Sébastien Haller

Plasticien sculpteur né à Mulhouse, je pratique la sculpture depuis 1999. Je travaille le métal. J’ai démarré ma pratique artistique par la réalisation de tableaux en fils de fer qui racontent des histoires d’hommes, de femmes. Instantanés sortis de mes moments de contemplation du monde contemporain, j’aborde au fil des ans différentes techniques de travail du métal : d’abord des tôles découpées aux dessins précis et acérés, figuratifs et graphiques puis des pièces en acier découpées au laser. Depuis 2001, je réalise des sculptures en acier découpé thermolaqué ou en acier corten qui sont exposées, et certaines vendues partout en France. Mes sculptures souvent anthropomorphes, sont des invitations à se projeter ailleurs, à se détacher de la rudesse du monde pour le percevoir avec humour et poésie. La nature, le vivant, les hommes, les animaux sont des sujets récurrents dans mon travail. Je développe régulièrement des projets de commandes publiques et privés, aussi bien pour des architectes, promoteurs immobiliers, mairies, que pour des particuliers.

Christophe Hamm

Pour ses photographies d’art, Christophe Hamm travaille la matière : ses clichés se font à la fois sculptures et peintures. Son art habituellement discret saute ici directement aux yeux. Minéralités graphiques ou jeux colorés, les lignes se jouent des cadres successifs et les flous accélérés stabilisent étrangement des compositions épurées et raffinées, en curieux oxymores photographiques. Dans chacune de ces œuvres sophistiquées, on retrouve néanmoins une démarche familière : cadrages dignes des grands maîtres, sens de la couleur et surtout apparente banalité du thème transcendée. Subtiles variations, ces images sont bluffantes. Non pas qu’elles trichent, bien au contraire, mais précisément parce qu’elles révèlent la quintessence, autrement dit la qualité pure des êtres et des choses, avec un petit supplément d’âme tout en délicatesse, tendresse et pudeur. Catherine Jordy Docteur en histoire de l’Art

Brigitte Bourdon

  • Développe un travail personnel autour de la mémoire

utilisant le textile, le papier, le fil, et l’écriture… prenant

plusieurs formes plastiques : gravures, sculptures, et grandes installations…

Le texte, le mot, le signe, son fond et sa forme, la place de la femme dans cette image souvent réductrice du textile et de son identité voilà quelques thèmes récurrents de sa production.

Utilisant le glanage dès ses premières installations : « Hommage à elle ou les vêtement d’une vie » Caen 1979 à la Comédie de Caen. 

Adepte de la sérendipité  dès que celle-ci alimente et nourrit sa réflexion sur la place de ses matières de prédilection  dans la société et leur impact mémoriel.

 

Camille Brès

Je peins à l’huile sur toile ou à la gouache sur papier. Je peins d’après des photos prises à l’extérieur ou en studio. Je mets en scène mes proches en m’inspirant, de grands tableaux de l’histoire de l’art, de la publicité ou de concepts psychanalytiques. Dans tous les cas, il est question de problématiques intimes et les mises en scène me permettent de mettre une distance, un filtre, pour que ces données personnelles deviennent des sujets. Je peins directement ce que je vois dans mon atelier: L’espace, les outils, les objets, la plante verte. Je peins des autoportraits. La peinture me permet, grâce à ses différents états, de créer l’illusion d’une unité, alors que je compose mes images avec des éléments provenant de sources diverses. Je prends les décisions de couleurs, de formes ou de traitements en peignant, un choix en entraînant un autre. J’use de la matière picturale, de sa capacité à recouvrir, à voiler, à colorer, pour créer une unité artificielle. Puisque je laisse beaucoup de place à ce qui advient pendant le temps même de la peinture, en général, les idées premières ne résistent pas longtemps. Les sujets sérieux ou affectifs basculent dans l’absurde, ceux plus légers gagnent en gravité. Cette mécanique découle, à mon avis, de l’ambivalence des sentiments que m’inspire le monde.

Pauline Dubost

La peinture sous verre est merveilleuse. Le verre donne au tableau une lumière étincelante, les couleurs sont éclatantes. On plonge dans le tableau, ses couches, ses transparences et dans les eléments. Vivants et organiques, ils composent le tableau en harmonie avec la figure. J’aime quand la peinture raconte une histoire, qu’elle oscille entre réel et monde rêvé, que le spectateur se perde dans un univers un peu chaotique mais toujours tendre.  Les repères propres à la figuration, nous rattachent à nos souvenirs. Les eléments, au traitement plus  abstrait, sont plus sensuels et sensoriels.  Je joue à perturber les sensations du réel par la peinture et son traitement plastique, par la couleur et avec la lumière.  J’ai trouvé en la peinture à l’huile sous verre l’extase de peindre. Ouais, carrément. Elle est devenue « mon médium ». Fabuleuse technique, elle me donne envie de travailler, d’expérimenter, de chercher, de comprendre et de m’émerveiller inlassablement.

