Suzanne Husky est née à Bazas, Gironde et a fait des études à l’école des Beaux arts de Bordeaux. Après le DNSEP, elle s’installe en Californie d’où est son père. Elle y commence la sculpture et de documentation d’activisme urbain. Après avoir enseigné une année à Shanghai dans une pollution intense, elle fait des études de paysagisme horticole dans la perspective de travailler avec les plantes. Les plantes, l’ethnobotanique, les liens inter-espèce prennent une place centrale dans sa vie et son travail. Husky a fait de nombreuses résidences d’artiste et a montré son travail en continue. Elle a enseigné le Paysage à l’ESAD d’Orléans et Plant matters au San Francisco Art Institute.
Depuis 2016, elle dirige avec Stéphanie Sagot Le Nouveau Ministère de l’Agriculture, une collaboration artistique à but subversif. Tour à tour ministres, présentatrices TV, enquêtrices, promotrices immobiliers, ingénieurs visionnaires, le Nouveau Ministère de l’Agriculture produit des oeuvres protéiformes qui s’immiscent à l’intersection du neo-libéralisme et de l’agrobusiness.
Mon matériau de prédilection est le carton. Je réalise des lampes déco, qui produisent une lumière douce, créant ainsi une ambiance tamisée et chaleureuse.
Si de prime abord, le carton ne « paie pas de mine » il se révèle en fait un matériau solide aux possibilités créatives presque infinies, notamment par le travail de sa dentelle.
Chaque pièce est réalisée de manière artisanale, unique ou en toute petite série.
En Bohême, mes ancêtres tchèques étaient tous peintres sur verre, malgré une adoration pour la renaissance italienne et la dorure, mes cours d’histoire de l’art, auraient pu être mes fils conducteurs, mais mon véritable déclic artistique se produit adolescente, lors d’un voyage scolaire en Hollande où je suis en admiration devant une toile du maître Mondrian.
Depuis j’ai une fascination absolue pour le travail de composition et de géométrie et mes premières toiles se construisent peu à peu de perspectives géométriques et d’assemblage de surfaces très colorées et rigoureuses. Je mets en scène toutes ces lignes horizontales et verticales qui s’imposent à moi instinctivement et s’équilibrent par le rapport des volumes et des couleurs. Elles me relient en permanence à une organisation rationnelle des éléments géométriques et donnent à mes œuvres un caractère spatial rigoureux. J’ai un rapport avec l’alphabet plastique polychrome que je trouve des plus esthétiques.
Après mon diplôme de photographe qui me relie encore davantage à l’architecture de la nature et du monde, je combine les deux lors de multiples voyages et suis les tendances cinétiques en travaillant dans le monde des effets spéciaux, de la colorisation et dans divers médias à Londres en tant que freelance pendant plus de dix ans.
J’enseigne également diverses techniques picturales mixtes contemporaines et anciennes.
Dès notre première rencontre a jailli la certitude que nous partagions une même curiosité, une même soif de compréhension du monde, un même besoin d’interroger sans cesse ce fameux « réel » dont on nous gave.
Ce questionnement existentiel a modelé de manière forte nos chemins de vie respectifs, Francis choisissant la voie humaniste de la collection raisonnée et de l’érudition, tandis que Jean s‘est tourné vers une pratique artistique s’appuyant sur la photographie. Poussés par les mêmes préoccupations tout en empruntant des chemins complètement différents, nous avons souhaité donner à voir comment nous tentons d’appréhender les forces essentielles de la vie, de l’amour, du temps et de la mort.
francis meyer & jean daubas
Je suis designer de formation et j’ai passé pas mal de mon temps à imaginer du mobilier. De la table à la lampe en passant par le tabouret et les bijoux, le point essentiel a toujours été le même, réussir à réaliser moi même, les pièces que j’avais dessinées. C’est ainsi que je me suis tourné naturellement vers le bois, un médium qui me convient parfaitement et qui a été présent au sein de chacune de mes réalisations. Aujourd’hui et après quelques années sans toucher un crayon, je reviens au dessin mais de manière plus intuitive, avec des formes qui me parlent depuis toujours et que je retranscris sur des pièces de bois. Et oui, encore du bois!
La photographie dévoile, la parole cachée de la lumière. J’ai une croyance, qui est en même temps une rêverie : je crois que le réel, ce que nous percevons par nos maigres cinq sens, ce contre quoi on se cogne, nous parle. Il nous parle et nous n’écoutons pas. Nous sommes trop préoccupés par nos petites affaires pour entendre. Je crois que les enfants, les ermites, les arbres écoutent et certains comprennent. Il est donc possible d’entendre ce souffle, loin des hommes, indéchiffrable et jovial, qui chante depuis la nuit des temps. J’écris et je photographie. Chacun de mes témoignages s’exprime simultanément en texte et en image.
Autodidacte depuis 30 ans.
A la manière de la figuration libre, ma peinture est faites de liberté, d’ énergie, les couleurs s’ entrechoquent sans complexe. Une énergie que je puise a travers les rencontres, la musique, la société par différents thèmes.
Un regard positif dynamique , coloré, qui laisse entrevoir la vie comme un rêve permanent !
Je suis également intervenante en Art plastique auprès de différents publics.
Depuis sa plus tendre enfance, Rosa Maria, d’origine catalane, s’est prêtée à l’art de la sculpture.
Rosa Maria n’a pas hésité, par la suite, à suivre une formation professionnelle. Celle-ci lui sera fondamentale et lui apportera un savoir-faire de base, c’est à dire, l’approche du métier et l’apprentissage de certaines techniques de production. Elle se prêtera à l’exercice de la pose et vivra ces moments comme une prise de conscience de ce que le corps a de féminin, influençant ainsi un grand nombre de ses oeuvres. Rosa Maria, de son nom artistique ROMA, créera son propre atelier de céramique à Strasbourg, en 200, un espace de création où règne une atmosphère méditerranéenne et dans lequel, argile, émaux et bonne humeur sont malaxés avec le savoir-faire et la sensibilité artistique de ROMA.