Violaine Douarche

Je dessine en explorant différents mediums, de la peinture aux crayons de couleurs en passant par le dessin digital et en mêlant les techniques. Mes sujets de prédilections sont les humains, personnages que j’invente ou que je portraitise voire caricature selon le contexte. J’aime imaginer des personnages auxquels je prête une vie, un sentiment, un caractère. Mon inspiration me vient de mes observations, de ce que j’entends et de ce qui me touche. J’aime allier mon dessin à une petite narration pour que mon scénario inventé soit au mieux partagé et que chacun puisse se raconter sa petite histoire à partir de mes personnages. Mon univers peut être tour à tour poétique, tendre mais aussi drôle ou plus acerbe. J’aime aussi sculpter l’argile, plutôt de l’humain, des parties humaines ou quelque fois des animaux.

Rodérik Farny

Je m’intéresse aux situations qui nous font nous décaler. Je cherche à créer un état où il est possible de se surprendre soi-même. Dans ces scènes non officielles, faisant comme effraction dans l’ordre de la cité, je propose parfois à d’autres artistes de venir habiter des chorégraphies, des interactions. L’œuvre prend la forme d’une performance participative où les passants deviennent spectateurs, acteurs. L’œuvre leur est adressée et leur présence la rend parfois possible.Pour d’autres situations, c’est la sphère privée où je m’invite avec une caméra qui devient une partenaire capable de suivre l’improvisation issue d’un canevas que j’ai initié.Le lieu de l’atelier est une séance de montage, une recherche et création sonore, un trafic d’images, l’écriture de court métrage avant réalisation, des jeux entre bobines et outils numériques.

Silvi Simon

Silvi Simon développe ses recherches artistiques en faisant interagir différents éléments et outils.Les principaux sont l’optique, la lumière, la chimie et les illusions qu’elle observe et manipule dans différentes situations. Elle propose autant d’ installations, de performances, que de photographies et de films numériques ou argentiques. Pour ses derniers travaux elle a eu le plaisir de collaborer avec des chercheurs du CNRS et son quotidien au cœur de la foret la focalise sur de nouvelles observations et actions.

Céline Godié

Animée par le soucis du détail et d’un naturel mélancolique, la vie à l’orée de la forêt m’a amené à observer davantage la nature, ouvrir mes cinq sens comme pour me gorger de toute la beauté qui nous entoure. Mon travail n’est pas ancré, il évolue au gré d’explorations avec les matériaux que la nature a créés. Impressions végétales, tableaux naturels, aquarelles sont comme une ode à la nature. A côté de cela il y a la spontanéité et la simplicité de la joie de vivre enfantine qui me fascinent. Comme une porte vers un monde imaginaire, l’enfance a cela de particulier qu’elle convoque toute notre mémoire des sens. Depuis plus récemment, je fais résonner ces instants de vie et de découvertes en juxtaposant la nature et l’enfance dans des photographies que je brode comme pour tisser les souvenirs.

Lisa Bonvalot

Lisa Bonvalot, artiste plasticienne: peinture, dessin, romans graphiques

Je tente le plus fidèlement possible de retranscrire, par diverses techniques, ce que mes observations visuelles, sonores et sensibles me transmettent sur les mutations permanentes de mon environnement. Je crée des paysages où contradictions et accointances entre nature, culture, corps et esprit convergent et s’incluent mutuellement. L’espace, méconnaissable, devient une porte vers une dimension où la matière semble glisser d’un état à un autre et œuvre à la création d’une entité nouvelle, multiple et entière.

Sophie Erny

La terre, la pierre, le bois… Ces matières brutes et nobles guident le plus souvent mon travail. Mes yeux, mes mains se mettent au diapason des matériaux, le dialogue s’installe et l’œuvre apparaît, souvent sans idée préconçue. La première impulsion naît d’une aspérité, d’un veinage, d’une ligne présente dans la matière que je décide de suivre. Le dialogue s’installe avant même le premier coup d’outil, et durera jusqu’à ce que la pièce soit exposée. Là, ciselée par la lumière, soumise aux regards, face au public, unautre dialogue viendra peut être relayer le précédent.Parfois c’est une idée qui m’habite, une émotion qui m’envahit et la matière m’aide à l’incarner, la faire naître à la lumière, la saisir et la comprendre. Je suis alors dans une recherche de moi-même, pour comprendre mon monde et Le Monde.

Ulrike Weiss

Ulrike Weiss, vit et travaille à Fribourg en Brisgau.Ulrike Weiss utilise souvent dans ses œuvres des photographies documentaires qui représentent la vie et le travail des femmes, souvent issues d’autres contextes culturels. Artiste et enseignante , Ulrike Weiss s’est très tôt intéressée aux différentes traditions mais également à la transmission de savoir-faire d’autres pays comme le Maroc. Le monde traditionnel du textile es un critère essentiel lors de sa sélection d’images d’archives; elle interroge le vêtement et son rôle social, comme mise en scène de soi. Elle questionne la fabrication des tissus, les techniques artisanales traditionnelles, et leur survie à l’uniformisation des produits standards liés à la globalisation.Le travail d’Ulrike Weiss avec des documents photographiques donne lieu à des collages , des surimpressions, mais aussi à des installations plus importantes comme l’oeuvre „communication“ (2018 et 2021).

Marie Drea

LES CHAMPS DE MARIE DREALES UTILES pinceaux , crayons, clous, feuLES MATERIAUXpapiers, encre de Chine, graphite, couleursLES TECHNIQUES dessin, photographieLES SUJETShumains, animaux, choses, paysagesUNE IMAGE – LA SERIE

Zoé

Architecte de métier, Zoe Bourhis explore au stylo fin un univers graphique dans lequel s’entremêlent des personnages. Elle raconte leurs histoires tantôt douces tantôt conflictuelles à travers des thèmes de vie : une soirée romantique, une journée au bureau, des vacances à la plage… À l’image de micro-sociétés, les personnages illustrés cherchent à imposer leur existence au sein d’un espace défini et ceux, parfois, au détriment d’une harmonie et d’un calme général ! Les corps de ses personnages se mêlent et forment des masses chorégraphiées, la tension entre eux naît. A chacun de s’identifier…Chaque illustration est réalisée en noir et blanc évitant ainsi toute hiérarchisation visuelle entre les individus et renforçant l’aspect de masse fourmillante. Lorsque nous nous approchons du dessin, les personnages se distinguent individuellement grâce aux motifs de leur parure et révèlent leur caractère propre.

Géraldine Bard

Géraldine Bard, artiste peintre de l’image écrite, fusionne les mots et les couleurs dans un ballet visuel envoûtant. Elle explore un univers empreint de subtilité, mettant en scène principalement des personnages, des portraits (animaux, femmes et enfants), qui évoluent dans un décor végétal fleuri de baobab. 

Chaque œuvre de Géraldine est une invitation à un voyage poétique, qui transporte le spectateur des racines à la cime des arbres pour atteindre le ciel et la lumière.  Son processus artistique commence par une vision initiale, suivie d’une recherche de photos pour illustrer au mieux son idée visuelle. Elle réalise ainsi un photomontage mental avant de composer sur la toile. 

Au terme de la réalisation, Géraldine écoute les histoires que le tableau lui raconte, puis elle donne vie à des récits en écrivant un poème. Chaque tableau est ainsi accompagné d’une prose poétique, formant un ensemble harmonieux où l’image parle et s’écrit. Les œuvres de Géraldine font découvrir l’art d’une artiste qui peint avec les mots et écrit avec les pinceaux.