusqu’à faire référence, par le dessin ou des découpes, à l’anatomie.
Sa gamme de vêtements se décline hors du calendrier de la mode.
Les collections s’enchaînent au gré de son rythme de création.
Terrains Vagues est un collectif de graphistes fondé en 2014 par Maria-del-sol Godard, Ambre Langlois et Elsa Varin, toutes trois diplômées de la Haute école des Arts du Rhin. Elles réalisent ensemble des identités visuelles, des logotypes, des affiches, des livres, des signalétiques d’expositions, des outils de médiation et des ateliers participatifs. Elles travaillent principalement dans le domaine culturel et leur but est de concevoir un graphisme clair et accessible, afin de toucher le public, quel qu’il soit. À travers leurs images, elles tentent d’aller à l’encontre d’une idée d’élite et d’au contraire diffuser largement une idée, une information, un message.
LE REGARD DES ANGES Ouvre sur des mondes fantasques mais, loin d’être impossibles Les anges, messagers célestes, peuvent être à la fois spectateurs, influenceurs ou catalyseurs de rencontre, voire de séparations. Prises au hasard de mes pérégrinations, des photos de passants, vus de haut d’immeubles, d’échafaudages ou de bâtiments illustres, s’accumulent au fil du temps dans une collection d’images. Hormis des couples “indélaçables“, aucune de ces personnes ne se connaissent, venant de lieux ou temps différents. Sortis de leur contexte, des personnages sont ainsi mis en scène, en peinture, à la manière d’un enfant jouant avec des figurines. De nouvelles histoires émergent, des trajectoires se dessinent… Chaque titre en est l’évocation, sous forme de pensée ou d’expressions de la rue.
Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.
La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.