Marina Haller

Je pratique la peinture ainsi que le dessin, gravure et photographie depuis plus de 30 ans.  Les 10 dernières années, je m’inspire de la nature, de ses formes, textures, mouvements, de ses constantes transformations et évolutions.  Et les transgressants en couleurs, matières picturales et images entre l’abstraction et les formes reconnaissables de la nature.  Je fais beaucoup de croquis et de dessins préparatoires pour capter l’énergie de l’état actuel du visible et j’essaye de transcrire une réponse personnelle plastique sur un support.       Les structures vivantes, leurs transformations et mouvement perpétuel, la renaissance et le déclin – la symbiose de la vie – j’essaie de les capter et d’intégrer dans mon expression artistique.  Souvent, c’est une synthèse des observations et de ressentis.  J’utilise la peinture à l’huile, acrylique, pigment, pastel gras sur des grands et des petits formats de toile, carton et autres supports.

Jean-Luc Hattemer

Je travaille d’une manière traditionnelle la figure humaine, animale ou des morceaux de paysages et empreinte aux « objets » leurs formes et intentions pour mettre au monde ma poétique.
Comme « Promenades », une invitation à promener le monde ou sa peau à l’échelle de son corps avec une brouette miroir ou à sculpter des nuages et des îles en albâtre à l’échelle du saisissable.

J’essaye d’être l’anthropologue de mon travail pour avoir de l’entendement avec mes formes de mondiation.
En fin de compte ce qui me motive, c’est ce qui émerge et de constater que cela m’encourage et le plaisir de le partager aux vivants, humains et non humains.

Yann Osswald

Yann Osswald,  artiste « novateur » explore la lumière, les textures et les différentes techniques qui se dévoilent sur des œuvres insolites et uniques, où le réel se mêle à l’imaginaire amalgamant l’illusion, l’abstrait et le réalisme…Un style, une identité subtilement affirmée et déclinée…Un univers singulier interrogeant le visiteur sur différents thèmes.  Des tableaux intrigants, tantôt abstraits,tantôt figuratifs dans des scénographies souvent énigmatiques et surprenantes, jouant sur les contrastes et les formes suggérées. Une invitation à voir au-delà des apparences…

Peggy Nullans

Mes peintures à l’huile réalisées à l’atelier, le sont toujours d’après un modèle ou une photo que j’organise comme un metteur en scène en tenant compte de l’éclairage. La lumière tient une grande place dans mon travail. Des dessins, des esquisses préparatoires me permettent de réfléchir à l’organisation sur la toile. Puis je fais des coulures pour donner du rythme et du volume à l’espace plat du tissu. Je mets en place le dessin avant de commencer le travail avec les pinceaux, les couteaux et la peinture à l’huile. En général, je travaille le fond et la forme en même temps pour donner une plus grande unité à l’œuvre. Je fais également beaucoup de dessins lors de séances avec un modèle vivant. J’utilise alors essentiellement le crayon , l’encre de Chine et les marqueurs.

Gauthier Déplaude

Gauthier Déplaude explore les dimensions électriques de notre environnement quotidien au travers de recherches visuelles et sonores. Le point de départ de son travail est l’émerveillement et l’émotion face aux objets techniques, dans leur singularité, leur imperfection, leur fragilité.

Il invente et fabrique des outils qui les détachent de leurs contraintes fonctionnelles et les invitent à s’exprimer au-delà.

Ses champs d’intérêts esthétiques sont à la convergence du son, de la lumière et du mouvement.

René Jessel

Profil René Jessel 

 

Le véritable sens de l’art, c’est la joie. Pas besoin de comprendre. Ce que tu vois là, te rend heureux, tout est là. L’art doit pouvoir réjouir et guérir.  Constantin Brancusi 

 

Peindre, un acte de résistance depuis l’enfance.  

 

« À 11 ans, suite au décès accidentel de ma mère, j’ai été placé dans un orphelinat. Dessiner et peindre, lire des livres de poésie, était mon unique source de joie. Je pouvais créer et Inventer un monde où il y avait encore de la lumière et de la couleur, et qui me rendait la vie supportable. » Puis, il cite R. Char : Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté. Toute la place est pour la beauté. ». 

 

« Mon initiation à l’art pictural se bornait alors à regarder les images du dictionnaire Larousse.  J’ai arrêté mes études à seize ans après un apprentissage en ferronnerie d’art, alors que je voulais faire de la vitrerie d’art. 

