Christiane Bricka

Elle peint principalement sur toiles libres (acryliques et pigments), mais également sur des matériaux de récupération, s’inscrivant dans la lignée de l’abstraction lyrique et du colorfield. Elle s’intéresse à la matérialité de la peinture et superpose ainsi les couches sur ses toiles.

Concernant la présentation de Madame Bricka, ce texte de Germain Roez décrit très justement : « Liberté de la couleur intérieure : Inlassablement, elle caresse l’intériorité de la couleur. Elle égratigne délicatement les plissements mordorés. Les gestes du dessin raffinent la couleur. Pourtant, en certains lieux de sa peinture se joue comme un drame existentiel (rouges et épines du robinier, contrastes bruyants, collisions). Des verts, que Véronèse envie, s’immiscent dans les raies de lumière. La peinture se dévoile. Ne pas se fier à la beauté qui apparait au premier regard, mais saisir l’épaisseur même de ce que signifie le brio de la couleur, la liquidité du tracé, la rudesse du pigment. La peinture de Christiane Bricka est dans le même temps une quête intérieure de ce qu’est vivre mais aussi un témoignage de ce que la peinture engage ontologiquement. Se questionnant sur elle-même tout en interrogeant l’être qui la produit. Sorte d’aller et retour qui entraine le regardeur dans un infini fécond. Il ne faut plus avoir peur du ressenti, ni de la référence cosmique, ni d’une certaine idée du sacré, il faut simplement accepter cette chose difficile qu’on appelle la liberté. »

Mais s’il est également possible d’intégrer cet extrait de l’article de  « Quand la lumière affleure – Semer la couleur de Christiane Bricka – Du 8 novembre au 19 décembre 2019 » publié dans COZE en 2019 : « La peinture de Christiane Bricka relève d’une alchimie, d’un lent processus d’élaboration des formes et des couleurs. Elle pose, elle effleure, elle attend. Puis elle scrute. L’alliance qu’elle cherche nécessite de la patience, une inscription dans la durée. Longtemps la couleur se déployait verticalement, des lignes, ascendantes et descendantes, liées entre elle par des écarts coloristiques somptueux. Une sorte de soie de couleur. Ce déploiement, aujourd’hui elle le contrarie par des gestes plus courts et plus obliques comme si le paysage était maintenant traversé par une angoisse plus existentielle. Lorsqu’elle peint, elle efface ou dilue la couleur avec la paume de sa main. Elle fait toujours ce chemin entre son jardin et son atelier, entre les objets délaissés, qui ont une vie propre et sont souvent usés. Elle se les réapproprie.« 

Philippe Haag

Sur la table
mes mains
Par terre
mes pieds
Dehors
quelque part au loin
je ne vois pas
ce que tu vois
avec mes yeux
Inger Christensen
Au fil de la pratique de la vie, et donc des arts, le dessin s’est déposé en moi, et j’en ai fait le compagnon privilégié de mes sentiers. Aucune façon de tracer, c’est à-dire de tirer et de pousser, ne saurait être écartée ; aucune manière d’appliquer, des poudres aux solutions ne saurait être évincée ; aucun support, des papiers au sable des plages aux nids de feuilles des sous-bois ne saurait être ignoré.
Je dessine car le dessin est le chemin le plus court, paradoxalement sans détours ni détourages. Il est le chemin le plus court de la pensée à la main ou de la main à la pensée car cette main, dans un élan, rend à la pensée son dessin, pour reprendre ces mots d’Edmond Jabès :
Toujours cette image
De la main et du front,
De l’écrit rendu
À la pensée
Je dessine toujours d’après nature, toujours sur le motif, toujours avec le motif – à partir de la vie habitée pour rendre la vie habitable, alors s’imposent le paysage, le bouquet, la nature morte, le nu et leurs fragments.
Je me pose devant le motif car dans le motif se cache le dessin que je suis entrain de chercher. Il se pose sur la brèche, sur le regard qui s’occupe du sensible, et donc aussi du fragile. Du motif à l’émotif, je fais face aux histoires de mouvements et de troubles. Je fais bouger ; rappelez-vous, tirer-pousser dans un seul et même mouvement, en un mot : émouvoir. Et lorsqu’il est ornement, le motif se répète tout comme le trouble qui du plat de la main il faut écarter pour mieux apercevoir ou voir le fluide reflet.
Aux mains des météorologies, subissant, le carnet de dessin s’ouvre à moi qui feuille tournée après feuille tournée s’accorde merveilleusement avec l’écriture et la lecture ressassées ; les dessins des séries se suivent et se succèdent. Les séries obéissent à la respiration du ressac incessant du faire et du défaire ; de repentir en repentir, de renouvellement en renouvellement, de plaisir en plaisir se forme un monde de dessin. C’est ainsi qu’à chaque passage au travers du sas
du même tas, le tamis retient le grain du dessin. Je passe ainsi mon temps à agiter le tamis, petits mouvements qui composent, parfois délicatement, parfois furieusement, l’œuvre.
En guise d’inventaire :
séries en cours :
paysages du littoral – paysages de collines de la haute enfance – vagues – troncs –
trainées de poudre de doigt techniques :
crayon – graphite – pastel sec – pastel à l’huile – encre de chine
supports : papiers et cartons de petits ou moyens formats
Le dessin est à l’autre bout de la pensée, et à l’autre bout de la chose.
Les dessins sont les tâtonnements aveugles à travers le champ obscur de la blanche feuille de papier.
Philippe Haag

Patricia Feibel

Modeleuse de terre, Patricia se passionne pour les expressions de visages du bout du monde marqués par la vie qu’elle fait émerger de ses doigts pour voyager très loin

ArtByDo

Doris excelle dans la technique du pouring. Elle associe les couleurs avec brio .

