SueHo

Susanne s’est spécialisée dans la conception et la fabrication de produits upcycling minimalistes et intemporels. Sa marque SueHo représente une gamme de produits écologiques et durables.

Son approche unique consiste à recycler chaque pièce textile dans son intégralité. Pour ses créations, elle utilise principalement du denim et du cuir de seconde main.
Il s’agit de matériaux robustes et intemporels qui deviennent des éléments de patchwork contemporain. Un jean se transforme ainsi en sac, chausson, coussin et autres accessoires uniques. Tous les produits SueHo sont des pièces uniques ou en petites séries fabriquées à Strasbourg dans son atelier à la Maison Rose.

Pierre Dagens

Pierre Dagens, né le 24/08/1988 à Strasbourg, est artiste plasticien, musicien et vidéaste, co-fondateur du groupe techno/hip-hop Strasbourgeois Strass &Paress, conçoit compose, performe et réalise des installations artistiques visuelles, sonores et se produit en live.

Son travail, mélange synthétiseurs, boites à rythmes, matériel vidéo analogique et de radiodiffusion immergeant son public dans des univers oniriques et abstrait.

«Les installations vidéos et sonores que je crée sont en étroite connexion avec mes rêves, je veux en dégager des ambiances oniriques vaporeuses.

Installations/performances, mon travail vidéo se veut esthétique et «aesthetic».

Il s’agit de feedbacks composites vidéos, espèces de larsens vidéos en re-filmant les images glitchées de mes écrans.

L’image vidéo, par cette mise en abyme, devient alors esthétisée à son maximum.

Ces envies proviennent de ma fascination pour les VFX vintage.

La boucle est la base de mes gestes de musicien et de vidéaste.

A partir de cette matière, j’assemble, je transforme, je pétrie.

Mes idées de performances sont dérivées de celles d’un live musical dans le sens traditionnel du terme, je détourne cette forme pour proposer au public quelque chose d’autre de différent.

Mon matériel est essentiellement récupéré, réparé puis transformé et souvent je modifie la destination première de la machine.

J’expérimente pour trouver des erreurs de systèmes, des illusions issues de problèmes de connexions électriques ou radiophoniques.

Depuis quatre ans je travaille la musique électronique et depuis une année pour la vidéo.

Je joue pour la radio ODC en live ou à distance depuis le premier confinement.

J’ai performé dans plusieurs lieux culturels à Strasbourg dont le Syndicat Potentiel.

La vidéo s’est imposée pour moi à travers l’envie de sublimer mes concerts avec de l’image.»

Pétrole édition

Pétrole Éditions a pour perspective d’éditer des livres et des objets multiples. Pétrole Éditions fabrique et publie des livres, dont la forme et le contenu sont intimement liés, des livres dits « publications d’artistes». Aussi, nous cherchons à montrer ce qui se fait aujourd’hui dans le champ artistique, ce que nous rencontrons. Nous revendiquons une pratique de l’édition expérimentale, libre et collective.

La structure éditoriale mène une action régulière un périodique nommé Talweg – les six numéros de la transrevue sont édités à 500 exemplaires ainsi que des publications d’artistes ; Tablette de Joséphine Kappelin, Lisières de Vincent Chevillon, etc. Revendiquant les frontières, s’installant à mi-chemin entre diverses disciplines artistiques et différents genres éditoriaux, TALWEG fait tenir ensemble des idées et des images. Menée à la façon d’un laboratoire de recherche au sein duquel se côtoient des propositions plastiques et théoriques, points de vue artistiques, littéraires et scientifiques.

Laura Apolonio

Artiste pluridisciplinaire, graphiste, chercheuse et professeur à l’Université de Grenade, docteur en Arts (Phd), auteur de plusieurs publications scientifiques et de livres de graphisme. Sa recherche artistique est axée sur le corps, la créativité, l’espace et notre façon de l’habiter, en particulier sur la fragile et mouvante frontière entre l’espace intérieur et extérieur, ainsi que les multiples aspects de la perception. Son travail artistique couvre un large éventail de techniques et se centre principalement sur la figure humaine et son environnement, le corps et la symbolique sociale, ainsi que la symbiose avec la nature, ce qui l’a amenée aussi à la construction de parcours et d’expériences de land art et d’art vivant. En ce moment, elle réalise un séjour de recherche sur la créativité inhérente à la corporalité, au laboratoire de David Le Breton à l’Université de Strasbourg où elle intègre une recherche plastique sur la figuration et la représentation du corps humain.
La série de peintures « Déterritorialiser » qu’elle présente aux ateliers ouverts, évoque la difficulté pour l’être humain d’atteindre l’expression authentique de son être et de se sentir libre. Nous sommes « jetés » dans ce monde (selon l’expression de Heideggger), sans défenses, et nous cherchons continuellement un abri, un refuge, une protection. Les liens sociaux que nous tissons nous protègent en même temps qu’ils nous conditionnent et nous empêchent de nous sentir libres.
Il s’agit d’une dichotomie difficile (voire impossible) à résoudre. Le drame ou la lutte qui en résulte est ce qui caractérise nos vies, chacune ayant une réponse unique à un drame commun. Les protagonistes de ces peintures sont « piégés » dans un réseau de signes qui représentent des cartographies imaginaires. Ce simulacre cartographique symbolise notre système de codage, que nous utilisons pour interpréter la réalité et qui crée de nouveaux liens sous forme de préjugés ou de pensées figées qui nous empêchent d’avoir une expérience authentique de la réalité. La solution est, comme le suggère le philosophe Gilles Deleuze, de « déterritorialiser », c’est-à-dire de rompre les interprétations de la réalité auxquelles nous sommes accoutumés afin de créer toujours de nouvelles réalités, de nouveaux « territoires », en stimulant notre capacité interprétative et en mettant en action l’autocréation continue qu’est la vie.

