… née à Tcheliabinsk (Russie), est une plasticienne et metteuse en scène basée en France. Elle travaille à la croisée des formes expérimentales d’opéra, de performance et d’installations activées, dans lesquelles l’espace, l’objet et le corps s’efforcent de coexister et d’interagir sur un pied d’égalité, en étant également des matières sculpturaux. Son approche prend souvent la forme d’une recherche transdisciplinaire (avec des biologistes, chimistes, parfumeurs) et d’expérience multi-sensorielle. Donc l’aspect sonore et olfactif sont quasi-toujours présentes dans ses recherches.
Au cœur de ses recherches se trouvent les questions de la memoire, de traumatisme collectif, d’écoféminisme, de fragilité, d’animisme et de réactualisation du genre de l’opéra (au sens large, comme de l’art pluridisciplinaire, Art Total). Elle travaille également avec les matières qui font écho avec ces themes de recherche: plâtre, porcelaine, mousse, tissus, terre, pain.
Apolline Agard est artiste plasticienne pluridisciplinaire. Sa pratique s’articule autour de l’écriture, du dessin, de la gravure, de la performance, de la vidéo et du théâtre.
Elle imagine des projets hybrides collaboratifs, participatifs ou itinérants entre arts-plastiques et arts vivants au côté du Collectif Même-Acabit, de la compagnie Vert d’eau et de la compagnie Métronome(s).
”J’interroge les formes que peut prendre le conte aujourd’hui dans le champ de l’art contemporain. Lorsqu’un cycle de création se termine, ces formes d’écritures variées me permettent d’envisager une nouvelle pièce permettant de circuler dans cet univers se jouant du décalage entre le réel et l’onirique : la poésie itinérante. Je me consacre alors à la mise en scène de mes pièces en l’ouvrant à la collaboration (musique, lumière, jeu, danse) et en intégrant des non professionnels”.
Son premier souvenir? Un oiseau réalisé en papier gratté. C’était en maternelle. Son deuxième souvenir? Un portrait de Robespierre dessiné en combinant uniquement de lettres «c». Impressionné, son instituteur de CM2 a été ravi de pouvoir le garder en souvenir. Quelques décennies plus tard, Youcef en parle encore avec une fierté particulière. Aujourd’hui, l’artiste s’exprime en noir et blanc parfois, en une explosion de couleurs souvent. Des tonalités très colorées, voire «flashy», dit-il, pour «faire remonter un élément particulier» de l’œuvre en devenir, pour «mettre du relief». Youcef a notamment réalisé une série d’autoportraits hurlants rappelant Le Cri de Munch. Tout son univers n’est pas si sombre. Que ce soit au feutre noir, mais aussi et surtout avec le pastel sec ou l’aquarelle, il laisse parler son imagination loin des contraintes de l’hyperréalisme. D’ailleurs, l’oiseau de son enfance ne l’a pas quitté, qui se retrouve fréquemment dans ses œuvres. «J’aime les oiseaux. Ils sont comme des anges, avec leurs ailes.» Avec ses créations, il invite à voyager ailleurs, plus loin.
Mots clés. Dessin, pastel sec, aquarelle, imagination, oiseaux, anges, cris.
C’est dans «le plaisir de l’abstraction» que Yann Bruckmuller se délecte. Quand des images lui «viennent dans la tête – de couleurs, de formes…». Ce n’est donc pas pour rien que sa période préférée, en histoire de l’art, est le XXe. Le siècle qui a vu naître et/ou s’épanouir des géants comme Schiele, Klimt, Klee, Hundertwasser, et surtout, pour Yann, Rothko et De Staël, que ce soit en Europe, en Russie, en Amérique. Une affirmation pleine et entière, évidente. Des représentants de l’art moderne, de l’expressionisme abstrait, de l’art abstrait. «Des styles peu communs. J’adore ça!», s’enflamme-t-il, alors qu’il constelle délicatement l’intérieur d’un abécédaire fait de lettres extra-bold de ronds, traits, matières et vides. Le Franco-Autrichien a découvert l’art moderne au cours de ses études, au lycée puis à l’université. Ces connaissances, il les a enrichies au gré de lectures personnelles, étoffant encore davantage un bagage culturel très hétéroclite. Alors qu’il naviguait déjà entre arts plastiques et histoire de l’art, il s’est entouré aussi de musique, de théâtre ou encore de photographie. Ayant également suivi une formation de médiation culturelle, il s’épanouit toujours, à côté de ses moments créatifs, en animant des ateliers artistiques, que ce soit avec de jeunes enfants ou des personnes âgées en Ehpad.
Mots clés. Art abstrait, art moderne, art contemporain, abstraction.
«Magnifique…» Le mot vient spontanément à la bouche de Thierry Heidt quand il décrit les couleurs qu’il emploie pour accompagner ses dessins ou ses gravures, œuvres qu’il habille d’une délicate innocence. Les nuances de vert, pomme, kaki, jade, olive, tilleul, qui lui rappellent l’herbe, les feuilles, les sapins, et les marches qu’il effectuait, enfant, dans les montagnes avec ses parents. Les bleus, marine, nuit, pétrole, azur, presque toujours présents dans ses travaux, dans l’eau, l’horizon, «le beau temps, le ciel qui s’ouvre». Les bruns, marron, chocolat, brou de noix ou terre de sienne, qu’il emploie pour les arbres, leurs nœuds, les animaux pour qui il a une affection toute particulière. Et le jaune, qui le met en joie. Une couleur synonyme de soleil, de ces petites taches de couleur dans un champ y compris en hiver, de ces «magnifiques feuilles en automne dans les montagnes» ou qui irradie juste avant le coucher du soleil. Thierry aime employer différentes techniques – dessin, tampographie, collage… –, qui lui offrent la liberté de ses interprétations.
