Gabriella Benevolenza

Dans ma peinture actuelle je rends compte de la nécessité de capter les sensations et de rester dans l’instant. Mes sujets sont variés: objets, paysages, scènes de vie se figent dans une attente incertaine. Si  je ne suis pas attachée par la représentation scrupuleuse de la physionomie, du costume, d’un arbre ou d’un animal je n’en rends pas moins compte des attitudes. Traquant à des moments divers une vérité visuelle fugitive. Cette peinture évocatrice, en quête de lumière est le fil conducteur de mon travail. Et ,bien qu’entretenant des liens étroits avec la tradition liée à la représentation réaliste, je refuse une peinture académique et codifiée.

Pelseb

Né en 1967 à Chalon sur Saône, Sébastien PELLETIER-PACHOLSKI débute la photographie dès l’enfance. Inspiré par des photographes humanistes de l’école de Paris, il profite d’un métier nomade pour assouvir sa passion de paris à Nice, à Nantes, à Calais, a Privilégiant sa sensibilité à une technique éprouvée, il choisit la scène de son théâtre, puis attends que les acteurs prennent place.

Frank Hügle

Mon principe d‘après Man Ray (14 mars 1945)“La liberté, c’est un autre élan – ce terme ne se réfère pas a la liberté de réaliser ses objectives au détriment des autres – mais c’est la liberté d’atteindre la réalisation de ses propres idées.” La photographie transforme l‘instant entre l’avenir et le passé en présent. Un spectateur peut s’immerger dans ce présent – malgré son absence physique – par les photos et s’attarder aux images.C’est un concept qui sous-tend mes photos et emmène leur spectateur avec eux à un lieu, un moment, une pensée, un sentiment qui a trouvé son expression à partir d’une réalité dans une image.La plupart de mes photos possèdent une intention: imaginé, ressenti, subit par mon existence. Les autres photos m’attrapent dans l’instant.La deuxième partie de la création de l’image commence par déclencher la caméra. Cette deuxième partie est réfléchir, comprendre, compatir, enrichi d’une autre grande passion de moi: la musique.Pour moi, la photographie est un moyen de produire des images, comment la cuisine est un moyen de faire de la nourriture: c’est le résultat wui compte, mais le processus pour y arrive, c’est la vie.Je pense en photos – je parle en images.

Michel Boetsch

L’OISHOMME

Quelque chose s’impose du silence du monde.

Quelque chose s’impose de la solitude.

Et autre chose s’impose dans ce silence, que j’ai mis du temps à cerner et que je serai tentée de dire comme la sensation de l’absurde.

Etre seul, en tête à tête avec un Oishomme renvoie d’une autre manière « d’imaginer Sisyphe heureux ».

Empruntons ces mots à Camus et imaginons l’Oishomme heureux…

Les ailes ligotées au corps, l’Oishomme se tient debout.

Il est là, hic et nunc, envers et contre tout, condamné à vivre dans les méandres de l’absurde, enchainé à sa condition.

Et pourtant, il est debout. Incroyablement digne. En pleine conscience de cette condition et s’il renonce à espérer, il ne renonce pas à vivre.

D’entrée de jeu s’impose la matière qui le façonne et que le Golem pourrait jalouser. L’Oishomme de par son essence appartient à l’ordre naturel.

Ceci le pose singulièrement dans une destinée qui rejoint celle du Golem: naître des quatre éléments inscrit d’emblée dans la vérité de l’ordre naturel et de la mort.

Tout est posé. Il faut juste pouvoir l’entendre et accepter ce qui ne peut être changé pour reconnaitre le champ de ses possibles.

Appartenir à l’ordre naturel et en accueillir les contraintes par des prises de conscience constamment renouvelées.

Dépasser ainsi la vaine révolte contre l’absurde et prendre sa mesure dans son rapport au monde.

Cet engagement est le combat d’une vie.

Cet engagement est ce à quoi l’Oishomme nous invite.

Il est donc ligoté, lié à sa condition mais peut-être aussi à ses impossibles, à ses peurs, à ses lâchetés. Il est ligoté mais sa tête est dégagée.

Et il peut donc lentement dépasser sa colère contre les pouvoirs opprimants et le leurre des idéaux allant des religions au nihilisme qui justifie le pire.

