Nadine Nette

Je peins à l’acrylique et mon moyen d’expression est l’abstraction. L’abstrait est un univers merveilleux qui me correspond, il laisse place à l’imagination, chaque toile est une nouvelle surprise. Je crée avec la spontanéité et les émotions du moment. Je travaille à l’acrylique et j’aime y intégrer des collages des matières. J’aime gratter, peindre, coller et en découvrir les effets. Mes toiles racontent des histoires, mes histoires mais chacun peut y trouver la sienne…..

Evgenia Kashirina

Je m’appelle Evgenia, je viens de Russie. Je donne des ateliers de dessin et de peinture pour enfants et adultes. J’essaie de trouver un équilibre entre l’art académique et expérimental

Annie Tremsal

A la croisée de plusieurs registres, Celui de la photo, prise lors de mes ballades solitaires où marcher n’est qu’un « intensificateur de présence », retravaillées et ciselée comme pour prendre part à l’évolution lente et silencieuse de la nature…Celui de l’espace, le Bi, emprunté à la tradition taoïste de la Chine que je fréquente depuis presque 22 ans, Celui aussi de notre monde industriel où l’acier brut, laminé à chaud, appelle la forme et l’image Celui encore de la couleur par des glacis superposés et délicats, timides aussi… Afin que rien ne s’impose pour qu’apparaissent les choses d’une nature vibrante et apaisée qui m’environne. Faire du dehors un dedans, intime à moi-même et sensible, graphique et vivant. Faire surgir « l’apparaître » afin que s’offre à nous un surgissement qui nous arrache de l’oubli. Et comme le dit Paul Klee, « l’art ne peint pas le visible, il rend visible ».

Philippe Berbet

Dans ses tableaux en trois dimensions, Philippe BERBET interroge sur la consommation effrénée et sur la valeur des matériaux que l’on jette sans y penser. Il a même crée un concept  » CECI N’EST+ ». le concept  » CECI N’EST+ » est un laïus profond, tout part d’ailleurs de là. Le plus est une croix, mais il a un sens, et même un double sens.  » Plus  » en forme négative, comme le néant, le rien, la mort, la perte.  » Plus  » en forme positive, comme le trop, le complément, la vie, le gain. Cette lecture en partie double ne tarit pas d’éloges. Ce serait lui faire affront d’une pensée unilatérale, alors que son art se décline à l’envie comme un pied de nez à la routine et au quotidien. Tout ce qui se jette a grâce à ses yeux, tout ce qui brille illuminera l’un ou l’autre détail, tout ce que la nature produit a une valeur inestimable. Philippe BERBET a pris le temps, dans un long processus de recherche, pour mûrir ses envies, parce qu’il a des choses à dire, mais avec la manière. Sensible à la matière, aux textures, aux couleurs et aux formes, il n’a de cesse de redonner vie à des trésors oubliés. Le déclic est parti de boites de curiosités comme autant de possibilités de collectionner. Car la matière se mérite et la compilation demande du temps. L’environnement a droit de cité, l’objet en lui-même également, mais l’humain est au centre de tout. Les gens sont dans l’image, le paraître, la représentation sociale. La matière, elle ne ment pas, elle se conforte. En opposition, il juxtapose des éléments réputés précieux ( feuille d’or et d’argent ) et du tout-venant, des contenants divers et variés, des natures mortes, mettant ainsi en exergue les étapes de fabrication réalisées par des anonymes, interrogeant sur l’histoire des logos et des marques qui viennent modifier artificiellement la loi du marché, et qui créent, de facto, des inégalités mondiales flagrantes. Les messages sont profonds, mais il y a de la légèreté aussi et beaucoup de sensibilité.

