Type : invite
Martyn Greenhalgh
Mon travail est purement photographique. Ce qui m’intrigue et m’attire dans la photographie est sa dépendance au sujet; l’appareil doit être pointé vers quelque chose. Je ne me lasse pas de la transformation qui a lieu quand le déclencheur est activé, et par la façon dont cette association entre le sujet et cette transformation peut être canalisée pour exprimer des idées et des expériences. Quand je commence à photographier j’ai une fascination presque obsessive pour le sujet qui dure jusqu’à l’achèvement du travail, moment où elle se reporte alors vers les photographies elles-mêmes. Le paysage est une de mes obsessions constantes, particulièrement la frontière entre l’homme et la nature. Je travaille en argentique dans tous les formats (35mm à chambre 20x25cm.) et en numérique.J’ai exposé à travers la Grande-Bretagne, en Europe et aux Etats-Unis. Mon travail se trouve dans les collections privées et publiques dont: Victoria and Albert Museum, Londres.National Gallery of Scotland, Edimbourg.MACBA Museo d’Art Contemporani de Barcelona, Edinburgh City Council.City Arts Centre, Edimbourg.North West Arts, Manchester.Kunsthalle, Bâle.Leipziger Galerie für Zeitgenössische Kunst, Leipzig.Motherwell District Council, Ecosse.
Philippe Lutz
Depuis plus de vingt ans, je publie quotidiennement une photo que j’ai prise en cours de journée, en la mettant en ligne sur mon site Internet La photo du jour. Ces photos sont un peu des haïkus visuels, qui rendent compte d’un instant où il m’a semblé « voir » quelque chose. À ce titre, elles témoignent de mon regard tout autant qu’elles témoignent du monde où je vis. Ces milliers de photographies prises au fil des jours constituent également un énorme réservoir d’images, dans lequel je puise à l’occasion pour concevoir des expositions…
Julien Schleiffer
Graphiste, illustrateur et animateur indépendant, son travail tente de tisser un lien entre un intérêt pour le portrait – thème classique de l’histoire de l’art – et la recherche d’une voie singulière et originale dans la pratique de ce même thème. Confrontant le dessin d’observation à l’expérience graphique au travers d’un médium encore relativement jeune, la peinture numérique. Conjuguant une pratique assidue du croquis in situ (carnettiste et membre de la communauté Urban Sketchers) à une réflexion sur les contraintes et les libertés inhérentes au « digital media ». Ces prises de notes quotidiennes deviennent un champ d’expérimentation, une recherche du point de rupture entre l’essentiel et le superflu. Il présentera quelques carnets et impressions lors des ateliers ouverts.
Michael Hein
Je considère mon travail artistique comme un contrepoint de mon travail de peintre de théâtre, mon gagne-pain, qui se caractérise par un travail planifié en équipe. Tout au contraire les points de départ de ma création artistique: C’est d’errer à travers et travailler devant la nature. De capturer un motif, c’est comme partir à la chasse. La réussite est toujours un grand bonheur. Dans mes œuvres abstraites il s’agit d’inspirations par des matériaux que je sors des déchets et des objets trouvés lors de mes promenades au fil du l’hasard dans la nature. Il en résulte des œuvres multicouches, constitués de structures colorées avec des pénétrations et des superpositions. Mes œuvres sont involontaires, elles ne sont pas formulées conceptuellement, ce sont des émotions délibérément libérées. Elles s’orientent vers la forme libre, loin des limitations telles que le format et le cadrage.
Christian Vogt
Depuis la fin des années 1960, Christian Vogt (né en 1946) a créé une œuvre photographique qui impressionne par son inventivité créative et ses rebondissements surprenants. Il maîtrise l’art du haïku photographique ainsi que la virtuosité du récit associatif avec les images. Pour Christian Vogt, la photographie n’est jamais seulement une image, mais toujours aussi une question de ce qui se cache derrière la surface en termes de sens ou d’histoire. Il s’agit d’une réflexion sur la subjectivité du regard photographique, sachant que l’image réelle n’émerge que dans la perception du spectateur… ». Martin Gasser
Pascale Klingelschmitt
Par son travail, elle tente de répondre par des matières dures (céramique/ verre) à des questions liées aux structures matérielles des organismes vivants. Souvent elle appréhende et confronte les différents acteurs des règnes du vivant dans une relation commune et combinatoire, ce qui lamène également à traiter de la relation au corps, à l’organique. L’hybridation, la métamorphose, la temporalité ou l’entropie sont appréhendées et convoquent intrigue ou dégoût. Le grand thème qui occupe Pascale Klingelschmitt à tous les niveaux est la vie et ses conditions d’existence. Il est question d’espace vital, de la terre, de la nature, de la science, de la position de l’homme par rapport à la nature et la science et de son rôle. Par ces orientations, s’invitent logiquement les questions écologiques. Elle tente d’exprimer une nouvelle vision moins aristotélienne du monde dans laquelle une hiérarchie plante-animal-homme semble avoir atteint ses limites. Entre vie et mort, début et fin, il y a le processus permanent de transformation, de métamorphose aussi bien philosophiquement que dans l’appréhension de la matière et sa mise en oeuvre. Les propriétés des matériaux sont utilisées voire détournées pour arriver à traduire ses intentions dans une vision plutôt contemporaine de la pratique artistique.
Brice Boutry-d’Andlau
LaGraineMère
J’ai toujours dessiné. Pourtant, cinéphile et passionné par l’image, c’est avec la photographie, la vidéo et l’écriture de scénario que je commence mon aventure artistique en autodidacte. A 30 ans, je reprends mes études. Après un DAEU, je reviens aux sources de mon expression visuelle en 2006-2007, en suivant une année de prépa aux Ateliers des Arts Plastiques de Colmar. Par la suite, je réalise une série de toiles, en techniques mixtes, sur le thème de la Naissance, de son Mystère et de la place de l’Homme dans la Nature, en réinventant mes propres mythes. C’est sous la forme d’une graine que se cristallise désormais ce sujet. Par la répétition, je crée un langage primaire, enfantin, pour transfigurer et réinventer le réel et faire émerger un regard nouveau sur ce qui nous entoure. Outre la peinture, je pratique l’illustration jeunesse, et depuis 2022, la linogravure. Cette technique permet d’allier le dessin et le geste de gravure, qui se rapproche de la sculpture. La transposition sur le papier est mécanique : elle autorise la duplication d’une même image à l’infini, en jouant avec le support et les couleurs, donnant une identité propre à chaque impression. C’est sous la forme d’un atelier participatif que je tisse le lien avec le public. J’expose mes œuvres, propose mon univers graphique, que chacun peut s’approprier en imprimant lui-même une plaque et prendre ainsi part au geste artistique. SUM Romuald
Philippe Bader
Ma démarche Je marche. De temps en temps, à un moment précis, très précis, je m’arrête pour faire une photo de quelque chose que je vois. Plus tard, devant mon écran, je regarde la photo avec étonnement. Je la montre, en espérant que d’autres verront ça. Incroyable, le réel ! Parti-pris esthétique La beauté d’une photo ne tient pas à autre chose qu’à son rapport troublant avec le réel. Beauté gratuite, sans autre intention que celle de montrer ce qui est là. Ni pour le rendre joli, ni pour informer, ni par souci documentaire. Ce qui est là, à Guebwiller ou à Rennes, à Dakar ou à New-York. Où des hommes et des femmes vivent, avec leurs autos, sur des croûtes de macadam, avec leurs accessoires, photogéniques comme des cailloux.
