Kaspar Flück

Kaspar Flück (*1989, Solothurn) opens multiple and ambiguous spatial structures in his classical oil paintings, waving between light and dark, in layers repeatedly reamed. Similar to puzzles, the paintings leave open whether one looks into spaces or at bodies. Birth cave and star birth thus overlap even more intimately than in religious painting, but at the same time without any Christian sentimentality. With Michael Biberstein (1949-2013), the baroque Solothurn has already produced an artist who catapulted himself from the aesthetically exuberant historical epoch directly into modernism. However, the latter rather docked to the light frescoes of the late Baroque, while Flück explores the dramatic Chiaroscuro painting of the altar paintings of the 17th century anew.

Katharina Holderegger, Kunstbulletin 4/2018

Karin Blaser

Über meine Arbeit / PRÉSENTATION

Nebst der klassischen Grafik und den neuen Medien interessiert mich das bewegte Bild. Ich habe mich hauptsächlich im experimentellen Bereich damit beschäftigt. So sind Videoarbeiten, Musikclips und Installationen entstanden.
Seit einigen Jahren ist mir die Beschäftigung mit Objekten im Raum wieder wichtiger geworden. So sind Arbeiten in Ton, Bronze und Installationen entstanden.

Medien: Video, Fotografie, Grafik, Tonarbeiten, Musikstücke und Texte.

«Antonios Postkarte»
Videoinstallation, Musik

Eine Postkarte aus Venedig ist das Thema dieser Arbeit.
Antonio hat sie 1956 aus Vendig an seine liebst Aime geschickt, die in einem Dorf oberhalb von Montreux wohnte. Auf der Vorderseite ist ein Bild einer Gondel mit einem Gondoliere zu sehen.
Der Inhalt der Karte ist kurz: „Attendi una lettera. Je t’aime – Antonio.“, aber die Fantasie erzählt die Geschichte weiter.

Daniel Svaton

Ja, in den Bildern von Daniel Svaton lebt eine ganz eigene Stille. Man könnte sie auch als Poesie der Stille in sublimer Bewegung nennen. Bildmomente, die das in sich Ruhende, jene Augenblicke vergegenwärtigen, die frei sind von assoziativen Absichten. Daniel Svatons Malerei ist ungegenständlich, das heisst ganz einfach ohne festlegende Gegenstände.

Auch wenn man in manchen Arbeiten aufgrund gewisser horizontaler Strukturen Landschaftliches erahnen könnte, mit seiner feinsinnigen Acrylmalerei will Daniel Svaton bewusst keine Geschichten erzählen, nichts abbilden, darstellen oder an etwas erinnern.
Und dennoch sind seine Bilder keine Zufallsgeschehen. Sie entstehen im spannungsvollen, malerischen Prozess zwischen intuitiver Kontemplation und aktiver malerischer Konzentration, Offenheit und Ergriffenheit.
Daniel Svaton versucht in seinen Bildern jenen Augenblick zu kreieren, wenn alles zur Ruhe kommt, frei ist vom Denken, Gedankenlärm und Bilderfluten, wenn eine heitere Stille sich ausbreitet. «Ich würde es einen spirituellen Moment nennen oder auch einfach einen Glücksmoment», kann man den Künstler aus einem Interview zitieren.
Gerade in dieser – wenn auch nur vordergründigen – Einfachheit der Bildgestaltung, in den reduzierten Farben, in leicht flirrenden nuancierten Bewegungen und körperhaften, rhythmisch schwebenden Gebilden, entwickelt sich eine leichte, ja heitere Atmosphäre voller Gelassenheit und Kraft, ein schwebender und doch in sich ruhender Pol.

In lasierenden, luziden Schichten und formalen Überlagerungen lässt Daniel Svaton – auf meist dunklem Hintergrund (schwarz, dunkelblau, dunkelrot) – seine Inhalte wachsen, verdichtend, sich zu abstrakten Räumen erweiternd, in denen Bilder und Assoziationen, Worte und Geräusche abwesend, ja unnötig sind. Prägnante, fast klar umrissene Flächen stehen wolkig wirkenden Bereichen gegenüber, die eine geheimnisvolle Tiefe suggerieren, in der die Stille lautlos zu klingen scheint.

Denn es geht um den Raum und um die Stille im Raum, um das Gefühl, wenn unsere Gedanken, unsere inneren Bilderwelten, unser Bewusstsein zur Ruhe kommen. Wenn wir die Gedanken loslassen und uns die Gedanken loslassen, wie jener Moment, wenn man in einen Sonnenuntergang eintaucht, wenn diese Stille greifbar zu Farbe und Form wird.
Daniel Svatons Bilder eröffnen sich den Betrachtenden als Ort des Friedens und der Meditation, der einlädt, sich auf diesen meditativen Einklang einzulassen.

