Cindy Wenger

Des traits délicats ou des grosses masses très colorées. Des personnages différents. Des collages frêles et gracieux. L’univers artistique de Cindy Wenger est d’autant plus riche qu’elle emploie de nombreuses techniques.

Mots clés. Couleurs, cœurs, aquarelle, couture, collage.

Wärma

Wärma est un atelier et une association qui regroupe dix artistes : peintres, plasticienn·e·s, musicienne, céramiste, performeuse et bijoutier. Pour la plupart des ancien·ne·s étudiant·e·s de la Haute École des Arts du Rhin, nous avons tou·te·s la volonté de s’implanter plus durablement dans la localité strasbourgeoise, dans un atelier de production artistique partagé.

Nous nous installons donc ce vendredi 15 Janvier dans un local de 200m2 situé à Port du Rhin, derrière Zone d’Art et autour d’autres ateliers d’artistes. Si cet espace est avant tout notre lieu principal de production, il accueillera ponctuellement des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers pédagogiques ainsi que des activités diverses en partenariat avec des associations de la région.

Nous investissons les lieux dès aujourd’hui afin de pouvoir poursuivre notre production artistique, et débuterons nos premières activités ouvertes au public d’ici le mois de mars.

Ces quatre jours d’ateliers ouverts en mai seront l’occasion pour Wärma de se présenter pour la première fois comme lieu et association établie auprès des visiteur·ice·s et acteur·ice·s de la culture et de l’art contemporain de la région.

Nous présenterons des accrochages, individuels ou collaboratifs, de travaux finis ou en cours, dans les espaces de travail de chacun·e·s ; et aimerions également proposer des temps forts tels que des performances et des concerts. Si la situation le permet, nous proposerons également un temps festif dans la cour extérieure à l’entrée du local.

Evelyne Widmaier

Pouvez-vous nous présenter son travail ?

Née à Strasbourg, Evelyne Widmaier dessine et peint dès son plus jeune âge, fréquente l’atelier de Marthe Kiehl, puis les cours de Philippe Steinmetz et de Camille Hirtz. Installée à Mulhouse, elle s’inscrit au cours de dessin de Jacky Chevaux à l’Ecole des Beaux-arts avant de découvrir la peinture à l’huile, qu’elle adoptera résolument. Evelyne Widmaier participe très régulièrement aux grands salons nationaux (Salon des Artistes Français, Salon Violet, Salon d’Automne, Salon Comparaisons, Société Nationale des Beaux Arts,…) ainsi qu’à des expositions de prestige à l’international. Ses œuvres font chaque année l’objet d’une exposition personnelle. “La peinture est mon mode d’expression, je me sens maintenant totalement libre avec les couleurs, je joue avec elles. Je peins chez moi, avec la lumière du jour venant de gauche, en écoutant Bach, Brahms, Schubert … J’oublie tout ce que je sais, et c’est le geste qui doucement s’impose. J’aime construire, déconstruire, reconstruire, poser la matière, la gratter, la triturer, l’étirer… jusqu’à ce que la toile vive soudain de sa vie propre. Peu importe le sujet. Il s’agit de faire revivre la vie et ses composantes, l’air, l’espace, la lumière, le mouvement, avec quelques couleurs et un pinceau sur une toile de lin. Dérisoire peut-être, mais tellement vivifiant ! “

Wonderbabette

Alors qu’elle participe à des expositions collectives, elle réalise que le public est moins intéressé par les œuvres qu’il vient voir lors de vernissages que par le buffet et les bavardages mondains… Cette remarque va orienter son travail d’artiste dans l’interaction qu’il peut y avoir entre les œuvres, les artistes et le public, elle explorera la performance impliquant le public. Un premier pas qu’elle fait avec cette photographie d’un bassin de femme entouré d’une ceinture de préservatifs usagés, exposée à des collégiens et des personnes âgées, qu’elle fait écrire pour réfléchir et parler de la sexualité. De là, ce qui l’intéresse c’est ce que peut apporter la pratique de la création à un public large. Elle travaille alors en prison, à l’hôpital, auprès des gens du voyage… Les ateliers se multiplient et un aller-retour entre ce qu’elle crée et ce qu’elle apporte au public se construit : « La confrontation avec le public des propositions créatrices est pour moi un élément essentiel de mes créations. »”

Werner Ewers

L’architecte et l’investisseur Jürgen Grossmann m’a invité dans son “Forum” á exposer et travailler dans le lieu. Europäisches Forum am Rhein https://www.forum-am-rhein.eu

Webershütte

“Mon atelier se situe au centre du village. Il s’agit d’un ancien atelier de tissage d’une superficie de 50 m² à l’arrière de la maison, ouvert sur un long jardin. Dévolu à mon activité de photographie, cet espace lumineux et au calme peut également accueillir des artistes en résidence. Attenant à la pièce principale, se trouvent un espace dédié aux travaux de menuiserie et une chambre noire équipée de deux agrandisseurs pour les travaux argentiques en noir et blanc.