Mots clés. Couleurs, nature, arbres, animaux, ciel.
Avec la multitude de supports et de techniques employés, Lise Claudel-Traband propose un riche répertoire d’œuvres graphiques, que ce soit un étang de nénuphars réalisé en aquarelle et en couture, le clocher enneigé d’un village alsacien, un paysage urbain aux tons surannés et au trait enfantin ou une riche gravure de silhouette féminine.
Mots clés. Bleu, couleur, femme, texture, gravure.
Elle passe des feutres pointe fine aux aiguilles, des tapisseries aux fils à broder, des pastels secs aux fils métalliques. Françoise Marmillot a démarré sa carrière dans les arts plastiques à L’Évasion, lors du lancement en 2004 de cet Esat artistique et culturel unique en Alsace. Les techniques qu’elle emploie se sont enrichies au fil des projets, que ce soit au sein de L’Atelier ou au sein de la Compagnie de L’Évasion, dont la spécialité est le théâtre d’ombre et la création visuelle. Ses couleurs de prédilection sont à la limite des tons francs, délicatement fanées, comme des fleurs qui auraient juste dépassé leurs plus belles heures. Des fleurs que Françoise voit quasi-quotidiennement lorsqu’elle se rend dans son jardin partagé ou dans les arbres et autres végétaux qu’elle aperçoit tout au long du chemin bucolique qui y mène. Que ce soit en peinture, en gravure, en couture ou en sculpture, ses sujets –personnages, animaux, végétaux…– se parent d’une pointe de tendre naïveté. Sa grande spécialité? Des petites marionnettes qu’elle forme en fil de fer, de coton et de laine, et qu’elle pare de boutons et autres bouts de tissus de récupération.
Mots clés. Couleurs, fleurs, bonheur, labeur, végétaux, oiseaux, marionnettes, couture, gravure, collage, récup’.
Tout petit, Franck Bonnin inventait des histoires qui, inévitablement, s’achevaient couchées sur une feuille de papier. Aujourd’hui, quelques décennies plus tard, il jongle entre divers univers très variés: la bande dessinée – remplie de personnages aux courbes arrondies, qu’il aime cadrer du plan américain au très gros plan –, les peintures à l’huile ou à l’acrylique grand format, les dessins détaillés, aux traits précis. Ses sujets d’inspiration ? Les portraits, dans lesquels il met surtout en scène «la femme, la féminité, la beauté féminine», qui le touchent particulièrement. Il aime associer les bleus aux roses pour marier féminin et masculin, tout en se laissant aspirer par «le morphing, les déformations, les variations du réel». Franck est aussi fondamentalement attaché aux paysages, aux arbres, synonymes de retour aux sources. Sa paix intérieure, il la trouve dans des camaïeux de verts. Pour lui, la création est plus qu’un besoin, une passion, guidée par l’envie de léguer quelque chose à l’humanité de son passage sur terre.
Mots clés. Bande dessinée, arbres, paysage de nature, femmes, couleurs, paysages urbains, animaux, noir et blanc.
L’art, pour Elise Beltz, est un «besoin kinesthésique, un rapport avec le corps, de l’ordre du mouvement». Une nécessité de travailler de ses mains, un désir profond de «manipuler les matières», quand ses «outils précieux» que sont ses stylos, feutres, aquarelles ou ciseaux, deviennent «des extensions» de son corps. Elise a plongé dans l’univers artistique dès son plus jeune âge, entre dessin, danse jazz et africaine, photographie ou encore couture, inspirée par la longue et riche tradition d’impression sur étoffe, héritage exceptionnel de Mulhouse, sa ville d’adoption. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est dirigée vers des études de graphisme – avec un détour en ethnologie –, avant de devenir graphiste publicitaire. L’informatique s’est depuis transformée en outil servant à accompagner et à engager plus loin la création artistique. Elise continue de dessiner au stylo, de peindre à l’aquarelle, de se balader dans des univers tapissiers et textiles – notamment des batiks, technique apprise au Togo, ou des peintures numériques sur toiles tendues. Le tout avec des couleurs vives et franches. Une manière pour elle d’écrire les rêves, de dessiner l’inconscience, de laisser libre court au symbolisme. «Engagée quand il s’agit d’artistique et de culturel», elle continue à exposer régulièrement. Sa devise, quand rien ne va plus? «Je fais hurler mon stylo pour survivre…»
Mots clés. Textile, tapisserie, pastel sec, collage, couleurs vives, technique mixte, infographie.
Des traits délicats ou des grosses masses très colorées. Des personnages différents. Des collages frêles et gracieux. L’univers artistique de Cindy Wenger est d’autant plus riche qu’elle emploie de nombreuses techniques.
Mots clés. Couleurs, cœurs, aquarelle, couture, collage.