Valérie Demenge

De son oeil d’artiste formé dès le plus jeune âge, Valérie Demenge a gardé une sensibilité particulière pour capter et retranscrire les lieux qui l’entoure. Avec ses études d’architecture d’intérieur à Camondo, ce sont d’abord des lignes et des perspectives saisis sur des croquis qui se projettent sur des aquarelles aux couleurs méditerranéennes et pastels. De ces ébauches résultent des toiles abstraites travaillées entre Paris et l’Alsace qui, avec le temps, se sont désagrégées en un ballet de formes et de contrastes diffus. La technique de l’huile et des textures font alors cohabiter l’ombre et la lumière. L’étude des espaces de vie quotidiens fait naitre des constructions éphémères auxquelles les tableaux de Valérie Demenge peuvent rendre une vie durable. En partant de la contemplation d’un intérieur, de la nature (avec les arbres et les châteaux des forêts vosgiennes) ou de la ville (des toits de Paris ou Rome aux grattes-ciels de Chicago ou aux ponts de Porto), c’est la même lumière universelle qu’essaye de transmettre Valérie Demenge qui considère ses tableaux comme des « passeurs de lumière ».

Magalie Ors

Après une formation universitaire de trois ans, Je me consacrais à mes propres expérimentations. Pour moi la matière picturale n’est pas prédéfinie, mais présente dans tout. Ma sensibilité me poussant vers des techniques éthérées, non immédiates et en perpétuelle évolution, je me suis tournée vers une technique mixte à l’encre, à l’acrylique parfois, et au papier collé, arraché, gratté, déchiré, superposé. La vision du paysage s’impose d’emblée comme un référent, un champ d’expérimentation et d’expression. Bien qu’omniprésent et commun à tous, le paysage côtoie l’intime, le particulier, le souvenir, l’émotion. Je travaille souvent d’après une photo. L’image se retrouve alors nue et brute. Un souvenir se superpose à un moment ou à un autre et imprime une émotion, et l’image retrouve avec la peinture, substance et présence physique. Ce mécanisme d’éloignement et de rapprochement successif apporte la distance nécessaire pour revenir à l’essentiel, à l’essence du paysage.

Claude Lory

Dans mon travail plastique, j’utilise les matériaux les plus divers, le plus souvent issus du quotidien. Avec eux, je joue, j’expérimente, je tisse et je fabrique des volumes.Pour fabriquer le plaquage, l’homme installe le tronc d’arbre sur un tour à bois, sorte de grand taille-crayon. Cette machine va le démembrer et le dérouler. Il peut ainsi voir passer tous ses rayons médullaires à plats ; trace d’une histoire mise à nue. Dans mon travail artistique, je redonne corps à cette matière, par une action méticuleuse et lente, telle une méditation. Je ré enroule ce plaquage rayon après rayon comme un mantra énoncé, sorte de cheminement de pensée. Je reconstruis le début d’un paysage dans lequel des végétaux imaginaires reprendraient leur chemin vers une expansion, exploration de formes et de croissance.

Agnès Weill

Mon travail est une exploration récurrente de la couleur, une expérimentation de superpositions, de juxtapositions, de transparences. La réalité n’est qu’un point de départ, prétexte à faire infuser et diffuser les couleurs. J’aime travailler vite, de manière « jetée », peindre des séries en parallèle parce qu’il faut explorer tous les possibles. Mes gestes tantôt amples, tantôt saccadés font se confronter et s’accorder (parfois, j’espère) taches et graphismes. En peinture, j’utilise des pigments et une émulsion (dite de Wacker), à la recherche de transparences. Parmi les infinies possibilités techniques de la gravure, j’aime le bois « à plaque perdue », avec ses superpositions de couleurs, ses passages successifs plus ou moins bien calés, comme autant d’occasion d’accidents. Sur le zinc, je pratique l’aquatinte et l’eau forte, façons de continuer mes recherches sur les rapports entre lignes, valeurs et textures.Dans mon musée imaginaire j’ai déjà mis : les ciels d’Eugène Boudin, les fenêtres (ouvertes) de Pierre Bonnard, les gravures sur bois de Munch et … beaucoup de peintures de Per Kirkeby.

Noémie Chevaux

Noémie Chevaux est autodidacte. Elle a développé son langage dans son propre univers, avec sensibilité, humour, poésie, finesse et souci du détail. Riche et multiple, elle développe des créations protéiformes qui explorent le dessin, la peinture, le collage, la sculpture, la photo ou l’art digital. Noémie laisse son intuition et ses recherches la guider vers les clés scientifiques qui ouvrent les portes de chemins impossibles. Avec douceur et délicatesse, l’artiste crée des variations sur la vie, le corps et l’espace-temps. Ses abstractions ne sont que d’apparence et le spectateur est enveloppé par ce débordement d’énergie, voyageant du microcosme au macrocosme, sur le fil entre le visible et l’invisible, au gré des chemins spirituels, des émerveillements scientifiques, du regard acéré et de l’imagination sans limite de Noémie.