L’atelier de Salème

Baignée dans le milieu de l’art depuis mon enfance, j’ai eu la chance de pouvoir observer nombre de savoir-faire et de techniques. C’est une belle expérience, enfant, avec le maitre d’art verrier Jean-Pierre Baquere, qui m’a donné le goût de ce matériau si particulier. C’est donc tout naturellement le verre que j’ai choisi quelques années plus tard. Mais pour répondre pleinement à mes envies de mise en volume et de mise en valeur du verre, le travail du métal m’a paru indispensable. Je peux ainsi aborder la sculpture, développer les motifs, créer des textures, des matières. Le sciage, le martelage, la gravure sont des techniques que je souhaite développer dans mes créations futures. Mon installation au Tholy, à coté de Gerardmer dans les Vosges m’a permis la création de mon atelier en janvier 2020. Je dispose à présent d’un grand espace de travail pour la réalisation de mes sculptures en verre et métal.

Dominique-Paul Strubel

Chaque identité a son inventeur, toutes n’ont pas vocation au mystère. Car on peut considérer l’opposition entre regarder une photographie et résoudre une énigme, mais faut-il les opposer dès lors que tu les conjugues ? Le débat de la photographie et de la gravure est au centre de tes dispositifs. Mais au centre centrifuge, si l’on peut dire, car l’une et l’autre fuient le centre. Peut-être les deux directions opposées à l’origine se rejoignent-elles : formes intermédiaires, témoins de la connivence des techniques ? Un point de fuite qui prend l’habit de la gravure sans perdre l’identité de la photographie ? Soudain tout se brouille dans la foule des vibrations. Un certain mystère, en effet, subsiste : mystère de l’identité, qui n’est qu’allusivement révélée, plongeur, chasseur, faunes ; mystère de la suggestion, de l’effet, de l’efficience d’une photographie qui voudrait animer un corps, qui semble immobile mais se déploie, diptyque, triptyque, séquence, sillons de la gravure à la surface de la plaque de cuivre ; mystère de la nuit, des pièces d’eau et des forêts dans lesquelles le jeune héros est invité à entrer. Il crie : « L’usage de ma jeunesse fut rapide et rempli d’agitation. Je vis de mouvement et ne connais pas de borne à mes pas ». Stéphane Gounel

Olivier Chatté

« De la méthode à suivre dans l’étude de la nature : Il faut procéder des faits particuliers et composés, qui sont pour nous les plus notoires et les plus clairs, et remonter par l’analyse jusqu’aux principes universels, aux causes des choses, et à leurs éléments simples, qui sont les plus clairs et les plus notoires en soi. » Aristote, Physique. Tome I : Livre I – Des principes de l’être.

Ka

Luka MATHIS alias KA, vit et travaille à Strasbourg. C’est un artiste couteau-suisse, qui aime explorer les techniques et leurs contraintes, mais c’est un dessinateur avant tout. Pour lui tout part du dessin, il crée des banques d’images personnelles dans lesquelles il puise son inspiration. Tel un D.J il aime mixer, assembler, déconstruire pour rebondir, afin de développer une œuvre organique et chimérique, qui s’adapte et évolue sur les différents espaces et supports qui s’offrent à lui. Du feutre sur la feuille de papier, en passant par le collage, le marouflage, la peinture sur toile, jusqu’à la bombe sur les murs, et plus récemment l’aiguille sur la peau avec le tatouage-handpoke.

Pierre Schwarb

De la rencontre au coeur d’un garage avec les fûts d’acier peints et décorés est née l’idée de les transformer à la façon dont un sculpteur travaille un billot de bois. Pierre Schwarb leur donne une seconde vie plus tranquille où il passent du rôle d’objet commun à celui de compagnon élégant et utile d’un quotidien heureux. Toutes ses réalisations sont uniques et élaborées avec le plus grand soin, elles trouveront naturellement leur place dans vos aménagements professionnels ou privés (étagère, comptoir, bar, présentoir, mange-debout, horloge, lampe..)

Sébastien Osswald

A travers des thématiques qui se diversifient, Sébastien Osswald questionne notamment la place de l’individu aujourd’hui, à la fois très connecté aux autres et très isolé. Son travail consiste à montrer des images du quotidien, dont on est abreuvé : selfies, images de mode et autres « peoples », profils de réseaux sociaux… A la différence qu’elles ne sont plus seulement des images, elles sont des tableaux, à la grammaire picturale complexe. Et le regard change, forcément, car la distance s’est accrue, l’angle de vue n’est plus le même ; la contemplation invite à ralentir  et à poser un regard critique. Mais ce qu’il questionne en premier lieu, c’est la peinture elle-même. Sébastien Osswald pose la couleur sur des supports colorés (généralement à carreaux…)  et le motif, qui n’est que partiellement recouvert, devient peinture à son tour. Le tissu choisi participe donc à l’image : il devient trame, il pixellise.

Jade Pastorino

Mes photographies reflètent des ambiances, des paysages et des moments partagés au cours de voyages.