Mathieu Boisadan

Après avoir développé un travail marqué par un héritage pictural fort revisitant les effets dramatiques de la grisaille, du clair obscur et de l’empâtement, Mathieu Boisadan, artiste autodidacte, développe un style plus libre dans son approche des sujets et de la composition. Sa démarche procède d’un double désir de confronter sa réalité à celle de l’histoire de la peinture. Son intérêt pour l’histoire contemporaine lui fait construire d’étonnantes visions où la violence des conflits ukrainiens, dont il extrait les clichés dans la presse, est contrebalancée par un traitement chromatique doux, exempt de « couleur locale ». Des réminiscences de ses fréquents voyages en Europe Centrale et de la peinture russe du 19e siècle découverte à Moscou – celle de Mikaïl Nesterov lui donnant envie d’éclaircir sa palette – nourrissent ses œuvres les plus récentes. En multipliant les sources d’inspiration, Mathieu Boisadan décrit une trajectoire à la fois documentée et imaginaire qui ouvre sur des mondes à la tonalité onirique.

Texte de Marguerite Pilven à l’occasion de l’exposition PAINTERS, Galerie Patricia Dorfmann

Anne Lombardi

Après une formation à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, Anne LOMBARDI expose ses sculptures depuis plus de vingt ans, notamment en Alsace, où elle vit.
« Mon travail est toujours centré sur l’humain. L’Homme, dans sa singularité, fragile et fort à la fois, marcheur inlassable, gardien des mémoires…
Tel est le fil conducteur de mon travail. Mes outils, ce sont mes mains; mes matériaux, la terre, le gypse, le sable, les pigments.
« Gardiens du temps », »Visages », « Passants » et aujourd’hui « Marcheurs », mes sculptures témoignent tant du mouvement dans l’espace que du cheminement intérieur.

Mario Farrugia

Sculpteur métal depuis 2004

Démarche :
Je travaille les assemblages métalliques et utilise les pleins et vides .J’écarte tout volume masse et transforme la matière jusque dans ses limites physiques pour atteindre ma démarche
Mon travail est une réflexion sur la mémoire et la transmission d’un message , toutes mes sculptures expriment au travers d’une symbolique et des traits épurés , une histoire empreinte de dualité.
Cette réflexion multiple conditionne ma démarche volumique contemporaine.

Sophie Hazemann

Ce qui caractérise ma démarche, c’est le mouvement qui transparait dans chaque tableau.
J’aime utiliser l’épaisseur pour prolonger la dynamique du geste et transformer la matière.
Je me nourris du quotidien, des sensations, des rencontres,… tous ce qui crée une émotion.
C’est cette émotion que j’ai besoin d’exprimer.
Je travaille vite et spontanément.
Pour moi, le mouvement, la matière, les couleurs ne sont que des outils d’expression d’une émotion.

Valérie Marian

Je suis une passionnée de création et de décoration…les activités autour du carton et du papier m’attire beaucoup, la beauté des textures du papier népalais par exemple mais également les couleurs, les dessins et les associations entre carton et papier. Donc je crée des meubles en carton a partir de patron que je dessine ou que je découvre dans des lectures spécialisées.
Comme j’ai déjà travaillé plusieurs techniques mixtes (cours d’art plastique) j’associe des techniques d’enduits sur le carton, la peinture gesso et acrylique et les collages de papier en finition…

Nicolas gester

Né à Saint-Pierre de la Réunion, de mère provençale et de père alsacien, Nico Gester a 35 ans et vit à Strasbourg depuis 18 ans.
Il commence à écrire des poèmes symbolistes dès 1999. Autodidacte et isolé, il redécouvre seul la culture européenne des siècles passés, le réalisme magique celte, l’archéologie antédiluvienne et met alors ses mots en image, en un surréalisme métaphysique, sombre et poétique.
En quelque sorte, crever l’abcès de ceux qui ne voient plus, mais font partie intégrante, de par leur regard troublé, du tableau, et pourraient voir à nouveau…

Malou Mangin

A la pêche aux trésors par terre, partout je vais pour ensuite raconter bien au-delà des mots la force de notre monde intérieur. L’autre rive, celle que je choisis, se laisse alors atteindre. C’est celle de la joie. Celle où la poésie, féerie pansent toutes les blessures. En rythme, au son du coeur qui bat, répéter le geste : casser, couper, scier, tailler la matière pour en récolter ses fragments, morceaux brisés. Et puis les recoller en toute bienveillance afin de dire l’urgence. La mienne, la vôtre, la nôtre. Celle d’aimer. Ouvrir un possible. Il est temps de reconstruire pour une autre humanité.