« Chemins de rêves » envisage de réunir trois photographes-auteurs et une créatrice d’impressions textiles à l’atelier Webershütte, ce mois de mai, dans le cadre des Ateliers Ouverts 2021. Nathalie BANOS, Christophe CHABOT, Michel FRIZ et Pierre RICH vous invitent à découvrir ces voyages singuliers, que sont leurs chemins de rêves, via leurs travaux photographiques, leurs carnets de recherches et leurs éditions limitées. Une “table de lecture” est aménagée, avec des livres d’artistes et diverses éditions à tirage limité proposés par des photographes et artistes contemporains, basés pour la plupart dans la Région Est, Marie-Paule BILGER, Philippe COLIGNON, Jean-Jacques DELATTRE, Fernande PETITDEMANGE, Sandrine RUMMELHARDT, et les éditions écossaises “Just Another WordPress” & ” Wax366″ de David BELLINGHAM (GB).”

Jamila Wallentin

Entre la sculpture, l’installation et l’objet, je maintiens une liberté des échelles, mais aussi des matériaux et des techniques mises en œuvre. Mon travail témoigne d’une présence au monde par des dénonciations subtiles, je me sens concernée mais éprouve souvent le besoin d’y échapper. Mes pièces sont construites dans une multiplicité, dans la série et la répétition du geste parfois très simple qui mène à un détachement progressif de la conscience, une façon de disparaître en tant que penseur derrière un geste. Je questionne les signes visibles de l’influence de l’être humain sur son environnement. Où sont les hirondelles ? Et le ciel ? Où vont l’eau et le temps ? Mais il ne s’agit pas de provoquer, simplement de montrer. Comme un appel silencieux. Inertie par exemple, est une installation dans l’espace, comme un éloge de l’immobilité, résistant à la précipitation de tout au monde, une invitation au ralentissement, et à la contemplation. Avec Semailles, je présente des graines stériles et plantes hybrides. Je tente de plus en plus d’ajuster le choix du matériau au propos, J’aime avancer dans l’expérimentation des techniques, comme l’archéologue expérimental, j’opère des voyages dans le temps, des recherches techniques approfondies sur la fonte du bronze durant la première période de la protohistoire : « L’âge des métaux », j’explore les techniques de fabrication de cordes et le tannage des toiles. J’aime les sculptures qui sont le résultat d’un voyage. J’établis un rapport intuitif et expérimental avec la matière en accompagnant la naissance et l’évolution des formes sur la durée : la morphogenèse. L’instauration d’un dialogue et d’une réciprocité d’action avec les matériaux me permet de démultiplier l’exaltation face aux inattendus.

Geoffroy Weibel

Travail du métal à chaud par forgeage. Travail de création de sculptures et objet. Travail de commande. Le monde de la forge est ouvert et collaboratif, je participe régulièrement à des événements, sculptures à plusieurs forgerons, workshop en Europe, aux USA et au Japon. J’apprécie transmettre le savoir faire du forgeron et propose des stages.

Julie-Anne Weber

Il était une fée née du froid de l’hiver, Au cœur d’une nuit d’encre et de papiers froissés, Bercée d’antiques fables et de contes passés, Qui grandit au pays d’émerveillés trouvères. Dès l’âge le plus tendre, un crayon à la main, Elle illustre ses rêves peuplés de korrigans. L’art et le cinéma, deux chemins intrigants, L’emportent vers Bruxelles aux studieux lendemains. Revenue diplômée en sa ville natale, Elle ouvre son studio de films d’animation, Sans jamais oublier ses premières passions, Petite faiseuse d’images, aux mille idées étales. Qu’elle façonne en détail une perle de neige, Ou qu’elle projette en grand les façades alsaciennes, Traçant d’un pinceau neuf des légendes anciennes, Elle invite en son monde à un tour de manège. Biberonnée de contes et légendes depuis sa plus tendre enfance, Julie-Anne Weber a toujours vécu au pays d’Émerveille. Du bout de son crayon, elle s’essaye très tôt à illustrer de nouvelles histoires, glissant d’un univers à l’autre à coup de plumes et de pinceaux. Petite faiseuse d’images, elle se passionne bientôt pour le cinéma et trouve dans l’animation le parfait barbouillon de culture où déverser ses rêves. Peinture, couture, modelage… elle cultive l’expérimentation multi-techniques, enchaînant clips vidéo et événements artistiques. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles et membre fondateur de l’association Art Puissance Art dont elle deviendra directrice artistique, elle est désormais installée au sein de l’espace Colod’art, à la tête de son propre studio d’animation : Animaillons ! Projet après projet, Julie-Anne Weber façonne un monde miniature animé à la main, image par image, mais elle ne cesse de rêver en grand et se lance bientôt dans le vidéo-mapping, dépassant le cadre de l’écran pour projeter ses images sur scène puis sur des bâtiments. A travers ses créations, qu’elles soient animées ou picturales, comme avec les J’mages, un duo artistique mère/fille – photo/aquarelle, elle cherche à susciter l’émerveillement où on ne l’attend pas, à réenchanter le quotidien, et à sensibiliser son public, avec humour et poésie, aux causes qui lui tiennent à cœur (lutte contre les discriminations, les stéréotypes sexistes, les violences conjugales…).