Timothée Ostermann

Je m’appelle Timothée et je fais de la bande dessinée depuis toujours. Un peu de foot aussi.

Eloise Rey

J’ai 37 ans et je suis graphiste et illustratrice.

J’ai étudié la littérature avec vue sur les Alpes, l’impression textile sur une colline de Lyon,
le graphisme et l’édition à Strasbourg, où j’ai fini par m’établir pour pratiquer l’illustration.

De toutes ces formations, j’ai gardé le goût des histoires, de la poésie surréaliste et du jeu, du motif, de la trame et des couleurs vives, de la composition et de la calligraphie.

J’aime faire osciller mes lecteurs·trice·s entre humour et étrangeté, et jouer de la contrainte pour provoquer une narration.

Lisa Blumen

On décrit mes histoires comme du “rigolo-mélancolique”. Je trouve ça plutôt vrai. 

J’essaye de trouver la juste note entre le poids des sentiments et la légèreté de la trivialité. 

Pour donner un exemple, c’est comme quand quelqu’un nous raconte une histoire vraiment triste mais que pendant tout le long, il a une feuille de salade coincée entre les dents.

Joachim Galerne

« Pourquoi mangeons-nous ?

Nous avons tous un petit lézard fun dans le ventre qui fournit à nos cellules l’énergie nécessaire. 

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Le Grenier

L’Atelier du Grenier a vu le jour un matin d’automne 2019 à Strasbourg. Constitué d’Eloise Rey à l’encre, Lisa Blumen aux feutres, Manon Debaye aux crayons, Joachim Galerne au plâtre et Timothée Ostermann à la tablette graphique de 1988, ce groupe inséparable n’a de cesse de dessiner jour et nuit. A eux cinq, ils questionnent des médiums aussi variés que l’illustration, la bande dessinée, le fanzinat ainsi que le volume. Ils sont aussi les éléments les plus hilarants que l’on peut trouver à Garage Coop, à condition de grimper jusqu’au grenier, bien sûr. Cette année, l’atelier accueille l’artiste Paul Lannes en invité très spécial pour sa tournée des ateliers ouverts.

Sherley Freudenreich

Sherley Freudenreich, peintre
Livre / Fresque / Scène

Depuis son atelier à Strasbourg, elle peint et écrit des histoires. Sortie de l’école des Beaux Arts d’Epinal en 2005, elle poursuit sa formation à Bruxelles, à l’Ecole de Recherche Graphique. Après quelques années dans l’édition et l’illustration, elle démarre une carrière dans le spectacle, en 2013 avec sa première performance dessinée.
Artiste associée aux Amuse-Musées de 2014 à 2016, elle programme des spectacles et des concerts destinés au jeune public dans les musées du Parc naturel régional des Vosges du Nord.
En 2015, elle crée sa Compagnie Directo Cinéma où les images projetées sur écran sont réalisées en temps réel. Sur sa table lumineuse, la peinture s’anime avec des marionnettes au rythme de la musique. Cette pratique de peinture en temps réel, elle la partage en travaillant avec différentes compagnies.
En parallèle à ces performances scéniques, elle crée également de grandes fresques colorées en milieu urbain, souvent en participation avec le public.

BIG — Bureau d’Intervention Graphique

Mon activité artistique est engagée dans une démarche sociale et coopérative qui explore de manière expérimentale le design graphique.

Fin 2018, je crée Le BIG – Bureau d’Intervention Graphique qui a pour ambition d’ouvrir des espaces de co-créations in situ questionnant les territoires, les habitants et leurs usages. En fonction des projets, cette structure rassemble divers artistes, graphistes, designers, urbanistes, sociologues…

Les projets du BIG expérimentent des outils et des protocoles de création
permettant de récolter, questionner, transformer, créer de la matière sensible
issue des territoires. Cette matière se manifeste sous forme de paroles,
d’histoires, d’usages, d’images, de signes, de couleurs…

La remorque dépliante du BIG est un outil phare de la structure. Elle
permet d’activer des projets participatifs dans l’espace public en proposant
un interstice de création et de partage. Sa présence fait signal, et permet
de scénariser l’action de l’équipe artistique sur le terrain.

De 2013 à 2018, c’est avec Florent Vicente, que je créais Les Trames Ordinaires, un studio de graphisme mobile. Durant ces années, de nombreux projets participatifs et de commande graphiques ont été menés auprès de collectivités, structures culturelles et sociales, et entreprises.

Atelier Kylix

Ma vocation artistique a toujours suivi le chemin de la terre.

Grâce à de nombreuses années d’études de céramique, j’ai pu m’approprier les techniques traditionnelles et découvrir certaines des subtilités et des mystères cachés de la terre.
Suite à mes études j’ai eu l’opportunité de travailler dans la manufacture de La Poterie RAVEL, fondée en 1837, ce qui m’a formée à des méthodes de façonnage anciennes et m’a transmise un soupçon des savoir-faires ancestraux. Ce savoir-faire me permet maintenant d’explorer de nouvelles textures, des formes et des assembalges d’émaux dans un esprit de recherche artistique. Mes collaborations avec de nombreux artistes de disciplines variées (illustration, scénographie, musique, design, photographie etc…) ont développé chez moi une ouverture et une curiosité qui furent fructueuses pour ma recherche créative.

Ayant travaillé dans de multiples pays de l’Europe, je cherche aussi à incorporer un peu de chaque culture dans mes pièces. J’aimerais croire que chaque création a absorbé une part de la richesse culturelle et de l’histoire des pays que j’ai eu l’occasion de fréquenter.

Pour moi, créer des pièces de céramique à la main représente une vraie connexion avec mon entourage : les matières sont puisées localement, leur façonnage est fait au cœur de la ville, et la cuisson est presque unique pour chaque pièce. L’émail est conçu dans mon laboratoire et je suis toujours à la recherche de nouveaux mélanges pour agrandir ma gamme chromatique.

Ksenia Khmelnitskaya

Ksenia mène des pratiques collective et solitaire, qui se complètent et se nourrissent. Entre une fine attention au détails et les brulures, les douleurs et les crachats, son travail prend ses appuis dans les archives familiales, les réseaux sociaux, les influences de mode, d’internet et d’ultraviolence. Ses projets sont souvent co-construits et co-conçus à l’aide d’un vocabulaire qu’elle écrit avec ses complices de .dx, une grouppirovka basée en France et en Belgique. Les images et les objets crées au sein de l’atelier Wärma habitent les espaces-temps des performances. Ainsi, ses pratiques performative et picturale sont inséparables, contaminantes et communicantes. Elle met en lumière les rapports de forces, les révoltes, les contre-courants et explore les multiples facettes de l’identité de sa génération, née dans la fracture entre l’URSS et la Russie.