Chantal Tolwek

Dessiner C’est comme marcher sur les chemins caillouteux Arpenter les sentiers, griffonner le papier, courir et respirer Crapahuter, graver, colorier, peindre & assembler Gestes lents, quelquefois rapides, mais toujours le dessin D’abord le dessin… Extrait de l’exposition «Exode» – Saint-Dié-des-Vosges

Pascal Henri Poirot

PHP par Henry Cow (extrait)trad:Ruth Goodwin. Dés le début des années 80 ,et comme tant d’autres Poirot est un « sérial painter » Les  canapés ,les architectures,le chantier,les objets, le théâtre de l’atelier et ses acteurs, forment une fiction figurative ou le mythe affleure dés qu’ on le convoque et a la visite de curieux livres peints d’assez grands formats,des carnets de croquis anciens s’empilent dans la grande étagère de l’atelier et semblent nourrir la production Depuis je crois 2000 il peins la peinture du paysage , tout d’abord la ou l’archéologue termine son travail de découverte au pinceau :dans le livre « l’ocre du lœss » ,puis avec les Vosges ,curieusement d’après des décors de théâtres parisiens de la période 1870-1914, la ou apparaît le mythe de la « ligne bleue » , enfin il attaque maintenant une série nommée « Austral » motivée par un périple en 1996 dans le désert australien et la rencontre avec les artistes des antipodes. Les échanges et des résidences en Australie puis en Nouvelle-Zélande se poursuivent avec les séries en cours (Execution..etc) Un travail avec la ruche et l’abeille (,L’arbre-rucher,l’alvéole) commence également en 2010 sur le chemin des passeurs…

Aymery Rolland

Aymery Rolland, peintre et graveur, vit et travaille à Gries en Alsace. Formé à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, où il suit notamment l’enseignement de l’atelier Courtin, il obtient le DNSEP en 1991 après un parcours à l’École nationale des arts décoratifs de Limoges. Depuis plus de trente ans, il développe une œuvre singulière, reconnue pour la force de son dessin, la rigueur de ses compositions et l’intensité de sa palette.

Son travail pictural est décrit comme « une peinture à la fois robuste et paisible qui manifeste de toile en toile les plaisirs forts de la couleur et la joie de peindre ». Aymery Rolland construit ses images en recadrant, morcelant et déstructurant l’espace, jouant des harmonies et dissonances chromatiques pour créer une présence visuelle puissante. Ses toiles éclatent de couleurs — bistres, bleus gris, verts, bruns-rouge, oranges, blancs crème, indigos — sans jamais perdre la précision du geste ni la cohérence de la composition.

L’artiste puise ses motifs dans les objets simples du quotidien : « une théière, un peigne, un accordéon, des fruits, des fleurs ». Cette attention au réel nourrit une œuvre que Gaston-Paul Effa qualifie de « solaire », un « point de combustion entre le fruste et le contemplatif » où la matière devient lumière. Dans ses gravures, notamment ses eaux-fortes et aquatintes inspirées des architectures de son enfance, il explore « des camaïeux subtils que permet cette technique qu’Aymery pratique depuis son passage à l’atelier Courtin ».

Lauréat du Prix de gravure P.M. Rigal (1999) et du Prix de gravure Pierre Cardin (2000) décernés par l’Académie des Beaux-Arts, Aymery Rolland expose régulièrement en France et à l’étranger. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques, dont l’Artothèque du Limousin, le Cabinet des estampes de Colmar et le Conseil régional du Languedoc-Roussillon.

Pinto

Pinto travaille divers matériaux, il marie les éléments, le bois, le métal, le cuir, la pierre et à partir de là, la fusion mystérieuse se produit, l’énigme de la création investit l’espace. Un dialogue s’instaure avec la matière. Cette matière que l’on croit inerte est bien vivante, il faut savoir l’écouter, lui parler, la comprendre, établir un climat de confiance avant de la soumettre à la forme, il faut en faire sa complice. Car si l’osmose n’est pas là la matière ne se livre pas, elle résiste, s’esquive! Le secret est de partir de l’ordinaire pour aller vers la beauté sublimée.

