Hélène Cottet

Je peint essentiellement des portraits, des figures et des personnages sur des fonds neutres et discrets.

Ce qui m’intéresse dans les visages ce sont les paysages qu’ils proposent, la lumière qui révèle leurs volumes.

Et j’aime que les positions soient nonchalantes, que les regards soient inexpressifs et dans le vague.

Ainsi en jouant avec toutes ces formes, j’opère les déformations de mes personnages.

Je tends et prépare la toile de lin ou la toile de jute  avec de la colle de peau et des pigments, puis je viens utiliser des techniques mixtes comme l’acrylique, la peinture à l’huile, la tempera et le fusain.

Jeanne Tocqueville

Si le paysage est le principal sujet de mes dessins, il est un prétexte pour y intégrer une subjectivité, une émotion, une expérience pour prendre à parti celui ou celle qui l’observe.
Il est question de s’interroger sur la subjectivité et les ressentis de chacun.e face à des ambiances sensorielles plus qu’à des représentations précises. Quand commence le processus de narration, pourquoi se raconte-t-on des histoires ? Quels souvenirs, expériences, émotions une image fait-elle naître chez chacun.e de nous, comment s’en empare-t-on sous le prisme de notre vécu personnel ? Qu’est-ce qui ressort de la mise en regard de ces différentes lectures d’une image? Quel est notre rapport aux espaces dans lesquels nous évoluons ? Quels sont leurs impacts sur nous, et à l’inverse, quel impact avons-nous sur les espaces que nous traversons ?

Anne-Lise Mary

Anne-Lise Mary (Beaupréau, 1988) est une artiste brodeuse indépendante diplômée enArt de la Broderie.

Soucieuse des préoccupations écologiques actuelles, sa démarche se concentre sur l’upcycling. Elle chine, recycle et récupère toutes sortes de matières premières (bouteilles plastiques, emballages divers, végétaux, chutes de tissus…)qu’elle ajoute aux perles, paillettes, boutons… Elle créé ainsi des objets de décorations, des tableaux, des bijoux et des luminaires et répond également aux demandes des ateliers ou particuliers.

Sa démarche créative explore les différentes possibilités techniques de la broderie pour créer une illusion de mouvement comme si les œuvres devenaient vivantes.
Sa recherche des jeux de lumière, de l’équilibre des textures et des couleurs invite à une expérience visuelle et émotionnelle. Elle développe un univers empreint d’énergie par l’utilisation de formes graphiques et vives directement inspirés par l’art contemporain.
De détails en reliefs, on découvre peu à peu le monde chimérique qu’offrent les œuvres.

Alexandra Gerber

« Alexandra Gerber est une artiste protéiforme dont l’inspiration débordante se nourrit de ses expériences plurielles avec l’inconscient.

Alchimiste, elle transmute l’invisible en sculptures chamaniques, toiles, dessins, films et textes inspirés. Elle a d’abord suivi les cours à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg avant de laisser son intuition la guider vers des contrées éloignées. En Alaska, elle a appris à sculpter des totems en bois, découvrant ainsi sa nature profonde et son pouvoir de chamane. Voyageuse infatigable, poétesse, exploratrice avide de transmettre, elle façonne son art, tel un processus alchimique, plongeant dans l’obscurité pour en faire jaillir la lumière.

Ses oeuvres aux matériaux naturels, bois, os, plumes deviennent vivantes et font renaître des mondes oubliés, des époques révolues durant lesquelles, les hommes évoluaient en harmonie avec la nature.