À ma majorité j’ai quitté les institutions pour aller voyager, gardant ma maison natale à Vieux-Ferrette comme point de chute…

Mes voyages m’ont permis la rencontre, et d’échanger mes peintures pour recevoir un toit et un repas. »  

Création de l’atelier du « Geissahemmel » à Vieux-Ferrette en 1985. Aujourd’hui encore, la peinture est pour moi un acte de résistance. 

 

Un ordre échafaudé à travers des suites d’éclairs :  

Pas de théories, pas de dogmes, pas d’écoles.  L’inspiration, les thèmes travaillés naissent d’une nécessité intérieure. L’ordre ne se construit pas dans un traité dogmatique. Il s’échafaude à travers les éclairs, à travers une suite d’illuminations qui peuvent avoir pour thèmes des sujets figuratifs comme les animaux, la forêt, mais aussi sur de longues périodes des recherches dans l’abstraction. Les motifs se succèdent mais ne sont que des prétextes à l’expérimentation et la recherche tel un jeu. 

Le travail « les méandres » (1990) est une expérimentation d’une forme de calligraphie à l’encre de chine. 

 

Puiser des forces créatrices dans la beauté de la nature : 

 

Au plus fort de l’orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C’est l’oiseau inconnu, il chante avant de s’envoler. R. Char 

Les oiseaux sont perçus comme messagers entre dieu et les hommes. C’est pourquoi, ce thème a été abordé depuis de très nombreuses années ; les hirondelles ou les chardonnerets sont des sujets importants dans le travail.

 

L’art fait partie d’un tout vivant : 

Comme chez les anciens artistes japonais, pour qu’un peintre soit reçu par ses pairs, il fallait qu’en plus de savoir peindre, il maîtrise l’écrire d’un poème, avoir marché au moins 1500km et savoir faire la cuisine. 

C’est dans cet esprit en lien avec la nature et son environnement que l’artiste du « Geissahemmel » élève pour son autosuffisance : chèvres, lapins, pigeons et abeilles. Il plante également des arbres fruitiers, et entretient un potager en vue d’une autosuffisance alimentaire. C’est mon engagement personnel pour le respect et la protection de l’environnement. 

La peinture fait partie

Laurence Muller

Le Paradis est comme éparpillé sur toute la terre – et c’est pourquoi il est devenu méconnaissable. Ses traits épars doivent être réunis, son squelette habillé de sa chair : Novalis

Revoir la notion de guetteur d’images et de textes, explorer les voies vers un « dé-montage », construire la possibilité d’une traversée à pas menus, en vue d’inaugurer une vision esthétique du monde, l’exercice d’un rapport renouvelé aux objets, paysages… ; ceci par la présentation, la mise en contact de photographies, de fragments d’objets prélevés dans la nature, dans les archives, d’objets domestiques trouvés dans une maison (outils, bris, vaisselle…)

S’agit-il de l’exploration de la notion d’expérience esthétique, « une flamme entre rien et quelque chose » ainsi que l’écrit Walter Benjamin ?

Des traces de dessins, des collages/assemblages comme des textes tissés en mesure, par une pratique de la collusion, du télescopage d’images issues de sources et de supports divers.

Fragments, éclats, re-montés, un jeu vers une « iconologie de l’intervalle », proposer au visiteur d’aspecter l’écart entre les choses, les objets et un sens nouveau qu’il lui revient d’ imaginer, de créer, à son tour.

Juste la nécessité de tracer, matérialiser par des moyens techniques, presque toujours intempestifs, ce qui est perçu, ramassé : tenter d’accueillir ce qui est donné.

Dominique Laburte

Dominique Laburte, architecte et artiste franco-suisse vit et travaille à Mulhouse et à Paris.  De 1979 à 2017, il partage son métier d’architecte et d’enseignement de l’architecture avec une pratique artistique, qui prend des formes variées: empreintes dans le béton, « Kratzputz », mosaïques, ou sculptures.  Ces interventions reposent sur le dessin et l’écriture. Cette activité est un prolongement du travail architectural.    Depuis 2015, la peinture est devenue son activité principale.   Les œuvres traduisent le questionnement du destin de l’être humain et de son cheminement existentiel dans des paysages imaginaires. Elles figurent des errances méditatives dans des paysages imaginaires.

Marie Sahli

Je crée un art figuratif à la frontière,  entre le vivant et la nature morte, explorant les états émotionnels et les relations entre l’homme, l’objet et son espace. À partir d’objets conçus ou existants, détournés de leur fonction initiale, j’interroge le spectateur et le plonge dans un entre-deux où l’esthétique masque la cruauté. En jouant avec l’effet de surprise, je mets en conflit l’attrayant et l’inquiétant, rappelant ainsi que tout n’est jamais simplement bon ou mauvais.