Henri Walliser Mon travail est Pop au sens qu’il est jeune, spirituel, sexy, peu cher et fabriqué en série. Il exalte la vie, est positif, optimiste. Le Pop c’est de l’amour. Amour des êtres et des choses. Ma culture est urbaine, je suis un enfant des villes et du Rock. Je suis graveur et comme me disait Rémy Bucciali mon travail oscille entre sophistication et vulgarité, raffinement et trivialité. Je compose mes gravures comme des rock-songs. Je parle une langue ancienne régénérée au contact des années 80. Economie de moyens,patience; réalisme, mon travail est une ode à la liberté, une reminiscence d’un Eldorado perdu. Artiste graveur, diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, a exercé différents métiers (maquettiste,receveur,vendeur, manutentionnaire, enseignant) avant d’être assistant du peintre suisse Rémy ZAUGG puis de Rémy BUCCIALI imprimeur d’estampes à Colmar. Influencé par le rock et le Pop art trouve son inspiration dans la ville et le quotidien. A exposé en Angleterre (Loughborough,Bristol), Allemagne (Euskirchen,Karlsruhe,Landau…) Espagne(Cadaqués),est représenté par la galerie Orlinda Lavergne. Privilégie les techniques sèches que sont le burin et la mezzotinte. Depuis 2017 il incorpore la couleur dans son travail.Commence une série de gravures sur la route 66 qui traverse les Etats Unis d’est en ouest.
Dessins – objets papier De la feuille plane au volume, Jean Wollenschneider dessine, découpe, plie, modèle. Faire du presque rien d’une feuille de papier, des retraites, des vagabondages, des lieux temporaires, des mythologies à ré-imaginer. L’interrogation de notre rapport au vivant, de notre avenir commun parcoure ses propositions créatives, que ce soit par l’illustration naturaliste, ou par des objets en papier : animaux, urnes, cabanes en papier…
Tout est bruyant et flou, emmêlé. Je tournoie dans l’atelier, par bouts d’ellipses, tâtant l’air, la lumière, le bazar. J’attends la fulgurance. Je pense ; la matière et l’esprit sont liés. Combien faut-il de clous pour reboucher un cœur ? Le bleu cobalt me donne envie de courir nue entre les glaces. L’Indigo m’épaissit le sang, le rend velours. J’entre à petits pas dans le rythme du temps géologique. Celui où la matière se forme. J’ai le temps avec moi. Je me débarrasse. Je peins avec la matière, cherche à tâtons l’impact dans l’inhérent. Mets le hors-champ dans le champ. Je peins sans artifice, avec un œil sous terre, ouvert. Comme un caillou âgé de cinquante ans, de cinq cent mille ans. Un caillou de l’espace. La peinture est une entreprise de clarification. Quand le temps le permet ; j’embrasse les pierres salue les arbres caresse l’air, libre. Tel est le but, s’il en faut.
La synagoge semble être placer dans une lumière particuliere . Une lumière qui montre autant le délabrement que la poésie de cet édifice, qui est visiblement marqué par l’age, mais dégage encore quelques chose d’oniriques et magique. Mais la lumière ne montre pas seulement lumière, mais aussi l’ ombre, l’âge, le changement_ une transformation. Dans ce sens le bâtiment laisse un héritage. L’ombre ne doit pas forcement être sombre, est plutôt une empreinte et c’est lui, qui déplace le éclairé dans le centre.
Nous aimerions explorer ces pensées sensuelles et éphémères. Nous sommes intéressés par L’histoire, la substance et la poésie de la matérialité qu’un tel bâtiment porte en soi. A travers différentes settings installatives, performatifs et lyriques nous voulons mettre le bâtiment au centre et conciennement illuminer certaines choses ou délibérément mettre à l’ombre. Dans un processus continu nous développons également des arrangements éphémères et apparemment temporaires. La synagogue comme lieu saint devrait devenir un temple, un temple pour la lumière sensuelle et l’ombre réfléchie.
Photographic portraits from the series ‘forget not, recollect’ 2018. Nicholas Winter presents a different take on the portrait. He places his models for an extended period of time, 60-90 seconds, in front of their own image, a reflection in glass, which in turn alters the dynamic of the face that wants to be seen on the outside to a deeper more personal ‘inner’ portrait. It is these inner faces of the subjects that interest the photographer. The portraits themselves are directly printed on glass, no paper involved, to heighten further the element of material but also to emphasize transparency and fragility.
Through the procedure, the faces stop seeking to please the sitter (subject). Rather they become almost transparent, open, vulnerable, a window into a more personal world.
The experience in the time taken for the portrait is as if the poetical ‘I’ comes to the surface from behind the outer face. A lightened essence of the person and the ‘things’ that occupy within. It is as if we look into the portrait, the sitter, to where fear, pain, pleasure, love and loss, and memories dwell. Nicholas Winter ‘digs down’ below the surface to expose and lay open the ‘inner I’ with the intention of creating a moment to reflect, hence the title, ‘forget not, recollect’.
Mon atelier se trouve dans un lieu historique, l’atmosphère y est très particulière. La nature, le calme sont les éléments essentiels à l’inspiration et à la création. Je commence toujours mon travail par une touche de couleur, travail de mémoire sur une idée.