Stefany Muller

Stefany artiste autodidacte peint des visages colorés et des petits mondes qui sortent tt droit de son imaginaire

Chantal Mura

Mon aventure artistique  Tout commence à 14 ans.  Sous l’œil bienveillant de mon professeur de dessin, je découvre la peinture à l’huile en reproduisant une danseuse de Degas. Ce fut une révélation. Les pinceaux et la peinture à l’huile firent partie de ma vie … jusqu’à ce que la vie de famille et les exigences professionnelles ne m’en éloigne temporairement. En 1998, à un tournant de ma vie, le besoin de peindre s’impose à nouveau comme une évidence, une reconstruction vitale. Ma curiosité me conduit à explorer d’autres univers, comme l’aquarelle et le pastel. Autodidacte passionnée, j’enrichis ma pratique aux Beaux-Arts de Mulhouse et au contact de divers artistes lors de stages et ateliers. En 2016, une rencontre avec l’artiste Jadis m’ouvre les portes de l’acrylique et de l’art abstrait.  Depuis, je peins, je teste, j’explore… avec un plaisir sans cesse renouvelé, j’adore !!! Ma démarche artistique Quel que soit le médium, je cherche à transmettre l’harmonie et l’émotion, ainsi que ma passion pour la couleur et la transparence. L’Huile : Mon premier amour. J’apprécie sa douceur et son onctuosité et la travaille sur des toiles préparées au Gesso teinté, utilisant la technique du grattage pour faire jaillir la lumière de mes portraits et nus. L’Aquarelle :  Parfaite pour mes paysages. Elle m’a appris la légèreté et la maîtrise de l’eau, influençant durablement ma gestion des transparences, même dans mes techniques plus opaques. L’Acrylique et l’Art Abstrait : C’est mon terrain d’expression actuel. Ce médium moderne et rapide m’offre une liberté totale. Je joue avec les épaisseurs, les transparences, le couteau, pinceau, l’acrylique liquide, les collages et les matières. Et je vais de découvertes en découvertes. Mon processus créatif actuel naît souvent du hasard. Des traits aléatoires, des plages de couleur de-ci, de-là et l’aventure commence. L’art abstrait est pour moi un voyage fait d’envolées, d’espérance et de désespérances parfois, de recherches et de découvertes. C’est un dialogue intime entre mon pinceau et la toile, un jeu avec les formes, une patiente construction à la recherche de l’harmonie finale.

Nadine Nette

Je peins à l’acrylique et mon moyen d’expression est l’abstraction. L’abstrait est un univers merveilleux qui me correspond, il laisse place à l’imagination, chaque toile est une nouvelle surprise. Je crée avec la spontanéité et les émotions du moment. Je travaille à l’acrylique et j’aime y intégrer des collages des matières. J’aime gratter, peindre, coller et en découvrir les effets. Mes toiles racontent des histoires, mes histoires mais chacun peut y trouver la sienne…..

Andrée Weschler

Andrée Weschler, plasticienne impliquée notamment dans l’art de de la performance, utilise son corps et son image à travers l’art de la performance et de la vidéo, pour explorer les frontières de ce qui révèle de l’acceptable dans la société. Son corps est l’outil de découvertes qu’elle utilise pour exprimer son message, et devient souvent le sujet principal de son travail. Son œuvre tente de mettre le public au défi d’interpréter son langage corporel. Inspirée par la vie, elle transmet son expérience à travers l’art, elle dit que “l’art forge ses jours et ses jours sculptent son art”. Le corps de l’artiste porte ses idées; il devient son outil et sa voix.

Jean-Pierre Brazs

LIEUX-DITSChaque être, chaque monde qui disparaît emporte avec lui ce qui n’a pas été dit. Les paroles non prononcées ont pourtant existé : retenues, enfouies, inavouables, ébauchées parfois en gestes modestes, générateurs de traces dérisoires sur l’épiderme des apparences.Les recueillir oblige à voir des signes langagiers dans les écritures incertaines qui peuplent les murs ou les rochers parce qu’une main en a scarifié la peau. L’honnêteté oblige à considérer également que les lois physiques qui régissent les forces naturelles obligent les matériaux à se fissurer, se distordre, se disloquer, avant de parfois se rompre. Les lignes de fracture sont autant de signes qu’un imaginaire peut animer et déchiffrer.C’est la raison pour laquelle, j’ai entrepris depuis 2018 la collecte (sur des parois rocheuses, des murs ou des sols) de modestes « écritures » volontaires ou fortuites pour les décomposer en multiples fragments, persuadé qu’une langue y est à l’œuvre et qu’il suffirait d’y puiser des syllabes visuelles pour écrire la suite d’un récit ébauché: ce qui pourrait se nommer une survivance.À ces récits visuels j’ai donné le nom de « DITS ».Les travaux qui seront présentés à La Case à Preuschdorf en mai 2023 sont des « dits » de la Mine de Pechelbronn et de la Case à Preuschdorf : « figures », « bestiaires » et « embrouillaminis ».

Evgenia Kashirina

Je m’appelle Evgenia, je viens de Russie. Je donne des ateliers de dessin et de peinture pour enfants et adultes. J’essaie de trouver un équilibre entre l’art académique et expérimental