Eva Buhrfeind, Kunsthistorikerin, Oktober 2016

Diana Dodson

Die Werke von Diana Dodson oszillieren zwischen Abstraktion und Figuration, das Medium der Malerei reflektierend. Zwischen konzeptionellem Kalkül und malerischer Geste entstehen konkret-expressive Arbeiten, die den Malprozess und die physikalischen Eigenschaften der Farbe untersuchen. Naturelemente und geometrische Fragmente treffen sich in ätherischen Farb- und Lichträumen, installative Arbeiten befragen das Verhältnis zwischen Malerei und dreidimsionalem Raum.

Nargez Mirnezhad

Je suis née à Mashhad, en Iran, en 1985. Depuis 2018, je vis , étudie et travaille à Strasbourg.

C’est dans la vie quotidienne que je trouve l’inspiration. Mes dessins, peintures, gravures et vidéos y font références d’une manière ou d’une autre. Ce sont des vies empruntes d’une solitude parfois tragique, de désespoir, d’absence d’avenir, que je représente. Ces situations je les puise tant dans la culture occidentale que dans celle orientale. Solitude et désespoir sont universels !

Durant le confinement, reléguée dans l’espace étroit de ma chambre d’étudiante, le lit s’offrait à mon regard presque incessant, lorsqu’il n’était pas mon refuge. Il est devenu, dès lors, le sujet principal de mes toiles. Les draps défaits sculptés par la lumière, sont les arabesques de cette solitude obligée dans une architecture vide. Des nuances subtiles de gris lumineux, des couleurs douces mais froides obtenues par le mélange des bleus glacés avec leur complémentaire orangée, des contrastes, des combinaisons avec de brèves incursions de couleurs parachèvent l’atmosphère.

Le choix de la peinture à l’huile n’est pas anodin, il concourt à mon sens à un style expressif.

Symboles féminins et des allégories s’installent dans mes toiles. En 2011, j’ai réalisé des natures mortes peuplées de chaussures, tant féminines que masculines. Cette collection, fruit de mes émotions, reflétait « La société aux pieds nus », titre de la première de mes expositions personnelles.

Mon histoire de femme marquée par la culture perse reste prégnante.

Estelle Hoffert

Mon atelier est à 5m de la forêt. Cette proximité me permet d’y travailler, de récolter et d’orienter l’essentiel de mes recherches artistiques autour de cet environnement. Je construis mes décors avec des matériaux de récupération, travaillant avec ce que je trouve ou ce que j’ai à portée de main. Je ramasse des objets portant le poids d’une histoire et je les utilise dans mes photographies. Je les classifie sans jamais convenir d’une hiérarchie en mélangeant le beau et le grossier, le faux et le vrai. Dans cette même logique, à travers un travail de mémoire, sensible aux héritages et à leur transmission, j’explore les pistes d’une société où les époques cohabitent.

Barbara Henkes

Je suis un peintre d’observation à l’huile et au pastel. Je peins principalement de manière figurative, mais j’aime aussi abstraire le monde naturel dans mes peintures.

Atmospheric Pillow

Entre déformation professionnelle et souvenirs d’enfance dans sa campagne Haute Saonoise, Maud a à cœur de partager sa passion pour les petits espaces, les refuges, les cabanes perdues au milieu des bois, loin du monde, et la nature au travers de graphismes doux, épurés, minimalistes aux couleurs douces. Une grande partie de son travail tire son inspiration de livres qui lui sont chers, comme Walden de Thoreau, Indian Creek de Pete Fromm, Winter de Rick Bass. Des grands espaces, une nature sauvage, une vie plus simple, minimale. Souhaitant toujours évoluer et explorer de nouvelles manières de faire, Maud a également travaillé sur des illustrations incarnant Strasbourg, sa ville d’adoption, mais également sur des portraits de femmes inspirantes, des incontournables de l’architecture et une série végétale. Dans son processus, Maud travaille parfois par collages, croquis préliminaires, avant de sortir sa palette graphique, mais le numérique reste son médium privilégié aujourd’hui, lui permettant de faire-défaire-refaire à l’envi, pour ensuite à faire ses tirages à Strasbourg avec des imprimeurs locaux.

Alix Videlier

Alix Videlier est né dans le Jura en 1987. Il part faire ses études en Alsace à Strasbourg. Titulaire d’un DEUG en Arts visuels ainsi que d’une Licence design, il s’engage dans le Master design au sein de l’Université de Strasbourg. En 2012, il s’installe en tant que designer produit indépendant. Spécialisé dans le design d’objets, de mobiliers, sans pour autant délaisser une certaine culture graphique et spatiale, Alix œuvre pour différentes entreprises du grand Est de la France. C’est en questionnant ces dernières sur leurs savoir-faire, leur histoire, leur culture ainsi que leur environnement qu’Alix envisage la création. Il possède également une véritable volonté de valoriser le patrimoine local, de favoriser les échanges entre les différents acteurs de la création, de mettre en exergue les forces créatrices locales afin de donner une légitimité narratrice au processus de conception. À coté de cela, il expérimente de nouvelles technologies avec l’émergence de l’impression 3D. Il questionne alors la confrontation de la tradition avec la modernité. Chacune de ces notions entrant en résonance l’une avec l’autre, elles sont un reflet direct du monde actuel. A la fois tourné vers l’avenir tout en prenant en compte l’histoire du passé.