R. Sebastian Schachinger is interested in life. Within his
work, he offers a philosophical gaze on concepts such as time,
work, object-hood and the social constructs associated with
them. Through large-scale installations, sculptures, sound, or
performances, he explores tensions between objects, personal
memories, the body, machines and the various mechanisms and
relationships they engage with each other. Schachinger views
performances, often arising unrehearsed and in its course spon-
taneously, as a practice to learn about the world through physical
experiences – his body as a ready-made and container.
Le modelage est à la base de mes créations. Mes sculptures restent classiques, formelles elles se rapportent à l ‘image du corps, nu, paré ou métamorphosé où la figure féminine est au centre de mon inspiration ainsi que la Beauté pour son emprise et les émotions qu’elle déclenche en moi.
Mes inspirations :
la figure féminine dans l’histoire de l’art,
la mythologie
la nature, notamment inspirée par certains sites archéolgiques ou la végétation enveloppe, envahit et transforme les sculptures.
La couleur s’est également imposée dans ma recherche du travail de surface de mes sculptures : engobes, émaux .
Mon travail de peintre actuel s’inspire de la nature, la montagne la forêt
« Plus le ciel s’assombrit pour l’avenir de l’humanité,
Plus j’ai besoin de lumière flamboyante.
Regarder au-delà de cet horizon qui semble bouché
Plutôt que de sombrer dans cette grisaille désolante.
Je préfère des énigmatiques profondeurs
Délivrer respirations et lumineuses vibrations
Chanter la vie par l’intensité des couleurs
Rêver la nature en perpétuelle transformation.
La puissance d’un tronc qui résiste à la force du vent,
La course poursuite de l’ombre et de la lumière
Qui comme un jeu d’enfants
Métamorphose magique d’une clairière.
Des branches qui fouillent et pénètrent l’espace
Comme des bras et des mains pour se frayer un chemin
Dans la multitude pour sortir d’une nasse
Assurant l’à-venir plus lointain… »
Guy Buecher
La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.
Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.
La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.
Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.
De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.
Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.
Ma source d’inspiration est essentiellement mon environnement proche: mes balades en forêt, mes impressions et sensations lors de ces balades, mes collectes d’éléments naturels..
Je choisis de travailler sur un thème et j’explore ce thème au niveau de la composition, des gammes de couleurs (camaïeu ou contraste), du format. La série Sous Bois m a permis de travailler avec des empreintes de feuilles, de varier la luminosité et le choix des tons chauds ou froids.
J’utilise la technique de l’huile et de la cire qui permet d’obtenir des effets de matière (épaisseur, empreinte, grattage).
Lors des ‘Ateliers Ouverts’, je présenterai des peintures récentes sur toile et sur papier.
Des réflexions sur la dynamique des fluides ou bien la symbiose végétale me préoccupent. J’essaie de les traduire avec les moyens propres à la peinture.
Pour représenter les courants d’un fleuve, il faut se laisser emporter.
Pour peindre un jardin, ne vaut-il pas mieux s’intéresser aux plantes adventices et aussi être prêt à perdre quelques pétales dans les rafales ?
Bei den „Ateliers Ouverts“ werde ich aktuelle Gemälde auf Leinwand und Papier präsentieren.
Ich beschäftige mich mit Überlegungen zur Strömungsdynamik oder zur Symbiose von Pflanzen. Ich versuche, diese mit den Mitteln der Malerei umzusetzen.
Um die Strömungen eines Flusses darzustellen, muss man sich mitreißen lassen.
Ist es zum Malen eines Gartens nicht besser, sich für Unkraut zu interessieren und auch bereit zu sein, ein paar Blütenblätter iim Wind zu verlieren?
L’arrivée d’internet m’a accompagnée dans mon passage à l’âge adulte. La manière dont elle a révolutionné le mode de diffusion des images a aussi profondément marqué mon parcours artistique. Comme toute ma génération, j’ai été fascinée par l’accroissement exponentiel de mes champs de recherches, sidérée par la masse de matière iconographique à laquelle j’accédais et par le flux incessant d’images auquel j’étais soumise au cours de mes errances sur internet. A partir de 2005, j’ai décidé d’ordonner mes navigations sur internet. J’ai ainsi commencé des collections d’images en cherchant à classer la masse iconographique qui s’étalait devant moi. Mettre en relation des images entre elles était une façon de redonner de la mesure et du sens aux flux d’images auxquels j’étais soumise incessamment. Ces classements s’élaborent au gré des analogies visuelles, des émotions et des sensations que les images m’évoquent. Puis naissent des couples d’images. J’identifie des similitudes formelles, je traque les échos narratifs et symboliques entre les photos.
VESLINA SALUSTRA est artiste contemporain·e autodidacte. Iel bidouille et collectionne, façonne et farfouille des formes, des sons ou des usages pour imaginer des fictions guérisseuses et cathartiques. Des obsessions émergent : cafetière italienne, tricotin, boulettes de feutre, plats protéinés, tisanes oestrogène-likes, collections de galets, autoportrait à la flemme… Veslina se joue du réel et de la fiction dans chacun de ses gestes. Dès son enfance, iel a développé une fascination pour le plancton : entre visible et invisible, ces êtres vivants nourrissent à la fois les baleines et ses propres recherches sur l’inframince. Iel a été bouleversé·e par l’exposition Vernis-schnaps pendant les ateliers ouverts de la Drêche en 2024. Pour 2026, Veslina prépare une installation immersive – fruit d’un travail en visio-cocréation. A chacun de ses projets, iel s’entoure d’une dizaine d’assistant·e·s et ouvre ainsi son œuvre sur un dispositif social en constante évolution.
Mon travail est principalement axé sur le thème du paysage. Ce paysage sera interprété et dépaysé en quelque sorte par l’exercice de la peinture. Je travaille sur des formats différents qui vont de la miniature au très grand format, pour offrir un panel de sensations optiques et corporelles.sé en quelque sorte dans l’exercice de la peinture.