Thomas Reheisser

Thomas Reheisser est né en 1977 à Mulhouse. Après un parcours comme dessinateur des collections Texunion, il reprend les pinceaux pour redonner vie aux formes et aux textures anciennes. Ses tableaux laissent tout d’abord l’oeil se perdre et chercher à interpréter les différentes couches qui se superposent. Le geste du peintre devient alors un révélateur de trésors plongés dans l’obscurité, chaque pigment déposé par le pinceau contient sa propre temporalité, sa propre histoire, sa propre épaisseur géologique.

Pia Gisler

Son art engage une confrontation constante avec les rejets de la consommation au quotidien des sociétés autant nanties que démunies. Avant que les mots recyclage et récupération ne soient sur toutes les lèvres, elle créait ses
premières œuvres avec des feuilles de métal et de fil de fer usés, du bois de
rebus, des fragments de textile et céramique récupérés, des 0bjets en fin de vie,
ou plus couramment, perdus ou jetés. La combinaison de ces matériaux divers et
variés, parfois ramenés de voyages ici ou ailleurs soulève des questions sur les
cycles de production et de circulation des objets, la capacité et le bien-fondé de
leur réutilisation, leur impact immédiat et à long terme sur l’environnement et
notre cadre de vie. Ses œuvres sont ainsi constituées d’objets, d’images et
vidéos de diverses compositions et installations. L’art dans l’espace public a
toujours fait partie de son intervention. En plus de son travail personnel, elle a
participé de façon continue à des projets communs avec d’autres femmes, dont
le duo gasser&gisler et le collectif Pol 5. Elle a effectué plusieurs résidences de
création sur différents continents et reçu de nombreuses bourses et récompenses
pour son travail qui est également accompagné d’une importante documentation
sous forme de catalogues, essais, articles de presse et de critique d’art. Plus
d’informations sur les sites associés à son travail.
Je travaille principalement avec des matériaux pauvres : tronc d’arbre, tôle, rouleau de fil de fer, tissu. Au fil de mes voyages, j’ai été attirée par des objets comme les moustiquaires, carreaux et parapluies que je retrouve partout, mais souvent dans des fonctions différentes. Par exemple, le fil de nylon est l’élément de base du parapluie et de la moustiquaire, tout comme la terre est la matière première de la céramique. Mais, la moustiquaire joue un rôle davantage vital en Indonésie, au Sénégal ou au Mali. Recoudre des moustiquaires pour en faire une représentation du filet de sauvetage que constitue cet objet, surtout pour les enfants et personnes vulnérables, c’est aussi engager une recherche sur ses prédécesseurs locaux, en fibre végétale ou en lamelle de feuille (de palmier), relier la création d’un espace privé et sain et la lutte contre les fléaux qui affligent encore de nombreuses communautés humaines. Raison pour laquelle, le voyage a toujours été une grande source d’inspiration pour mon travail. Il me « défamiliarise » des objets même familiers, me force à réfléchir sur leur substance et malléabilité et à penser en profondeur leur transformation.

Joly Papiers

C’est à travers différentes techniques comme la reliure, la peinture, la photographie, l’illustration, l’impression que j’exprime ma créativité.De nature intuitive, je laisse émerger les projets en conciliant forme, couleur et poésie. La matière principale qui m’émerveille est le papier. J’aime le « glaner », lui donner une seconde vie, lemanipuler, le déchirer, le coller, le coudre, le mettre en lumière.Entre artisanat et création de livre d’artiste, j’exprime ma sensibilité artistique en donnant sens au lien. Ma pratique artistique m’invite à relier les pages les unes après les autres, à trouver du lien entre image, ressenti et mot et à créer du lien dans les projets que je mène.

Gaëlle Duvernoy

Formée à l’Institut Européen des Arts Céramiques (IEAC) de Guebwiller, je suis installée comme sculptrice-céramiste depuis 2017. Je travaille le grès dans mon atelier à Orbey dans le Haut-Rhin.Je crée principalement des personnages dans leur univers naïf et tendre. Ils y dialoguent avec des animaux, des insectes et autres plantes, dans un environnement où la nature rencontre la poésie et la rêverie.
Programme de l’atelier :
  • Terre et racines : stage yoga et céramique avec Maïté Duvernoy, enseignante Yoga, le week-end du 31 mai et 1er juin 2025
  • Traversée artistique : stage dessin et céramique avec Sophie-Dorothée Kleiner de l’atelier Lanterne, le week-end des 28 et 29 juin 2025
Voici les liens vers les descriptifs des stages :