Régine Falbriard

J aime les pierres. Les cailloux au lit de la rivière, les conglomérats du désert…La puissance du rocher, ancré solide dans le temps qui passe. Je suis traversée par une danse changeante, et renouvelée sans cesse. Le plaisir de répéter les gestes, la sensation s’affine, l’énergie vient et s’échappe, alors je sais que je vais commencer. Je touche l’écorce, je caresse la peau, je choisis la couleur, je réinvente l’émotion, j’y crois. Le béton a cette troublante qualité de se muer du liquide en solide. La fragilité devient la force…………….. Je commence et ne sait jamais ce qu’il va advenir. Pourtant, j’ai besoin de la source, c’est la naissance. L’amour me guide et prend corps. Ensuite vient ce qui nait de ce qui s’impose.

Julien Gander

Les oeuvres de Julien Gander sont des fragments de son esprit torturé. Il commence comme artiste d’art brut sans formation, pousser par la libération que lui procure le collage et la peinture sur des grands panneaux de bois. Il réalise ainsi depuis 2004 des collages avec des animaux morts, des photos, des magazines des années 70, du porno, un morceau de barque de clandestins… et tout type d’objets récoltés lors de voyages et de brocantes. L’imagerie parfaite et lisser d’aujourd’hui, sans âme, filtres de beauté instagram et autre « javellisation » de la société sont l’inverse de l’esthétique recherché par l’artiste, pour lui l’imperfection, les défauts sont partie intégrante de la beauté, ils sont autant de détails qui forme un ensemble.

Michèle Munier

Le travail de la ligne se retrouve dans toutes mes recherches, gravure ou dessin, dans une écriture que je veux forte, libre et expressive. Cette ligne qui définit un corps, circule à l’intérieur de lui, peut parfois le démultiplier et le faire 

bouger dans des repentirs qui perturbent le regard. Cela se retrouve parfois dans mes recherches non figuratives, la gravure et les différentes techniques d’impression faisant évoluer le processus créatif. J’aime aller du dessin à la gravure, de la gravure au dessin. Ce qui me plaît le plus dans ma pratique artistique, c’est de chercher, sans savoir où mes recherches vont me mener.

Séverine Oudart

Je travaille le grès de manière franche et libre. Les traces, les empreintes, parfois même les accidents, participent à rendre mes créations expressives. La cuisson au gaz, en haute température, réserve une part d’aléatoire qu’il s’agit d’accepter et qui offre à chaque pièce un caractère unique. Comme témoignage des civilisations et de leurs rituels, des gestes ancestraux ont traversé les millénaires et se trouvent aujourd’hui entre mes mains. Mon intérêt réside dans ce rapport au temps, dans l’archaïsme des techniques de fabrication, l’usage et les formes en tant que support d’expression, leur pérennité, mais aussi leur fragilité. Les objets présents dans la mémoire collective ou dans notre quotidien, leurs détournements, les rapports de forces et de pouvoir qu’ils incarnent, nourrissent mon imaginaire et questionnent la relation au « sacré ».

Valérie Hendrich

Valérie Hendrich est artiste plasticienne, diplômée de l‘école supérieure des Beaux-Arts HBKsaar de Saarbrücken. Depuis 2007, elle vit et travaille en France, et a mené plusieurs projets artistiques en Grande Région autour du langage. Sculptrice, elle s’essaie également à l’installation notamment à travers son projet Lettres miroir.

Bernard Zimmermann

Artiste pluri-techniques, parce qu’aucune matière ne suffit à contenir ce que je cherche. Le fusain me permet l’urgence, l’encre impose la précision, la peinture m’offre, les silences colorés. Parfois, les techniques se rencontrent, se superposent, dialoguent entre. Je ne choisis pas un médium : c’est souvent lui qui s’impose à moi, selon l’énergie du modèle et l’émotion du moment.

Mon parcours s’est façonné dans la pratique régulière, dans l’observation patiente et dans la recherche constante. Je ne cesse d’expérimenter, de douter, de recommencer. C’est ce cheminement qui me définit autant que les œuvres elles-mêmes. Créer est pour moi une nécessité intérieure, un dialogue intime avec la matière et avec l’humain.