Anne-Marie Schoen

J’aime imaginer une création en équilibre, juste au bord du temps, accessible à tous, qui vive et s’enrichisse d’ échanges et de partages en jouant avec tous les matériaux y compris les sons et les mots.

Alexandra Gerber

Depuis son diplôme obtenu en 2005 à la HEAR de Strasbourg, Alexandra Gerber peint, sculpte, modèle, explore, enfante, sème et assemble des objets issus du vivant.

Elle embrasse une multitude de chemins comme autant d’univers disponibles à sa pulsion créatrice : films en 16mm, sculptures sur bois monumentales, peintures à l’huile sur feuille d’or, sculptures grandeur nature de terre et de laine, crânes d’animaux dorés et réanimés, racines exhumées des tréfonds de la forêt, empreintes de spores d’amanite tue-mouches, polypores aux yeux de braise et autres masques issus des règnes végétaux et fongiques. Sa créativité effrénée se développe aussi sur le papier ; romans, poèmes, dessins “automatiques” peuplés de créatures insolites, portraits fantomatiques à l’aquarelle, comme si la main devinait naturellement ce qui se cache dans l’invisible…

Impossible de connaître la suite : chaque territoire exploré conduit à de nouvelles découvertes. Rien n’est jamais acquis, ni figé. Tout se transforme inlassablement en obéissant à l’appétit des matières, dans une danse exploratoire ouverte sur l’inconnu.

« Faire feu de tout bois, et même de l’invisible », c’est la spécialité de l’artiste, qui a étendu son champ de sculpture à la psyché humaine, et à travers des rituels, conduit des personnes à des transformations intérieures, en rebranchant l’humain à la dimension archaïque de son être, à la structure de l’univers…

Est-ce de l’Art ? Du chamanisme ? Un jeu de piste, un conte métaphysique ? Tout cela à la fois !

Alexandra l’incarne en vivant et créant à Steige en lisière de forêt, à cheval sur les mondes, et ne faisant aucune concession sur la sincérité de l’élan. Ce qui rend la chose éphémère, fugace, magique, et échappant totalement aux projets institutionnels.

Jacques Thomann

Après de longs mois  d ’ absence, je  retrouvai   l ’ atelier.  Je me laissai aller à l’éblouissement de la  couleur pure, de celle qui donne corps à la forme, à la ligne, à l’espace.  Ce chant nouveau n’ est pas sans vertige ni questionnement. 

            J‘avançai dans le brouillard, émerveillé, sublimant seule la matière composée. Fallait-il ces longs chemins  de traverses pour toucher du doigt la simplicité  du langage poétique,  sa  musicalité ?  

               « Le choc de l’émotion cause l’expression »  Etel Adnan

Steph Poulette

Pour créer, j’ai besoin de toucher et de manipuler les matériaux. J’utilise ceux que j’ai chinés, ramassés, récupérés… Plus ils sont usés, plus ils m’inspirent. Mon travail commence avec de vieux objets, du tissu, du métal, du bois et des images, que je triture, assemble, coud, cloue ou colle sur différents supports. J’aime jouer avec les couleurs des éléments bruts. L’ajout d’images de figures humaines ou animales, donne un sens à cet assemblage hétéroclite. Je cherche à faire naître des tranches de vie, dans ces petits univers imaginaires. Je souhaite me replonger dans la fraicheur et l’innocence du monde de l’enfance, rempli de découvertes et d’expérimentations, imaginaires ou réelles, sans aucun préjugé. J’aime offrir des associations visuelles improbables, décalées, poétiques et drôles. La forêt n’est-elle pas la ville des animaux sauvages ? La ville n’est-elle pas la forêt des personnes dites civilisées ? La cohabitation des deux est-elle possible ? Ce questionnement sur la place de notre société et la place de la nature sauvage, m’intéresse tout particulièrement.

Olivia Benveniste

Olivia Benveniste est une dessinatrice française basée à Barr, à 30 km de Strasbourg.
A la mine de crayon et parfois en dessin animé, elle représente des formes : figures humaines ou figures de la nature.
Elle fait apparaître les choses que l’on connaît, hors-contextes, seules. Ces choses sont belles, fragiles ou fortes de par leur étrangeté.

Marie-Amandin Duverger

J’exprime par le dessin, la peinture et la sculpture des petites choses qui me touchent dans mon quotidien (une feuille morte, l’oreille de ma fille que j’allaite, etc.) en allant jusqu’à de grands paysages. Mon travail est traversé (souvent inconsciemment) par les questions existentielles qui me taraudent, le mystère du mal, la blessure, la mort ; la fuite ou la résilience de l’homme face à ces événements.

Lou A A

« Lou Amoros Augustin a étudié à l’école La Cambre de Bruxelles ainsi qu’a celle des Beaux-Arts de Toulouse d’où elle sort diplômée en 2016. Elle consacre la majeure partie de son temps à dessiner et fait évoluer son travail dans différents domaines tels que l’illustration, le dessin mural, le spectacle vivant et depuis peu la création textile. Elle puise son inspiration dans l’observation de celles et ceux qui l’entourent. »

VGthal

VGthal est un artiste basé à Strasbourg. Anciennement chimiste, aujourd’hui pyrotechnicien d’intérieur, sa pratique s’articule autour de la performance, de la vidéo, de l’installation et de la sculpture.Il prend le parti de positionner le jeu comme générateur de ses créations. Il détourne les mots, les objets, les images. Une grande partie de sa réalisation est basée sur le feu. Il en découle une série de peintures projetées à l’explosif, des sculptures d’objets de récupération, des installations d’objets carbonisés. Chaque séance est documentée par des vidéos.