Dans mon travail artistique, je m’intéresse à la représentation de l’être humain dans le vide – des figures isolées, sans décor, qui apparaissent sur un fond blanc, entièrement absorbées par leurs pensées. L’espace du papier reste volontairement libre, laissant place au silence, à l’interprétation et à l’intériorité.
Mes œuvres évoquent des paysages intérieurs, des états d’âme introspectifs et parfois rêveurs. Elles naissent d’un processus intuitif, guidé par des impulsions internes plutôt que par un plan défini. Les personnages représentés semblent repliés sur eux-mêmes, plongés dans un dialogue silencieux avec leur monde intérieur.
Chaque dessin est profondément personnel – il reflète mes pensées, mes émotions, mes souvenirs. Ainsi, chaque œuvre devient un fragment de mon propre esprit.
The land on which we live has always shaped us. It has shaped the wars, the power, politics and social development of the peoples that now inhabit nearly every part of the earth. We will to some degree always be shaped by the rivers, mountains, deserts, lakes and seas that constrain us all – as they always have. As a kind of ‘subsistence organism’, ‘we’ created the state as an organism rooted in a specific territory. With this concept of idea we’re justifying the existence of a particular state incorporating particular regions. The state border is the ‘peripheral organ’ of the state organism, the skin, so to speak. It demarcates and protects the core area of a state. In the so called three-country region of France Germany and Switzerland we’re facing three of these ‘organs’ and thus also three borders, all defining a specific ‘space’, with there own system of rules, esthetics, traditions, ambiance, power and political system. Geographic borders, especially those that separate states, capture the imagination. The border is also a barrier to flows of goods and services, to forms of cross-border cooperation between regions on both sides of the border and to the living environment, activities and experiences of the border by border residents and societies. But the border is not only a barrier, the state also maintains contacts with the outside world via the border. People, goods, knowledge, capital enter the country via border crossings and also leave the country in this way. This dual function of the border can be found in border towns that are both military fortresses and economic hubs for cross-border trade. During the residency I’ll capture these different functions and physical manifestations, with the sometimes border-crossing activities in and of the border area. My photography has a dual role, namely that of representation of the object or subject in the border area and the photos also create a different framing and perception of the ‘organ’. The project stem from different disciplines: photography, cultural anthropology, design, architecture and urban planning. It’s almost an anthropological fieldwork and analysis. During my fieldwork period, as documentary photographer, I intend to (de-)contextualisation as means of creating signification and representation of the subject or object, trying to questioning the status of photographs, objects and rituals in relation to structuring the organisation of space. In order to raise awareness or change of perception of the viewer about the public space along borders.
La Compagnie MAYBEFOREVER a été fondée en 2020, elle est basée à Marseille et son périmètre de travail est international. Elle situe ses activités dans le champ des arts plastiques et des arts de la scène en espace public et se positionne comme interdisciplinaire. Les espaces investigués sont pluriels : espaces dédiés aux domaines artistiques et espaces non dédiés comme les espaces publics. MAYBEFOREVER est composé des créations dont Lilli Döscher est à l’initiative où dont elle fait partie. Les projets de la compagnie sont second wind/second souffle/zweite luft – performance dansée in situe en espace public dont le propos est le mouvement des situations figées et now is already today un dispositif performatif pour et avec les enfants autour de la question de nos relations à l’environnement et au changement climatique.
Dans sa performance, Afi Sika porte des vêtements faits main, fabriqués à partir de tissus qu’elle a collectionnés pendant des années. Ces vêtements uniques sont l’expression de sa réflexion artistique. Lorsqu’elle se produit dans des lieux choisis, elle invite le public à ralentir le pas et à vivre le moment présent en ralentissant sa perception. L’escargot est un motif central de son travail : les ornements sur les vêtements symbolisent une « maison portable », un symbole des expériences migratoires que partagent de nombreuses personnes de la diaspora africaine. Cela reflète le mouvement constant entre les cultures et la recherche d’un ancrage intérieur au milieu d’une biographie fragmentée. En même temps, cela met en lumière l’importance de l’auto-régénération pour exister en tant qu’individu et être actif économiquement et socialement.
