Lilo Irion

Lilo Irion travaille avec des aspects différents de la transformation. Elle fait des photographies et les transformes dans des autres techniques comme la peinture, empreint textile ou collage.

Dominique-Anne Offner

Ma démarche artistique

Je me tiens légèrement en retrait du monde et je l’observe. L’observation me permet de saisir le merveilleux au coeur de l’ordinaire. Ce qui me mets aussi bien dans l’urgence de dire que dans la contemplation. Je peins, juste le temps de faire signe d’une de ces complexités : le temps n’existe pas, c’est une invention de l’humain ; l’inconscient existe, que nous nous sentions concernés ou pas ; quelle est une autre place des émotions que celle de l’hétérotopie… Quelquefois proche des lois physiques de la nature, quelquefois dans le constat d’une simple répétition du quotidien, bien plus encore à l’écoute des discours qui s’entremêlent.
Ce qui me donne une certaine compréhension du monde, voire son incompréhension.
Après avoir bien expérimenté quelques techniques d’art appliqué, la peinture à l’huile, l’acrylique, j’ai découvert l’aquarelle ; je suis allée de surprises en surprises : une autre utilisation possible. Contraste entre la forme et le médium, couleurs vives. Ma plus grande découverte est sans doute celle de l’eau, de cette force de l’aléatoire, à la limite du caprice, dont seuls les pigments posés peuvent rendre compte. La rapidité, l’intuition exacerbée par ce chemin unique, ce jeu des transparences.
J’ai quelquefois des modèles, qui, dans l’analyse, deviennent des abstractions : l’abstraction comme conclusion de ma démarche. Le concret devient vertigineux de sens. L’aquarelle devient enivrante.

Quelques repères biographiques

Je suis née en 1954 à Ste Marie-aux-Mines.
Je vis et je travaille à Strasbourg.

Mado Gross

Mado Gross est une artiste dont l’œuvre explore avec intensité et sensibilité le langage du corps.  Depuis de nombreuses années, elle développe une pratique centrée sur la figure humaine, utilisant des couleurs transparentes qui apportent lumière, profondeur et force à ses compositions.  Elle cherche à capter ce qui se dit sans mots, ce qui traverse l’être et se révèle dans la posture, la lumière, la matière.

Samia Kachkachi

La linogravure, technique de taille d’épargne, domine dans ma pratique. Elle me permet de combiner illustrations et textes, impressions et broderies., collages, estampages, reprises couleurs et coutures… Si je produis des estampes sur papier de facture classique, je crée également des estampes sur tissu, les Serrànada, objets clin d’œil au mouvement Dada. En taille douce, je grave sur tétrapak, radiographies, rhénalon..
Mes sources d’inspirations puisent dans mes souvenirs ou rencontres, femmes et hommes, dans l’expression des identités, les tensions qu’elles soulèvent ou soulignent, dans les jeux langagiers, les injonctions sociales et culturelles tout autant que dans les paysages urbains, pour produire une poétique de nos quotidiens, traduire des émotions, des interrogations, en images ou en installations, les partager.

Paxal

Le sujet abordé n’est que prétexte, une bribe du message secret contenu dans l’œuvre. Il est lui-même support. Pour déceler le véritable intérêt, il faut laisser s’offrir à notre regard, lentement, tous les détails qui composent ou qui accompagnent le motif. Comme dans le proverbe du sage qui montre la lune, ici le sujet n’est que le doigt qui montre, il n’existe que pour attirer le regard sur ce qui vient ensuite, un foisonnement d’éléments subtils, parfois drôles, souvent mystiques, qui expriment des sentiments, qui dévoilent et développent l’histoire. Bosch, Arcimboldo, Dali, Clovis Trouille, le tatouage, la BD, etc. Autant de sources d’inspiration auxquelles on pourra penser en se laissant perdre dans ses images.

Eve Guerrier

C’est parce que la peinture d’Eve Guerrier traite de notre quotidien le plus proche dans des décors qui nous sont toujours plus ou moins connus, qu’elle véhicule une émotion toute particulière et crée avec son regardeur une intimité inédite.
Loin des canons d’une peinture trop souvent convenue et sanctuarisée, l’artiste capture dans la couleur et le mouvement, avec une acuité bienveillante et une joie communicative, de minuscules instants de vie, puisant dans leur évidente fragilité les sujets de son travail.
Ces sujets prennent initialement la forme de dessins, parfois de sculptures, permettant de mesurer tout le potentiel pictural de ces choix. Cette lente maturation contribuera à l’aspect immersif et spontané des œuvres peintes, elle sera aussi le moteur de leur mystère.
Un homme sort de sa voiture et fouille ses poches, une passante lit un sms, deux amies se chuchotent un secret, de leur balcon un couple prend congé de ses amis… pendant que d’autres se promènent dans la campagne sans voir les tentes installées ça et là ou que d’autres se balancent en attendant que « cela passe » ou encore que d’autres tentent de passer d’un monde à l’autre….
Nous voici impliqués, au cœur du sujet, simultanément spectateurs et acteurs, et cette peinture parvient avec force et douceur au but ultime de tout art : nous ouvrir les yeux.

Éphémère singulier (collectif)

« Il y a des petits ouvrages de rien du tout, tout à fait sommaires, quasi informes, mais qui SONNENT
très fort et pour cela on les préfère à maintes œuvres monumentales d’illustres professionnels »
Jean Dubuffet