Isabelle Thelen

Mon travail s’articule autour de la mémoire, de ces traces infimes que je cherche, collecte et dont j’explore les détails pour les mettre au service de ma narration. En mêlant la texture des tissus à la poésie des mots, je cherche à provoquer l’imaginaire et à questionner notre vision des choses.

Dans mes installations, je choisis délibérément de ne pas, ou peu, intervenir sur les choses, juste les (re)mettre en scène et les donner à voir.

Là est bien mon intention, simplement se laisser saisir par l’instant et la poésie des choses.

Véronique Thiéry-Grenier

Véronique THIÉRY-GRENIER

Plasticienne à Strasbourg, Véronique Thiéry-Grenier peint et dessine, mais fait de régulières incursions dans le domaine du livre d’artiste et de la performance. Sous des formes diverses, la littérature est devenue rapidement un partenaire de recherche. Les thèmes abordés ont tous en commun l’idée du seuil et du non-dit, du silence et de l’absence. Le « rien ».
Pendant quelques années, Véronique Thiéry-Grenier a marqué une pause dans son travail de création, cessant quasiment sa pratique artistique pour se consacrer à l’enseignement (au sein du département d’architecture de l’INSA de Strasbourg, à l’Université Populaire, à l’Université du Temps Libre, à l’IUFM). Puis l’enseignement a laissé place à la reprise du travail personnel de création dans l’atelier, depuis maintenant cinq ans.
Après une dizaine d’années de peinture en noir et blanc (essentiellement du lavis d’encre de chine et du fusain), l’artiste a repris la couleur, dans son lien avec le silence, s’appuyant sur la figuration de ce que l’on nomme « nature morte ».
Lors de l’ouverture de l’atelier, le public pourra voir essentiellement des peintures à l’huile, des peintures vinyliques, et des aquarelles.

Martine Missemer

Pratique la peinture, le dessin, la peinture sous verre et le polychrome traditionnel depuis + de 30 ans dans cet atelier.

Vincente Blanchard

J’utilise le fil de métal comme un dessinateur dans l’espace. Je cintre, je soude, je transforme la ligne en courbes et volumes dont la finalité se veut légère, aérienne et fluide. Dans ses formes primitives, de spirales et de tournoiements, mon travail se veut mouvant évoquant l’idée de rythme, d’accélération, dans une progression à la fois circulaire et ascensionnelle.
Je suis à la recherche de la poésie dans l’esthétique de formes arrondies et cintrées en réponse à la brutalité du monde et je ressens la nécessité d’aborder des sujets environnementaux et engagés, comme une urgence de dénoncer la pression que l’homme exerce à l’égard de notre planète.

Étienne Champion

Étienne Champion explore les manifestations de l’universalité des humains au travers des spécificités individuelles. Pour y parvenir il s’affranchit des effets de la culture et du social.

Il travaille toujours d’après modèle. Sa recherche se concrétise 

par le dessin au fusain puis par la sculpture dans différents matériaux : modelage de la terre, taille de la pierre ou composition des formes en acier corten. L’observation systématique des effets d’ombre et de lumière saisis au fusain sont interprétés dans la sculpture en volumes positifs et négatifs suivant les contrastes.

La traduction des formes dans différentes échelles pouvant aller jusqu’au monumental permet une mise en valeur plastique de chaque élément composant l’ensemble sculptural.

Il en résulte des sculptures fracturées évoquant des bustes ou des corps paysages dont le degré d’abstraction  ou de figuration varie selon l’angle de vue et la distance et qui surprennent, inquiètent, touchent ou bousculent le spectateur mais toujours l’invitent à prolonger leur exploration.

Antoinette Antiguedad

Mes sculptures invitent à entrer dans le monde de l’imaginaire, elles sont enrichies de couleurs tantôt puissantes et vives, tantôt douces et chaleureuses. Mon défi : surprendre mes personnages dans des expressions de rêverie, de joie, de complicité, afin de donner à ressentir et à tendre vers la joie.
Mon désir : accorder à l’observateur une participation active dans l’interprétation de mes créations.

Laura Frennet

Dessiner,
Assembler lignes, formes, couleurs.
Tracer, effacer, peindre,
Composer une image.

Ecrire
Un mot, une phrase, un texte.
Raturer, recommencer, déchirer,
Réécrire.

Modeler,
Malaxer la terre,
Creuser, évider, construire.
Détruire, reconstruire, sculpter.

Rechercher l’équilibre,
Le beau, le vrai, l’harmonie.
Viser la force et la justesse.

Préférer le déséquilibre,
Le fragile, l’éphémère, le mystère.
Accepter le hasard et la surprise.

Chercher, expérimenter, oser.
Varier supports et techniques.
Développer les effets à l’infini.

Mon art se situe à la limite entre suspension et saturation, entre douceur et violence.
Verticalités et ruptures, rondeurs et tendresses, lignes et matières vous invitent à sentir et ressentir.
Partagez mes traces de mémoire, de vie et de survie.

Domineau Philippe

Philippe DOMINEAU
Depuis plus de vingt ans, je peins à l’acrylique des tableaux dans lesquels j’inclue des objets qui sont parfois mis en valeur et magnifiés et où parfois l’objet s’introduit naturellement dans la peinture intriguant le regard et donnant une perspective nouvelle. L’œil parfois trompé stimule l’envie de toucher l’objet afin de rassurer le regard perturbé.
Des jeux d’enfants, en passant par des objets du quotidien, des fruits et des légumes, des bûches de bois ou des morceaux de bois flottés ; tous ces objets, tous ces matériaux apportent une dimension différente au tableau.
Récemment, oscillant entre dessin et peinture, je représente des corps de femmes surgissant d’une emprise de nature boisée. Entre carbone et acrylique, recherchant l’harmonie entre le trait du fusain et la couleur de la peinture , contrastées de noir et de blanc, de peau lisse et de bois rugueux, ces femmes semblent naître, prendre forme et s’élever vers un au-delà où elles aspirent.
La recherche de la sensualité, de la légèreté, et du mystère féminin est en ce moment mon moteur de création de ces personnages. Ces femmes en s’élevant quittent le poids d’une humanité lourde à supporter et aspirées par des cieux plus légers prennent une amplitude corporelle plantureusement libérée.

Lisa Pélisson

Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.

Jean-Luc Schické

La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.