Photographe indépendant depuis 1995.
Vit en Alsace.
Travaille sur le portrait et le paysage/territoire dans son rapport aux éléments et au sauvage.
MADANI rapporte de ses voyages la mémoire des terres lointaines.
Dans son travail des écritures et des graphismes évoquent un alphabet mystérieux.
Au-delà du plaisir visuel de l’œuvre, il y a quelque chose de tactile et profond dans son travail.
Des impressions, des atmosphères, des couleurs irradiées de soleil se traduisent par des ocres et des couleurs chaleureuses.
Dans mes images je mélange les communautés humaines et animales. Leurs élaboration nécessite décors, paysages et forte empreinte de l’histoire. Des microcosmes se créent, théâtres qui me passionnent.
Je privilégie une approche intuitive à partir de longues recherches dans des bouquins jaunis. J’en extrais des flux, des réseaux, des connections inattendues qui me permettent d’élaborer des mises en scène de sociétés grotesques et sarcastiques.
A chaque spectateur de tirer ses fils et trouver son chemin dans ces images à énigmes.
J’utilise l’encre de chine, la sérigraphie et les anciennes techniques de gravure à l’eau forte.
Je m’intéresse à différentes problématiques liées aux conditions de production artisanale des objets et leurs enjeux ainsi qu’aux notions de patrimoines matériels et immatériels. En développant l’étude de terrain comme méthode de travail et outil de projet, je tente de déconstruire les dichotomies entre théorie et pratique, ou encore conception et réalisation. En effet, ce qui m’intéresse n’est pas tant la production de l’objet en soi, que la co-construction de son contexte, la co-intentionnalité qui émerge de la situation étudiée. Cette vision du design comme discipline située ouvre ainsi mon rapport à l’objet à de multiples dimensions sociales débordant très largement de la seule question des usages, de la fonction ou de la forme. Il s’agit en effet de prendre en compte aussi bien le contexte d’émergence de l’objet que les conséquences sociales, morales, politiques, environnementales ou encore spirituelles de sa production. Jusqu’alors spécialisée dans le domaine de la production artisanale, je l’envisage comme un moyen, comme une alternative, pour une humanité du design où le coût social des objets est un soucis premier.
Le travail artistique de Laura Geigant est inspiré de nature, de voyages et de mythes. Les œuvres originales sont réalisées à partir de plusieurs techniques de dessin, photographies, peintures, sculptures, parfois réalisés dans l’instant, parfois élaborées sur plusieurs années. Le temps pour l’artiste de trouver la solution « plastique » à son intention de représentation. Tableaux carrés, en bois ou toiles sur cadres, dessins, aquarelles, encres, gravures, sculptures, installation de laines, aux couleurs vibrantes et ou graphiques. Ces œuvres sont visibles à l’occasion de manifestations artistiques ponctuelles, ou sur rendez-vous.
Mélody Seiwert est une photographe plasticienne née en Lorraine en 1960. Elle réalise de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Elle célèbre les domaines photographiques par une pédagogie qui permet à de nombreux publics d’appréhender les processus de création par les médias de l’image.
Pendant une quinzaine d’années elle se consacre à une série photographique, nus, portraits et émotions. Décrypter les corps : corps nus, corps en mouvements de danseuses et de danseurs et corps absents des tombes. De l’exploration du corps est venu le désir d’appréhender le visage. Ces empreintes qu’elle prît à travers un procédé original excluant le boîtier photographique, reflètent une momification, comme si l’empreinte photographique dévoilait non pas le présent mais le futur de sa propre mort. Cette investigation autobiographique l’ouvre progressivement à l’existence de l’autre et à l’altérité.
Un voyage en Slovaquie l’amène à s’intéresser aux populations tziganes, puis en Roumanie avec les Roms. Plus tard elle vit une vraie rencontre avec l’Afrique et les visages de ses multiples générations. De ces expériences, plusieurs séries de type reportages/témoignage verront le jour. L’intérêt des instances publics pour ces épreuves photographiques lui ouvrira un champ de transmission et de partage auprès de groupes scolaires, résidence d’artiste financée par la Ville de Strasbourg ainsi que par l’Unesco au Cameroun. En 1995 la Bibliothèque Nationale acquiert un choix de dix-sept œuvres parmi cinq de ses séries pour son fonds photographique.
Une autre série, menée dans les années 2000, a permis le témoignage et l’exploration de la vie des centenaires en Alsace. Les nombreuses expositions ont donné lieu à et d’un film documentaire de 26 ‘ et à un ouvrage : « Portraits et destins de Centenaires en Alsace. » Le projet dans sa globalité a été soutenu par toutes les instances régionales : Ville, Région, Département.
Dans la cohérence de sa trajectoire de recherche, scrutant le visible, les formes de l’humain et la manifestation de la sénescence inhérente au corps, Mélody Seiwert explore à présent le micro monde végétal et ses phénomènes de putrescence infinies qui, comme en un orgasme cosmique, explose la matière vers le Tout originel.
Mon travail s’articule autour des vécus personnels et des territoires.
Artiste peintre et graveur née à Mexique et arrivée en France à Strasbourg en 2011
Son œuvre intimiste flirte avec le réalisme magique latino-américain.Actuellement elle a un atelier à La Meinau ou elle travaille et propose aussi des cours et stages de peinture et de gravure.
Adhère actuellement à la Maison des Artistes.
Photographie
œil éveillé & cœur battant
Au recommencement, la photographie fut ma méditation, ma réunification, mon ancrage à l’ici-maintenant. Transmutation de l’absence en rencontre, elle devint mon ouverture à l’autre et au monde.
Ensuite, ce fut un style qu’il fallut créer. La voûte céleste fut ma révélation : c’est l’obscurité qui permet aux étoiles de nous émerveiller. Mon style sera alchimie en clair-obscur et les étoiles vont apparaître dans mon univers grâce à la danse.
Je développais alors mon éloge de l’ombre. Cette claire pénombre qui sied aux apparitions divines, cette obscure clarté qui sculpte les étoiles, sublimera la beauté, composante visuelle de l’idéal du Kalos kagathos.
Pour mes quarante ans, je troque ma maison de famille contre un loft brut à la Manufacture, que je vais développer pour en faire ma Factory : un lieu pour y faire danser les étoiles, photographier, créer, exposer, y vivre mon art.
Dans un monde de made in et de ready-made, j’ai mobilisé toutes mes ressources au service de l’expression de mes valeurs : on ne photographie bien qu’avec le cœur et le portrait me permet de privilégier le NOUS que je crois supérieur au je.
J’aime les créations à 4 mains ou plutôt à 2 cerveaux, 2 regards et 2 cœurs.