Ses dernières oeuvres, des peintures à la feuille d’or dévoilent des mondes spirituels dans lesquels des personnages oniriques rejouent des épisodes épiques, renouant avec des traditions païennes. Passeuse entre les différents univers, Alexandra Gerber est une artiste atypique, intuitive d’une extrême sensibilité qui s’inscrit néanmoins dans une tradition de peintres spirituels comme Jérôme Bosch, William Blake ou Johann Heinrich Füssli, laissant l’inconscient courir et jaillir sur les différents supports qu’elle travaille, repoussant les limites de l’imaginaire. Les visages que ses dernières aquarelles laissent apparaître sont des traits d’union avec les mondes magiques dans lesquels elle navigue. J’y retrouve les sensations vécues face aux oeuvres d’Arnold Böcklin, ou Odilon Redon, cette fascinante étrangeté, cette alchimie complexe qui interpellent et ne laissent personne indifférent.

Son art en perpétuelle transformation est, comme elle le nomme, un art affectif, car il émane du coeur. »

 

Alexandra Morardet

Jacques Thomann

Du monde, j’observe la « brutale beauté ». Et en retranscris les pulsations dans une peinture où la séduction de la couleur ne souligne que mieux certaines noirceurs de la nature humaine. Ma peinture constitue une inquiétante invitation au voyage. Plus exactement aux voyages intérieur et extérieur. Une dérive hallucinée dans les territoires de la poésie comme dans ceux du réel. Dans le temps du rêve comme celui du désenchantement.  » Il est étonnant de remarquer combien le travail de Jacques Thomann se révèle à la fois percutant et d’interprétation complexe. Il se livre, porté par une pure énergie de la couleur, dans une vraie-fausse immédiateté. Au spectateur de cheminer à travers les interstices d’une œuvre qui fonctionne en strates, plis et replis, découpages – par séquences multiples sur une toile unique ou par diptyques.IL réalise à l’huile des images équivoques dont l’attractivité est hantée par des indices qui invitent à se méfier des apparences. Comme dans le « vrai monde » ? C’est effectivement sur lui qu’il promène son regard admiratif et désabusé, depuis plus de cinquante ans. Un regard nourri de ses pérégrinations à l’étranger – ses carnets de voyage ont été repérés à la biennale que Clermont-Ferrand consacre au genre – mais aussi du spectacle souvent désolant, parfois merveilleux, qu’offrent ses frères humains ».

Olivia Benveniste

Olivia Benveniste est une dessinatrice française basée à Barr, à 30 km de Strasbourg.
A la mine de crayon et parfois en dessin animé, elle représente des formes : figures humaines ou figures de la nature.
Elle fait apparaître les choses que l’on connaît, hors-contextes, seules. Ces choses sont belles, fragiles ou fortes de par leur étrangeté.

Marie-Amandin Duverger

J’exprime par le dessin, la peinture et la sculpture des petites choses qui me touchent dans mon quotidien (une feuille morte, l’oreille de ma fille que j’allaite, etc.) en allant jusqu’à de grands paysages. Mon travail est traversé (souvent inconsciemment) par les questions existentielles qui me taraudent, le mystère du mal, la blessure, la mort ; la fuite ou la résilience de l’homme face à ces événements.

Lou A A

« Lou Amoros Augustin a étudié à l’école La Cambre de Bruxelles ainsi qu’a celle des Beaux-Arts de Toulouse d’où elle sort diplômée en 2016. Elle consacre la majeure partie de son temps à dessiner et fait évoluer son travail dans différents domaines tels que l’illustration, le dessin mural, le spectacle vivant et depuis peu la création textile. Elle puise son inspiration dans l’observation de celles et ceux qui l’entourent. »

VGthal

VGthal est un artiste basé à Strasbourg. Anciennement chimiste, aujourd’hui pyrotechnicien d’intérieur, sa pratique s’articule autour de la performance, de la vidéo, de l’installation et de la sculpture.Il prend le parti de positionner le jeu comme générateur de ses créations. Il détourne les mots, les objets, les images. Une grande partie de sa réalisation est basée sur le feu. Il en découle une série de peintures projetées à l’explosif, des sculptures d’objets de récupération, des installations d’objets carbonisés. Chaque séance est documentée par des vidéos.