Sophie-Dorothée Kleiner

 Sophie-Dorothée KLEINER travaille avec la paille, le bois et l’aquarelle pour explorer matière et couleur, de rendre sensible sa perception du paysage et du vivant.

Régine Reymann

A l’atelier je cultive une cour-jardin, une immersion dans le végétal comme présence méditative au monde ou pour raconter des histoires. Un brin d’herbe au creux de la main fait advenir la présence de tous les éléments, terre, eau, feu, air, espace. L’humain apparait en filigranes par des mains, pieds, cœurs ou maisons et, ce qui m’intéresse là est d’exprimer l’interdépendance entre l’humain le végétal, la nature, les éléments, le cosmos. J’expérimente et associe des approches et techniques multiples, pochoirs, empreintes, dessin d’observation, découpage et collage. Beaucoup d’œuvres se présentent en polyptyques, ou en suites pour multiplier les points de vue, exprimer d’infimes nuances ou créer une «symphonie visuelle».

Sibylle Knapp

Sibylle Knapp est illustratrice de formation. Elle a exercé ce métier en tant qu’activité principale pendant plusieurs années. Depuis 2000, elle se consacre à la peinture de paysages. Sans pour autant abandonner l’illustration. 

En tant qu’illustratrice, elle aime la proximité. Le nez au-dessus de son bureau, elle travaille sur de petits formats, attentive aux détails, aux gestes minuscules, aux scènes de la vie quotidienne. Elle observe les attitudes, les expressions, les interactions discrètes. 

En tant que peintre, elle lève les yeux et prend du recul. Elle essaie de capter des paysages, des lumières, des couleurs qui traversent l’espace et le temps. Elle explore l’atmosphère, la vibration d’un ciel, la densité d’une ombre et la chaleur d’une fin de journée. 

L’illustration réclame du détail, tandis que la peinture oblige au contraire à l’oublier, à plisser les yeux pour chercher une sensation plus large, plus ouverte.

Ces deux pratiques dialoguent en permanence. Ensemble, elles construisent son regard et nourrissent sa manière de créer.

Simone Adou

Ma création est une réflexion sur la possibilité de nous élever au-delà de nos limites matérielles, pour rencontrer la conscience pure qui nous place exactement là où nous devons être ; elle est une quête ascensionnelle, une manière de prendre de la hauteur par rapport au monde, aux êtres.

Mes outils sont à l’image de la pensée : le pastel, le fusain, les pigments, qui, à travers leur essence volatile, expriment la nature fragile et évanescente de toute chose.

Le Papier, support quasi exclusif de mon œuvre, induit le processus d’impermanence : une deuxième peau, à travers laquelle respire le Désir…

Susanne Janssen

La pratique de Susanne Janssen peut se comparer à la démarche archéologique : dans son œuvre d’illustratrice, elle décompose les différentes strates d’un récit, transfigurant en profondeur la narration afin de générer une création contemporaine. L’onirisme des images dépasse le cadre figé de la double-page, assurant une mise en perspective et en lumière inattendue des textes.La redécouverte de la gravure a profondément inspiré ses recherches et créations en réorientant son travail d’illustratrice et de plasticienne.

Heurgothique

Je m’inspire beaucoup de la nature. Ses couleurs et ses formes foisonnantes. Ses fleurs, ses feuillages et les petites bestioles qui s’y cachent. Je les transforme à ma façon, à travers mon imagination. C’est une manière de m’exprimer, de partager avec d’autres mes passions, ma façon de voir. Comme dans la nature, je n’aime pas le vide. Je couvre entièrement mes dessins et mes céramiques de motifs colorés. Comme dans la nature, la ligne droite n’existe pas, la spirale est mon point de départ. La perfection mécanique non plus. Je laisse mes couleurs couler, mes pièces pencher, je me dis que… c’est comme ça. Comme dans la nature, mes pièces comportent plusieurs strates. Les couches inférieures recouvertes par les couches visibles déterminent la forme finale. Comme dans la nature, mon atelier est un lieu de production, un monde en soi où se ressourcent mes trois passions : céramique, aquarelle et gravure. Re-transcription des paroles de Morgane Salmon, 2019