Travaux en cours: » térébenthine essentiel, matières encore, énergies, couleurs, …lumière! »
Travaux en cours: » térébenthine essentiel, matières encore, énergies, couleurs, …lumière! »
J’ai toujours dessiné. Pourtant, cinéphile et passionné par l’image, c’est avec la photographie, la vidéo et l’écriture de scénario que je commence mon aventure artistique en autodidacte. A 30 ans, je reprends mes études. Après un DAEU, je reviens aux sources de mon expression visuelle en 2006-2007, en suivant une année de prépa aux Ateliers des Arts Plastiques de Colmar. Par la suite, je réalise une série de toiles, en techniques mixtes, sur le thème de la Naissance, de son Mystère et de la place de l’Homme dans la Nature, en réinventant mes propres mythes. C’est sous la forme d’une graine que se cristallise désormais ce sujet. Par la répétition, je crée un langage primaire, enfantin, pour transfigurer et réinventer le réel et faire émerger un regard nouveau sur ce qui nous entoure. Outre la peinture, je pratique l’illustration jeunesse, et depuis 2022, la linogravure. Cette technique permet d’allier le dessin et le geste de gravure, qui se rapproche de la sculpture. La transposition sur le papier est mécanique : elle autorise la duplication d’une même image à l’infini, en jouant avec le support et les couleurs, donnant une identité propre à chaque impression. C’est sous la forme d’un atelier participatif que je tisse le lien avec le public. J’expose mes œuvres, propose mon univers graphique, que chacun peut s’approprier en imprimant lui-même une plaque et prendre ainsi part au geste artistique. SUM Romuald
Dominique Haettel développe une pratique artistique axée sur la réinterprétation d’éléments oniriques, surréalistes et irrationnels. Dans ses créations (dessins, peintures, assemblages, photographies) il est constamment à la recherche de ce qui se cache derrière… au delà des apparences. Le côté « inachevé » de ses représentations imaginaires crée un sentiment de mystère et d’attrait et amplifie le pouvoir suggestif de l’œuvre, entraînant ainsi le spectateur dans un monde chimérique et fantasmagorique. Ce langage plastique drôle, parfois sarcastique et une esthétique hors norme côtoient la notion d’« Unheimlich », (l’étrangeté inquiétante), en nous interpellant de manière sensible, poétique et humoristique sur l’ambivalence de notre rapport à l’image, au beau, au laid, au saugrenu.
Concepteur lumière depuis 1998, je conçois et réalise des projets de mise lumière de bâtiments et de sites urbains ou paysagers. Depuis 2017 je réalise des animations lumières sur le principe du vidéomapping et assure la direction artistique et la réalisation des contenus vidéos.
Parallèlement depuis 2001, dans mon atelier, je modèle l’argile avec l’obsession des visages et des expressions. Je me laisse guider par la pâte et voit naître entre mes doigts des portraits sculptés par le temps, figés dans l’expression d’une émotion ou d’un sentiment intérieur.
J’exacerbe les tensions musculaires, je force le modelé de la peau, je retire cheveux et cils pour renforcer la théâtralité de l’expression et forcer l’attention sur le visage.
Mes têtes imaginaires inspirées par l’instant ou par des photos de personnes anonymes, cherchent à exprimer un état de l’âme et à provoquer chez le spectateur une émotion similaire en invoquant le souvenir d’un moment de vie ou d’une expérience individuelle.
Je travaille par série pour explorer différentes approches dans la relation de la sculpture au socle ou encore pour appréhender le lien entre l’expression des visages et leurs corps, corps et mouvement ébauchés ou présents.
Le travail de séries me permet d’écrire une narration et de provoquer des interactions nouvelles entre les pièces mises en scène. Ainsi chaque pièce devient l’élément élémentaire d’un ensemble qui permet d’opposer l’individu à la foule, le singulier à l’universel.
L’argile une fois façonnée, est cuite à haute température dans mon propre four. En fonction des séries, j’aborde alors le biscuit selon plusieurs techniques inspirées par les traditions de la polychromie. Par une succession de couche, de patines et de lavis à l’huile je souligne les expressions par un rendu hyperréaliste.
Sur d’autres séries j’applique plusieurs couches d’émaille ou d’engobe à la façon des Terracotta et prends beaucoup de plaisir à explorer et me laisser surprendre par l’aléatoire, par les accidents et merveilles que je découvre en ouvrant le four.
Les effets de matière enrichissent alors les volumes du corps et de la tête.
Mon travail s’articule autour des notions de trace et de mémoire, ce que j’appelle le fantôme réel , soit une réflexion picturale autour de ce qu’il reste d’une existence ou d’un événement. Chaque trace laissée sous quelque forme que ce soit est un indice précieux qui nous permet de se faire une image plus ou moins précise de ce qui a pu se produire. Ma démarche est avant tout observatrice : je collecte, je contemple, je photographie chaque détail qui me touche, qui pourrait par sa seule présence raconter une histoire. Je veux faire parler les objets morts , leur donner de la voix là où justement leur utilité s’est évanouie. Tout ce que nous touchons, tout ce qui nous entoure est un prolongement de notre propre corps ; le paysage, les bâtiments, les objets sont des extensions. On pourrait dire qu’ils sont les organes inorganiques de notre existence et témoignent ainsi de notre vécu après même notre disparition. C’est principalement au travers de la photographie argentique que je construis mon travail, je la vois comme un spectre, un instant qui n’apparaîtra plus jamais, le fameux « ça a été » de Roland Barthes. Elle est une apparition, créée par la lumière qui devient image, elle se matérialise. Cette idée de matière persiste également au travers d’autres expérimentations dessinées, installées car c’est bien la matière qui est marquée par le temps, grâce à quoi on peut deviner les traces et les faire parler. Ma recherche, à la fois archéologique, artistique et matiériste se veut l’interprète d’un certain passé,le mien, celui des autres. On ne peut construire un « après » sans connaître l’ « avant ». Nous déambulons dans un monde jonché de stigmates qui contribuent à nous façonner
Ma démarche Je marche. De temps en temps, à un moment précis, très précis, je m’arrête pour faire une photo de quelque chose que je vois. Plus tard, devant mon écran, je regarde la photo avec étonnement. Je la montre, en espérant que d’autres verront ça. Incroyable, le réel ! Parti-pris esthétique La beauté d’une photo ne tient pas à autre chose qu’à son rapport troublant avec le réel. Beauté gratuite, sans autre intention que celle de montrer ce qui est là. Ni pour le rendre joli, ni pour informer, ni par souci documentaire. Ce qui est là, à Guebwiller ou à Rennes, à Dakar ou à New-York. Où des hommes et des femmes vivent, avec leurs autos, sur des croûtes de macadam, avec leurs accessoires, photogéniques comme des cailloux.
Robert, après avoir passé un CAP de modeleur sur bois est parti à l’âge de 19 ans pour un tour du monde de 3 ans en s’inspirant de Châteaubriand qui disait que « les voyages forment la jeunesse ». Ayant toujours eu une âme d’artiste, cet autodidacte de l’Art se retrouva dans différents pays où il s’initia par exemple en Afrique et en Asie particulièrement aux sculptures locales et par la suite au Canada à la photo.
C’est entre art et peintures, sculptures et pop art que Renato Montanaro façonne ses oeuvres. Innovant, Renato a mis en avant des concepts inédits, tels que la peinture 3D. Ses idoles ? Picasso et Michel Ange.