Virginie Bergeret

Illustratrice et plasticienne, ma pratique varie entre albums jeunesses, carnets de croquis et expositions. Mes influences et mes inspirations proviennent de voyages, de cultures populaires et de souvenirs familiaux. En parallèle, je partage mon désir de créer avec différents publics dans les écoles, les associations et les médiathèques.

Lili Tarentule

Artiste plasticienne et illustratrice strasbourgeoise Lili Tarentule explore la fragilité du vivant et l’empreinte de l’humain sur la nature. À travers la gravure, la peinture et le dessin, elle crée des paysages oniriques peuplés de figures hybrides, témoins d’une nature en constante mutation, tantôt protectrice, tantôt menacée. Inspirée par les atmosphères vaporeuses de William Turner et les visions symboliques d’Odilon Redon, elle développe  dans ses peintures un langage visuel où se confondent minéral, végétal et humain, brouillant les frontières entre ces univers. Ses œuvres en noir et blanc, marquées par une gestuelle instinctive et des textures brutes, traduisent sa fascination pour les formes organiques et leur transformation. Quant à ses illustrations, elles mettent en scène des animaux dans un univers doux et épuré. À travers ces images, elle explore la tendresse du lien entre l’humain et le vivant. En exposant la beauté et la vulnérabilité du vivant, elle invite à une contemplation sensible et engagée de son rapport à la nature et propose une réflexion sur un monde en équilibre fragile, où chaque être semble pris dans un cycle perpétuel de métamorphose.

Jade Rousset

Tout est une question de dualité, ou plutôt d’allers-retours. Mon travail de peintre me permet de prendre conscience que mon corps évolue dans une atmosphère. Je retranscris ces moments où corps et espace se rencontrent. Je ne suis pas dans la représentation. C’est une suite de couches et d’additions qui se met en mouvement sur mon médium, nourrit des éléments qui m’entourent. Tout devient impressions. Trop imprécis pour être un paysage mais trop évocateur pour n’être que de l’abstrait. Je me détache naturellement d’un possible objectif de départ. C’est un vide dans lequel je continue sans cesse de creuser. Il me nourrit. Puis, ma peinture m’échappe dans d’autres regards. Elle devient autonome. J’apprends alors que peindre c’est être solitaire, mais ça ne prend pas vie dans la solitude.?

Christophe Hohler

Les personnages que Christophe Hohler met en scène ont quelque chose de fascinant. Le terme de fascinant ne rend pourtant pas avec suffisamment de précision ce qui se produit exactement au moment où nos yeux se posent sur ces personnages. En fait, ces frêles silhouettes s’offrent à nous avec une évidence si déconcertante que nous en sommes bouleversés. En contemplant ces êtres désarmés, saisis à des moments anodins de leur existence, nous réalisons combien nos regards sont conditionnés, entravés. Depuis longtemps, les convenances ont recommandé de ne pas dévisager avec trop d’insistance nos sembla- bles. Ne doit-on pas soigneusement éviter de croiser trop longtemps un regard ? La bienséance nous interdirait-elle aujourd’hui de voir l’autre (de le comprendre) ? Christophe Hohler lève ce tabou, en tant qu’artiste, en tant qu’homme, il refuse de se conformer à ce genre de convention. Alors, quand on lui pose la question d’où pro- viennent toutes ses figures, l’artiste répond en toute simplicité « c’est en peignant que le sujet se révèle ». Voilà un certain temps, en effet, qu’il n’a plus besoin de modèle devant lui pour donner un corps à ses silhouettes. C’est que sa vigilance mentale mobi- lise sa mémoire visuelle et son empathie. Cette fusion guide ses mains, et en quelques traces fulgurantes surgissent Celui-ci, Personnage 12-01, Individu 1, Groupe de réfu- giés… Car il peint vite, très vite. Il faut l’avoir vu, ne serait-ce qu’une fois : en quel- ques lignes colorées, il invente un corps et lui assure l’allure désirée. On comprend alors qu’il a intégré une multitude d’observations et qu’il a mémorisé les formes que peuvent prendre certains états psychiques. Et il les érige en véritables images sympto- matiques. Il modèle la figure avec son jaune, avec le bleu, le rouge. Le rouge surtout, celui de la vie. « C’est en peignant que le sujet se révèle »… Il ne cherche pas l’indivi- dualité, ni la ressemblance, il débusque, avec une précision infaillible qui lui est propre l’humanité dans les êtres. Il en capte une part intime, leur fragilité, leur dignité lumi- neuse. Celle que nous refusons de voir et qui justement ici nous fascine. Claude ROSSIGNOL

Christophe Chabot

Les polyptiques de cette nouvelle série sont l’un des fruits d’une expérience individuelle et collective : Renaissance, Amour, Amitié, dépassement de Soi ont guidé l’Esprit créateur dans nos actions et dans nos Vies. La photographie est ici l’une des allégories de cette traversée.

Emmanuel Georges

Je suis photographe auteur (et aussi pro pour la communication publique) depuis plus de 30 ans. Les images présentées pour cette édition seront essentiellement issues de mon dernier travail « America Rewind » exposé à ST’ART galerie La Chambre en 2017, au CEAAC et à Mulhouse (galerie Hors champs et Filature) et qui a fait l’objet d’une monographie éditée par Hatje Cantz. Je présenterai quelques images issues d’autres séries, notamment « Photo 2000 », et d’autres tirages jamais exposés.

Léontine Soulier

Illustratrice vivant et travaillant Strasbourg, Léontine Soulier, par ses images, parle de son histoire et du monde qui l’entoure. On y voit des bribes de vie, des extraits de paysages qu’elle a foulés, des corps, parfois hybrides, qui se mêlent à la nature, les choses qui la révoltent, l’apaisent ou la dérangent. Avec poésie et toujours par métaphores, elle essaie de semer finement des idées, des sensations, d’en dire un peu, mais pas trop. À chaque lecteur·ice de lire ses images avec son propre vécu, son ressenti, et son identité. Léontine aime mélanger et découvrir des techniques, que ce soit sur de petits formats papier ou bien sur de grands murs. Patsels à l’huile, crayons de couleurs, gouache tous se mêle dans des ses dessins aux couleurs explosives ! Elle a aussi à cœur de parler et partager son travail lors de rencontres ou d’ateliers.

Mimi Von Moos

Mon travail artistique base sur une approche conceptuelle. Ce sont des projets qui sont dû à l’idée de créer, d’élargir un espace imaginaire ou un espace pour le possible et de le rendre accessible. Un endroit a toujours un impact sur son environnement. Des actions artistiques dans l’espace publique redessinent nôtre perception de la localité. C’est une raison pour moi de m’engager pour établir l’ancienne synagogue de Hégenheim comme endroit pour l’art.

Vincent Malarte

Travaux en cours:  » térébenthine essentiel, matières encore, énergies, couleurs, …lumière! »