Jean-Jacques Delattre

 

Happé très jeune par la magie photographique, je n’ai de cesse depuis, que d’aller à travers mes objectifs, lentilles, regards et émotions, non seulement vers la découverte mais surtout le partage de ce que le quotidien, le banal, l’inexorable, le « normal » à l’œil du passant, peut contenir pour moi, l’immensité de l’inconnu, l’insolite d’une autre dimension, la surprise d’une interprétation décalée.

Seul le mystère que contient l’évidence m’intéresse.

 

Mise en œuvre, de mon travail de photographe, dans mon atelier de « C’était dimanche » et présentation du livre d’artiste ainsi que l’édition courante.

 

Une histoire…

C’était dimanche.

Bizarre ces points noirs à l’horizon. Un présage ? Bon, mauvais ? Que font ces…?

Cigognes ! Des cigognes par centaines !

 

Lucelle, enfin, brève réminiscence.Je me souviens des balançoires là-bas derrière les arbres. Il y a aussi ce grand champ, fraîchement fauché, et des pierres tombées depuis en ruine, paysage désolé, insolite.

Soudain des cris, une certaine effervescence, des enfants et des ados se précipitent vers l’aire de jeux.Plus haut vers la forêt, le chemin de croix a l’air d’avoir été oublié.

En contrebas, un magnifique potager dément l’absence de vie en ce lieu.

Au milieu des hautes herbes, les tours d’un château – posé sur un terrain de jeu lilliputien – m’appellent et me voilà projeté dans le générique de Game of Thrones.

Au sol un masque noir, triste empreinte de la Covid.

Alors que la nature reprend ses droits, l’esprit de saint Bernard doit veiller au grain en attendant des jours meilleurs.

Dans un impressionnant ballet aérien, les cigognes se rassemblent pour leur grande migration.

 

C’était dimanche.

Je n’avais pas envie de sortir.

 

 

Jean-Jacques Delattre

Auteur photographe

 

 

 

Marie-Paule Bilger

Je travaille sur plusieurs disciplines : vidéos, peintures, dessins, livres d’artistes, j’aime expérimenter et jalonne mon parcours d’œuvres dans différents médias. Née à Mulhouse j’entame une formation de danse classique, me lance dans les études d’arts plastiques à la faculté de Strasbourg et complète mes études avec l’atelier de peinture de la Hear pour devenir peintre plasticienne. J’utilise à la fois mon histoire personnelle et/ou collective pour interroger les changements du monde. «J’ai envie d’aventures dans le territoire de l’artadventura : les choses qui doivent advenir – Je trouve ce que je ne cherche pas, je cherche ce que je ne trouve pas. »

Jean-Baptiste Friquet

Né à Mulhouse le 19 avril 1983, Jean-Baptiste Friquet est tombé
dans la passion de l’image dès son plus jeune âge.
Depuis il a cherché à évoluer dans ce secteur là. C’est en 2004 qu’il
arrive au plat pays pour entrer dans l’école de cinema IAD ( Institut
des Arts de Diffusion ) à Louvain-La-Neuve en section MontageScripte-Production.
Passionné et fasciné par la télévision depuis sa tendre enfance, il
n’hésite pas une seconde pour rejoindre les plateaux de Plus Belle
La Vie à Marseille pour y suivre un stage. A peine son mémoire
terminé (2007) sur le cinema de genre ( le cinema gore : autopsie
d’un genre ), il rejoint en tant que free-lance la première chaîne
audiovisuelle belge : RTL-TVi. S’en suit une carrière en tant que
monteur broadcast aussi diverse que variée à travers le montage
d’émission, de pubs et de films d’entreprises.
Depuis lors, il explore les limites entre l’art traditionnel et numérique
par des jeux de transformation et de manipulation de l’image.
transformation du réel en irréel.