La tête dans les nuages… Ne dit-on pas qui peut le plus peut le moins ? Dans la vie de tous les jours cela est sans doute vrai, en photographie c’est un exercice loin d’être facile ! Aller au plus simple, épurer, ne retenir que l’essentiel, magnifier un détail , donner une vision personnelle du monde réel, apportant paix, grâce et sérénité…
Son travail est un perpétuel questionnement sur l’homme dans son environnement, son origine, sa finitude. C’est actuellement un projet, une réflexion sur la matérialité et la métaphysique du corps (essentiellement du corps féminin). Vision abstraite ou concrète, ce corps est toujours en confrontation visuelle et physique ainsi qu’en constante mutation. Il évolue dans cet univers où tout se conjugue au passé-présent- futur. Toujours abordé avec infiniment de respect, le bois est sa matière de prédilection. Bois durs, bois précieux, bois sublimés. Inlassablement elle sculpte, ponce, jusqu’à faire révéler aux essences leur mystère et leur sensualité…
Mon travail artistique a commencé par l’écriture. Depuis presque toujours j’écris tout ce qui me passe par la tête, et plus particulièrement mes rêves. Des centaines de rêves m’ont guidée vers l’univers du dessin. J’ai trouvé dans le Livre Rouge de C.G. Jung une source d’inspiration et une invitation à explorer ma propre activité artistique et à donner forme à mes songes. Ce dialogue entre rêve, trait et ligne est devenu un rituel. Mes dessins naissent d’un geste instinctif, parfois impulsif. La fascination du trait, l’acte même de le tracer est un élan vital et à l’origine de mes Cahiers et Mandalas. Qu’ils soient des enchevêtrements de lettres ou de courbes, ils traduisent un besoin de structurer et donner forme à ma pensée. Ce geste d’écrire, de tracer des lignes, de former des lettres me permet de canaliser une énergie intérieure et de lui donner une forme. Certaines créations s’étendent sur de grandes surfaces et d’autres sur des bouts de papier. Avec le temps j’ai ressenti le besoin d’explorer différemment l’espace. Inspirée par Cy Twombly, Anselm Kiefer, Fabienne Verdier j’essaie des formats plus grands où le geste prend une autre dimension. Mais je reste fidèle à mes outils préférés: plume, pastel, graphite sur papier.
Déambulations, cueillette sauvage de plantes tinctoriales, vieux draps de lin, laine et fils de couleurs brodés. Se pencher sur les corps verts des plantes, les imprimer les révéler, les fixer. Interpréter leurs esprits et percer au fil de soie leur réalité invisible. Créations textiles élaborées à base de teintures naturelles.
Le travail de Lea Stosskopfse distingue par une approche pluridisciplinaire mêlant peinture, sculpture et textile. Elle privilégie la peinture à l’huile sur bois, une technique traditionnelle proche de l’artisanat qui noue un lien avec ses influences médiévales et antiques. Originellement animée par le désir d’exhumer son héritage meurtri par la guerre et l’exil, Lea Stosskopfexplore dans ses travaux les folklores alsaciens et slaves. Ces recherches se sont, au fil du temps, élargies à l’Europe dans sa globalité. Fascinée par les récits mythologiques et les croyances anciennes, elle puise dans ces traditions un vocabulaire visuel riche, peuplé de figures anthropomorphes et d’éléments symboliques évoquant des rites oubliés et des légendes ancestrales. À travers ses travaux, elle cherche à raviver ces imaginaires en leur insufflant une symbolique contemporaine, interrogeant ainsi la transmission et l’évolution des croyances et symboliques à travers les âges. De la représentation à la création d’objets, la multiplicité des formes de ses travaux densifie cet univers visuellement inspiré de l’ère médiévale et de l’antiquité. Ces références historiques lui permettent d’aborder des discours engagés en résonance avec les croyances d’autrefois. Ces inspirations rejoignent également les influences littéraires de Lea Stosskopf, notamment la high fantasy, la poésie et la ballade médiévale, des genres qui réinterprètent sans cesse les codes du folklore pour les confronter à leurs contemporanéités.