Étienne Champion

Étienne Champion explore les manifestations de l’universalité des humains au travers des spécificités individuelles. Pour y parvenir il s’affranchit des effets de la culture et du social.

Il travaille toujours d’après modèle. Sa recherche se concrétise 

par le dessin au fusain puis par la sculpture dans différents matériaux : modelage de la terre, taille de la pierre ou composition des formes en acier corten. L’observation systématique des effets d’ombre et de lumière saisis au fusain sont interprétés dans la sculpture en volumes positifs et négatifs suivant les contrastes.

La traduction des formes dans différentes échelles pouvant aller jusqu’au monumental permet une mise en valeur plastique de chaque élément composant l’ensemble sculptural.

Il en résulte des sculptures fracturées évoquant des bustes ou des corps paysages dont le degré d’abstraction  ou de figuration varie selon l’angle de vue et la distance et qui surprennent, inquiètent, touchent ou bousculent le spectateur mais toujours l’invitent à prolonger leur exploration.

Vinca Schiffmann

Vinca Schiffmann est à la fois plasticienne et styliste.
Sa démarche s’appuie sur l’expérimentation et l’appropriation de toutes formes de matériaux souples : les tissus, le latex, les cordes, les fils, les films plastiques… Elle y trouve les possibilités d’une expression en lien avec le corps, ses aspects organiques et viscéraux.
Dans ses installations en extérieur, au sein de friches industrielles ou sur des sites patrimoniaux, elle érige des formes sculpturales, élaborées à partir d’enveloppes souples, qui se confrontent de manière inattendue leur environnement.
Elle a par ailleurs développé une technique d’écriture au latex. Des textes réalisés par ce biais, une fois démoulés, deviennent illisibles. Ils sont agencés dans l’espace ou dans le cadre de sculptures comme une banale matière première sans lien avec leur contenu.

Depuis 2014, elle crée également des séries intemporelles, des vêtements aux lignes graphiques ou picturales, qui étonnent par l’appropriation originale qui est là encore faite du latex.
Jouant avec l’idée d’un vêtement « seconde peau », frontière entre l’intime et le monde extérieur, la matière alterne entre opacité et transparence allant jusqu’à faire référence, par le dessin ou des découpes, à l’anatomie. 
Sa gamme de vêtements se décline hors du calendrier de la mode.
Les collections s’enchaînent au gré de son rythme de création.

Terrains Vagues

Terrains Vagues est un collectif de graphistes fondé en 2014 par Maria-del-sol Godard, Ambre Langlois et Elsa Varin, toutes trois diplômées de la Haute école des Arts du Rhin. Elles réalisent ensemble des identités visuelles, des logotypes, des affiches, des livres, des signalétiques d’expositions, des outils de médiation et des ateliers participatifs. Elles travaillent principalement dans le domaine culturel et leur but est de concevoir un graphisme clair et accessible, afin de toucher le public, quel qu’il soit. À travers leurs images, elles tentent d’aller à l’encontre d’une idée d’élite et d’au contraire diffuser largement une idée, une information, un message.

Sylvie Herzog

LE REGARD DES ANGES Ouvre sur des mondes fantasques mais, loin d’être impossibles   Les anges, messagers célestes, peuvent être à la fois spectateurs, influenceurs ou catalyseurs de rencontre, voire de séparations. Prises au hasard de mes pérégrinations, des photos de passants, vus de haut d’immeubles, d’échafaudages ou de bâtiments illustres, s’accumulent au fil du temps dans une collection d’images. Hormis des couples “indélaçables“, aucune de ces personnes ne se connaissent, venant de lieux ou temps différents. Sortis de leur contexte, des personnages sont ainsi mis en scène, en peinture, à la manière d’un enfant jouant avec des figurines. De nouvelles histoires émergent, des trajectoires se dessinent… Chaque titre en est l’évocation, sous forme de pensée ou d’expressions de la rue.

Lisa Pélisson

Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.

Jean-Luc Schické

La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.

Cosima Tribukeit

Je mène une pratique pluridisciplinaire, qui s’articule autour de la photographie de même que la gravure et l’installation. Ces différents médiums sont employés de manière adéquate en fonction des projets et des sujets traités mais ils se mélangent de plus en plus ces derniers temps. Cette interconnexion des techniques artistiques forment les arcanes de ma créativité.  Par l’admiration envers l’absurdité et l’irréel de l’art surréaliste qui donne aux œuvres un effet d’altération par des combinaisons et des actes de transformations inhabituels ainsi que l’art asiatique pour son caractère esthétique minimaliste, j’aborde des thématiques diverses avec une prédilection marquée pour le paysage et l’environnement urbane.

Björn Nussbächer

Björn Nussbächer est « travailleur frontalier » de diverses manières. Il a étudié l’art et le design à la «Gerrit Rietveld Academy“ d’Amsterdam et a été impliqué dans divers programmes d’artistes en résidence, par exemple Sandimen en Rep Chine, «Tsarino“ en Bulgarie et «Setouchi“ au Japon et Motoco“, Mulhouse ( Fra). Son travail artistique a été au „NAI“, Rotterdam, au Stedelijk Museum, Amsterdam et au Palais de Tokyo, Paris. Il travaille également comme charpentier et menuisier en bois et est un judoka passionné. Dans sa recherche artistique, l’autonomisation performative, la mise en scène installative et le cadre constructif jouent un rôle qui détermine l’œuvre. Ce faisant, il explore les limites au moyen de l’implication physique et réalise ces zones intermédiaires de manière performante.

Victor Remere

Bachelier en arts applique?s, Victor Remere intègre l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy en 2009. Après une année d’étude réalisée en 2011 à Concordia University à Montréal au Canada, Il obtient l’année suivante le DNSEP à Nancy et participe en 2013 au Post-diplôme  » Création et mondialisation  » à Shanghai. C’est aux côtés de Paul Devautour et de l’économiste et essayiste Yann Moulier-Boutang, de rencontres diverses, de conférences et d’actions qu’ils tentent de remettre en question la notion d’exposition par le biais de nouveaux formats. Ces questions deviennent récurrentes et cruciales dans le développement de ses recherches. Elles se poursuivent et s’adaptent à des contextes différents. Sous la forme d’un projet participatif intitule? « White Squares » expérimente? dans les espaces périurbains de Berlin durant l’anne?e 2014, immerge?s dans l’environnement naturel des résidences « Est-Nord-Est »
au coeur du village de Saint-Jean-Port-Joli au Que?bec re?alise?e en 2015 et au printemps 2016 dans des bâtiments en friche de la Basse-ville de Toulon, a? l’occasion de la « résidence Booster ». Depuis 2015, Victor Remere intégré en tant que membre actif l’association « Ergastule » fondée en juillet 2008 par dix artistes plasticiens. Ergastule a pour objectif de promouvoir la création contemporaine, en mutualisant expériences et outils au sein d’ateliers à Nancy ainsi que l’organisation d’évènements et expositions dans le champ de l’Art contemporain.