Le corps est ligoté mais il apprend peu à peu que le cœur, que l’esprit et que l’âme peuvent habiter le monde.

Et il arbore alors ce profil magnifique au port altier emmanché d’un long bec comme un signal silencieux de la révolte, un cri sans écho, bec fermé.

Parce que le for intérieur ne se crie pas.

Il est debout et se consacre au seul travail d’une vie : être-là le temps imparti au plus près de son exigence de sincérité avec lui-même, avec l’autre et dans l’altérité du monde.

Appartenir au monde pour « à part tenir » dans la pleine lumière de sa finitude.

Tenir sans arrogance mais avec l’élégante confiance que seul confère la beauté de ce qui s’accorde. Il faut imaginer l’Oishomme heureux …

Isabelle Schmitt

Caroline Laffargue

Au cours de sa dernière période picturale, Caroline Laffargue a souvent marqué ses toiles d’une empreinte urbaine au goût d’asphalte et de ciment des mégapoles américaines dont elle a foulé le sol.Après quelques années de pause, le voyage reste le moteur d’une inspiration qui prend cependant un chemin différent. En effet, il s’éloigne des origines urbaines et tend vers la nature, l’exotisme, le vivant.Les oiseaux.L’artiste en extrait toute une beauté, invitant à l’observation.Ouvrir nos yeux, penser, rêver, réfléchir.La touche subtile du geste donne une tension gracieuse mêlant la flamboyance de l’animal à une catastrophe annoncée. L’artiste réussit un tour de force en associant l’éclat, la délicatesse naturelle de l’oiseau qui contraste terriblement avec ce fond sombre, symbole d’une forêt amazonienne perdue.Les accords entre les formes et les couleurs nous plongent dans cette opposition saisissante d’un avenir sombre pour l’environnement et l’espoir de l’oiseau lumineux. Les peintures sont un zoom sur la nature nous forçant à voir sa fragilité, son importance et sa puissance.C’est une empreinte écologique que l’artiste couche sur ses toiles. Les oiseaux symboles de liberté et de paradis menacé prennent une dimension militante. Sa main, ses pinceaux, ses couleurs servent ses œuvres porteuses d’un message engagé.¬

Diti

Autodidacte, mon travail d’artiste-peintre, en techniques mixtes, se décline dans 2 univers: – l’abstrait, qui est mon sujet de prédilection. Principalement inspiré par des éléments de la nature. Des oeuvres dans lesquelles je laisse s’exprimer formes et couleurs.- les portraits peints sur bois, avec un jeu de transparence et de connexion entre le sujet peint et l’arrière-plan.

Michel Galliot

Michel GALLIOT vous propose ses montages artistiques commeautant de visions d’actualités passées, présentes et futures.Le plus souvent, il s’agit de personnages emblématiques de notrehistoire, qu’ils soient anciens ou contemporains.Son regard d’artiste mêle différentes techniques graphiques,collages et montages en couleurs, procédant à l’interpellation decelui qui regarde.Faisant appel à une esthétique presque militante, la présentationde ses oeuvres se comprend comme une mosaïque ou comme desélément séparés, pouvant vivre par 2, 3, 4, et plus…À accrocher sur vos murs tel une sorte « d’Art-street » chez soi !…

Robert Guhmann

Robert Guhmann réalise des peintures à l’huile de grands formats, mais aussi des oeuvres de techniques mixtes au fusain, pastel, craie, acrylique ainsi que des collages et sculptures. Bienvenue à l’atelier pour les découvrir!

Phans

Travail combinatoire sur le mot, la matière, le concept dans les domaines de la sculpture du volume du design ou autres supports.

Michel Burkhard

Maître incontesté du collage « Scratch » qui, à sa manière, découle très légèrement du marouflage pour la raison première que chaque œuvre recourt au collage mais très partiellement. Chaque œuvre, en effet, et sur sa surface entière, utilise les découpages scalpés sur journaux et revues constituant en quelque sorte la palette. Le rouleau adhésif pour sa part se mue en véritable pinceau. Alors c’est bien le mot « Scratch » qui, rappelant le bruit de découpe du ruban, caractérise phonétiquement les travaux de Michel. (J-G Samacoïtz)