Yun-Jung Song

Ses œuvres sont traversées par ses origines, et liées à son expérience d’exilée, et à la mémoire tant personnelle que collective. Elle pratique la sculpture en céramique, le dessin et l’installation et porte son attention tout particulièrement aux différentes techniques qu’offre la céramique.

Sophie Guillemin

J’ai grandi dans le sud de la France, depuis 2014 et après cinq années d’études aux Beaux-Arts d’Angoulême, je suis venue m’installer a Strasbourg.
Je me situe plus dans le champ de l’illustration jeunesse, avec comme source d’inspiration Henri Galeron, Bernadette Després ou Delphine Durand. J’aime les livres jeux et les cherche-trouve où je m’y perd avec plaisir.

Valerie Etterlen

Née en 1987 à Guebwiller, Valérie ETTERLEN est une artiste plasticienne qui vit et travaille à Strasbourg. Diplômée des Beaux-Arts de Nîmes avec une spécialisation dans les pratiques éditoriales puis dans les métiers du livre à l’IUT Michel de Montaigne de Bordeaux, son travail est marqué par le souci du détail, la précision du trait et le rapport au temps dans l’acte créatif. Son travail,proche du naturalisme, interroge le rapport au vivant, sa place, sa fragilité face à son exploitation par l’Homme, mais aussi sa beauté et sa fugacité.

Hélène Fuhs

Née en 1965 en Lorraine.Diplômée des Arts Plastiques de Strasbourg,elle obtient le premier prix du Club de la Presse à S’TART 2003 ainsi que la distinction Toile d’or de l’année 2013 de la Fédération Nationale de la Culture Française. Peintre professionnelle ,elle ouvre en 2007 une Ecole de peinture à Saverne.
Hélène Fuhs présente sa série « A Fleur de femmes »et nous propose un monde fait de poésie et de questionnement.

Jean-Jacques Schummer

Peintre figuratif – Elève aux ateliers publics à l’école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et aux ateliers publics à l’école des beaux- arts de Nantes

Katy Ollif

Katy Ollif vit et travaille dans la maison-atelier “la note bleue” au sud de Vienne, dans la vallée du Rhône.
Dans les années 70/80, parallèlement à un travail dans l’animation culturelle, elle créée costumes et décors pour la scène et montre ses tableaux de tissus dans des expositions collectives.
En juin 1996 elle installe sa première exposition personnelle de collages (suivie par une cinquantaine d’autres à ce jour) et la même année entre à la Maison des Artistes.

Mathilde Seguin

Des Vues – Mathilde Seguin
Texte de Catherine Charlier

« Si je pouvais redécouvrir le travail de Mathilde Seguin, j’aimerais que ce soit par hasard, au détour d’une rue que je connais, que j’ai arpentée mille fois sans bien la regarder, sans bien lever les yeux du bout de mes pieds. Ce serait une façade et sur cette façade, une fenêtre qui n’a rien à faire là. Un fragment d’architecture comme un point d’interrogation, qui oblige le flâneur à s’arrêter un instant. Un fragment d’architecture impromptu qui vient questionner tout l’ensemble.

Mathilde Seguin utilise la photographie pour créer des bâches qu’elle pose sur les façades de bâtiments publics ou d’immeubles d’habitation : une fenêtre d’appartement remplace celle d’un hôpital, du linge sèche sur la façade d’un bâtiment public. Les espaces publics et privés se rencontrent, se combinent. Le flâneur explore les rues à la recherche d’autres étrangetés. Il scrute, examine, sourit puis passe son chemin. Non, ces géraniums n’ont rien à faire là.

Son travail Des Vues a débuté en 2005 et, outre ces installations, rassemble plusieurs expositions et éditions. Au centre, le paysage urbain sans cesse questionné, démonté, re-monté.
La ville rêvée par Mathilde Seguin est faite de lignes de toits, de cheminées, d’antiques antennes TV. Elle est faite d’errements, de surprises, de contrastes. Les perspectives des gravures sont noires et grises, les maisons de ciment blanc ont laissé une trace sur les murs avant de disparaître. Des façades venues de différentes villes se rencontrent et se combinent en un paysage urbain inconnu. Mathilde Seguin change de modus operandi, utilise des techniques différentes (métal, gravures, objets, papiers peints…) et réussit à toujours surprendre celui qui regarde.

Son catalogue de papier peint est peut-être le point d’orgue de ce travail. Il se présente comme l’instrument d’un VRP insensé qui proposerait de quoi recouvrir les murs avec le paysage urbain de son choix. Un décor utopique. Une ville à coller.
Nous voyons défiler, au fil des pages, des villages fleuris et des villes musées, des banlieues et même le plan d’une cité idéale. En noir, en gris, avec des tampons, déclinés. C’est une somme incroyable, à la fois dans la maîtrise des techniques, mais encore dans l’obstination à déboulonner nos représentations. En ce sens, Des Vues est bien une utopie. Le meilleur lieu et celui qui n’existe pas. « 

Myrtille Béal

Sculptrice textile : Coudre, pour moi c’est assembler de manière visible ou invisible des chutes tissus élus. Je donne vie à un personnage, à un animal ou un être hybride. Coudre, c’est comme construire sa vie avec des certitudes et des doutes. Le travail est long. C’est s’accorder le temps de penser dans le va et vient d’un geste répétitif. La pièce grandit grâce à de petites piqûres. Elle m’occupe, m’obsède et m’échappe. Je sais quand elle est finie. Elle va occuper mon espace de vie, elle est une compagne. L’intention est de me laisser surprendre, l’objectif est de créer quelque chose d’infiniment personnel mais qui provoque le questionnement chez l’autre. Elle est le fruit arrivait à maturité d’observations, de découvertes et d’ actualités brûlantes.

Frédérique Rusch

Frédérique Rusch joue avec les références et les codes artistiques comme sur une aire de jeu : elle met en perspective Mondrian et Charles Burns, reproduit Roni Horn, fait converser Agnes Martin et Ed Ruscha. A travers des techniques diverses, ses productions ont principalement pris la forme de livres diffusés dans les réseaux de micro édition. Le volume et la recherche d’un vocabulaire plastique singulier et minimal sont au coeur de sa pratique actuelle.

Patrick Seyller

Urushi tsugi & Kin tsugi.   Jointures de laque & jointures d’or.  La restauration de céramiques avec des préparations de laque naturelle, par des artisans Japonais, est une technique documentée depuis le XVIe siècle.  Animée par la pensée Taoïste, cette pratique est portée par un idéal esthétique, philosophique ;  le Shabi.  La pratique des “jointures de laque“ restaure  l’objet et affirme les lignes de force d’une brisure, suggère une compassion aux objets du quotidien, fêlés ou brisés. Elle introduit un nouveau cycle de vie et d’utilisation de l’objet.