Aiia Gonchar

Je m’appelle Aiia Gonchar, artiste née en Ukraine et installée en France depuis plus de dix ans. Diplômée d’un DNSEP en peinture à la Haute École des Arts du Rhin et de l’Institut Européen des Arts Céramiques, je travaille aujourd’hui dans mon atelier à Guebwiller. Ma pratique se déploie à travers la sculpture, la céramique, la peinture et la photographie.

Guy Buecher

Mon travail de peintre actuel s’inspire de la nature, la montagne la forêt

« Plus le ciel s’assombrit pour l’avenir de l’humanité,
Plus j’ai besoin de lumière flamboyante.
Regarder au-delà de cet horizon qui semble bouché
Plutôt que de sombrer dans cette grisaille désolante.
Je préfère des énigmatiques profondeurs
Délivrer respirations et lumineuses vibrations
Chanter la vie par l’intensité des couleurs
Rêver la nature en perpétuelle transformation.
La puissance d’un tronc qui résiste à la force du vent,
La course poursuite de l’ombre et de la lumière
Qui comme un jeu d’enfants
Métamorphose magique d’une clairière.
Des branches qui fouillent et pénètrent l’espace
Comme des bras et des mains pour se frayer un chemin
Dans la multitude pour sortir d’une nasse
Assurant l’à-venir plus lointain… »

Guy Buecher

Élisabeth Brucker

La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.

 

Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.

La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.

Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.

De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.

Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.

Marie Walter

Ma source d’inspiration est essentiellement mon environnement proche: mes balades en forêt, mes impressions et sensations lors de ces balades, mes collectes d’éléments naturels..

Je choisis de travailler sur un thème et j’explore ce thème au niveau de la composition, des gammes de couleurs (camaïeu ou contraste), du format. La série Sous Bois m a permis de travailler avec des empreintes de feuilles, de varier la luminosité et le choix des tons chauds ou froids.

J’utilise la technique de l’huile et de la cire qui permet d’obtenir des effets de matière (épaisseur, empreinte, grattage).

Klaus Stöber

Lors des ‘Ateliers Ouverts’, je présenterai  des peintures récentes sur toile et sur papier. 

Des réflexions sur la dynamique des fluides ou bien la symbiose végétale me préoccupent. J’essaie de les traduire avec les moyens propres à la peinture. 

Pour représenter les courants d’un fleuve, il faut se laisser emporter. 

Pour peindre un jardin, ne vaut-il pas mieux  s’intéresser aux plantes adventices et aussi être prêt à perdre quelques  pétales dans les rafales ?

 

Bei den „Ateliers Ouverts“ werde ich  aktuelle Gemälde auf Leinwand und Papier präsentieren. 

Ich beschäftige mich mit Überlegungen zur Strömungsdynamik oder zur Symbiose von Pflanzen. Ich versuche, diese mit den Mitteln der Malerei umzusetzen. 

Um die Strömungen eines Flusses darzustellen, muss man sich mitreißen lassen. 

Ist es zum Malen eines Gartens nicht besser,  sich für Unkraut zu interessieren und auch bereit zu sein, ein paar  Blütenblätter iim Wind zu verlieren?

Macha Luchankina

Maria Luchankina est artiste plasticienne et docteure en arts.

Sa pratique se situe à la croisée du dessin, de la performance, de la marionnette, de la sérigraphie et surtout de la gravure,. À travers des formes sensibles et souvent hybrides, elle développe un travail de recherche-création autour des relations entre humains, animaux et milieux.

Son travail explore les écologies sensibles, les imaginaires du vivant et les manières de percevoir autrement ce qui nous entoure. Forêts, animaux, figures fragmentées ou en transformation traversent ses œuvres, qui interrogent la place du corps et les frontières entre le vivant et l’inerte. La marionnette et les dispositifs performatifs occupent une place centrale dans cette recherche, comme formes de présence instables, entre objet et corps.

Attachée aux pratiques de terrain et aux dynamiques collectives, elle développe également des projets participatifs mêlant création artistique et transmission, en lien avec des territoires et des publics variés. Son travail donne lieu à des expositions, performances, éditions et projets hybrides, où se rencontrent image, geste et récit.

Monika Rygálová

Monika Rygálová (née en 1994 à Kroměříž) est une artiste audiovisuelle dont le travail mêle vidéo, texte et installation. Sa pratique mobilise des dispositifs de cartographie, d’anthropométrie numérique et de dialogue pour explorer les zones de rencontre entre émotion, technologie et les limites de la perception (in)humaine. Depuis 2018, elle est membre du collectif artistique Lilky_60200. Elle est également cofondatrice et curatrice de la galerie Cejla à Brno.  Son projet de résidence s’appuie sur une recherche autour de la codépendance. À partir de souvenirs fragmentaires, de références théoriques et d’un travail de récolte de témoignages, elle développera un texte expérimental qui constituera le socle d’une œuvre vidéo et d’une installation.

Gaby Mahey

Gaby Mahey est designeuse graphique, fondatrice de l’Atelier Bagarit. Formée à la typographie à l’École Estienne (Paris), puis à la HEAR (Strasbourg), elle articule sa pratique autour d’un fort intérêt pour les matériaux, le façonnage et les techniques d’impression traditionnelles ou contemporaines. Elle s’applique à penser à la faisabilité technique des objets en parallèle de leur forme et de leur appréhension sensible. Elle porte une attention particulière à la poésie des détails et du quotidien, et nourris une grande curiosité pour le petit et le non-remarqué, qu’elle injecte dans des créations contemporaines où dialoguent mots et images. Avec l’Atelier Bagarit, elle réalise des projets d’identité visuelle, de signalétique, de design éditorial et de communication imprimée ou numérique.

Marianne Muller

L’arrivée d’internet m’a accompagnée dans mon passage à l’âge adulte. La manière dont elle a révolutionné le mode de diffusion des images a aussi profondément marqué mon parcours artistique. Comme toute ma génération, j’ai été fascinée par l’accroissement exponentiel de mes champs de recherches, sidérée par la masse de matière iconographique à laquelle j’accédais et par le flux incessant d’images auquel j’étais soumise au cours de mes errances sur internet. A partir de 2005, j’ai décidé d’ordonner mes navigations sur internet. J’ai ainsi commencé des collections d’images en cherchant à classer la masse iconographique qui s’étalait devant moi. Mettre en relation des images entre elles était une façon de redonner de la mesure et du sens aux flux d’images auxquels j’étais soumise incessamment. Ces classements s’élaborent au gré des analogies visuelles, des émotions et des sensations que les images m’évoquent. Puis naissent des couples d’images. J’identifie des similitudes formelles, je traque les échos narratifs et symboliques entre les photos.