Juliette Vergne

Je suis artiste et designer textile. Dans ma pratique, je souhaite revaloriser les techniques anciennes telles que la teinture naturelle, l’impression en les hybridant avec mon univers contemporain. Autour de mes casseroles, je cuisine des recettes ancestrales, je recompose le hasard.
Mon atelier est un laboratoire, où le tissu s’immerge dans la couleur, passe de bain en bain.
Je suis spécialisée dans l‘ennoblissement textile. Mon processus se divise en 3 phases essentielles : dessiner, teindre, imprimer.
Je travaille à partir de matières brutes (soie, laine, lin, coton…) que j’ennoblie. Je rentre au coeur de la fibre grâce aux plantes et je travaille la surface de l’étoffe grâce à la sérigraphie.
J’aime la simplicité d’un dessin graphique imprimé sur une belle matière teinté, faisant la part belle aux petits défauts, à la trace de la main ou encore à l’accident. L’outil est le médium et le message.
Je créé par ces recettes des objets textiles réalisés artisanalement dans mon atelier.

Giom Von Birgitta

En 2017, les envies de création qui sommeillaient en Giom Von Birgitta depuis plus de 10 ans commencent à poindre. Ou alors elles demeurent simplement aussi vivantes qu’avant, mais deviennent visibles par l’œil et l’esprit jusqu’alors concentrés sur d’autres priorités. C’est alors qu’il a rencontré la terre et qu’ils ont échangé. Des mots. Des silences. Des promesses. Des envies. Des peurs. Des doutes. Des convictions et bien d’autres choses encore…

C’est une rencontre : celle d’un parcours, d’un artiste et de la matière, de toutes ses forces. C’est une histoire : de liberté, d’humilité, de patience et de partage. C’est un lieu : signe d’une époque éteinte, mais qui sait se réinventer, bouillonnant de ses nouveaux espoirs. Les créations de Giom Von Birgitta sont tout cela, même si elles renferment une part d’indescriptible magie – celle qui nous échappe toujours – comme forgées par la somme de nos émotions les plus essentielles, à la croisée entre la puissance originelle des éléments et un territoire tout à la fois brut et sensible.

Viktoria von der Brüggen

Historienne de l’art de formation, Viktoria von der Brüggen développe depuis une dizaine d’année une pratique artistique personnelle en explorant la terre comme médium. Sa pratique naît de l’émerveillement face à la vivacité et la fragilité de la nature, avec ses formes, ses nuances de couleurs et ses phénomènes de lumière infinis. Son processus de création combine deux approches de la matière : des mouvements spontanés, qui suscitent des réactions inattendues de la terre, alternent avec l’assemblage de fragments préexistants et disparates fusionnés grâce à un travail d’émaillage complexe. Il en émerge des œuvres dont les formes peuvent s’apparenter au monde végétal, animal ou géologique, évoquer des phénomènes plus immatériels, tels des nuages, rappeler parfois des artefacts. Depuis quelques années, ces formes s’entrecroisent et se mêlent dans des configurations composites, modifiant et élargissant ainsi leurs champs de significations.

VGthal

VGthal est un artiste basé à Strasbourg. Anciennement chimiste, aujourd’hui pyrotechnicien d’intérieur, sa pratique s’articule autour de la performance, de la vidéo, de l’installation et de la sculpture.Il prend le parti de positionner le jeu comme générateur de ses créations. Il détourne les mots, les objets, les images. Une grande partie de sa réalisation est basée sur le feu. Il en découle une série de peintures projetées à l’explosif, des sculptures d’objets de récupération, des installations d’objets carbonisés. Chaque séance est documentée par des vidéos.

Rémi Voche

Performance comme manière d’être, ou manière d’être comme performance…
Rémi Voche s’implique tout entier dans ce qu’il présente.
‘Il faut répondre énigmatiquement aux énigmes du monde’. Ceci, on le
comprend devant les performances de Voche, ou la notion de question comme
celle de réponse ne semblent plus avoir de valeur propre. Seul compte
l’instant, célébré comme une forme d’absolu; cet instant que Rémi Voche va
gratter, gratter encore, chercher, éprouver dans son être même jusqu’à en
trouver la substantifique moelle.
Né en 1983 à Lagny-sur-Marne, Remi Voche se forme à la Villa Arson de
Nice dont il ressort diplômé en 2012. Depuis, il court partout. C’est aussi
qu’il y est habitué, car on pourrait le définir comme sportif à plein temps.
La course, l’effort, la notion de limite corporelle sont extrêment présents
dans son travail.
C’est en effet ce même rythme de course (un-deux-un-deux) qu’il
s’impose et avec lequel il remplit son espace de représentation. C’est celui
dans lequel, à force de répétitions de gestes, il finit par se confondre
avec le monde. C’est un combat qu’il engage, qui se termine en une forme
d’amour, de réunion quasi-palpable en un point seul du temps et de l’espace.
C’est l’engagement d’un dialogue jusqu’à la perte des deux parties.
Il y a de l’étrange et de l’absurde dans les choses qui se répètent
trop. C’est sur cette notion d’étrange que Voche joue en la poussant au
maximum, en la travaillant par le rythme et par la résurrection de rituels
païens, animistes, dans des lieux qui ne leur semblent absolument pas
ouverts ni réceptifs. Il y a une certaine forme d’ironie dans son travail,
adressée au regardeur, à ses valeurs, à la modernité, à la civilisation, à
la notion d’institution. Tout s’effondre un peu. Ne reste plus que la terre,
et des ruines tout autour.
Condenser, entourer, rappeler à soi par la répétition : remplir
l’espace jusqu’à l’oubli. C’est un travail de sidération, une mise à
l’épreuve entre malaise et hypnose, la création d’une tension :
indéniablement, il se passe quelque chose. Une métamorphose dont personne ne
sait jusqu’où elle ira.
Rémi Voche concentre sa pratique autour de la photographie et de la
performance, les deux étant intimement liés par l’idée de l’empreinte et de
la mise en scène. Il sème des traces de pas de côtés, des traces de fuite,
et les laisse se développer dans nos imaginaires.
En prenant une place de médium, en renouvelant nos perceptions, en
réélectrisant l’espace, peut-être cherche t’il à nous faire vivre un réveil.
Peut-être que nous devrions commencer à courir dans une autre direction.

Anne Vaudrey

Vie silencieuse est une série qui m’occupe depuis deux ans.

Récoltés, associés puis mis en scène, objets et images deviennent les sujets de ce que j’ai appelé mes petites peintures.
A ce jour, vingt d’entre elles racontent trois lieux que j’ai habité.
Peinture à l’eau sur du papier sensible.

Sonia Verguet

Sonia Verguet est designer. Elle cuisine ses projets à différentes échelles (objet, scénographie, vidéo, livre, croissant) et dans des domaines aussi variés que l’évolution des traditions, l’usage du rêve dans le quotidien en passant par celui de bon sens subjectif. Elle vise à enrichir le quotidien de sens.

Florent Vicente

Ma pratique du design graphique s’inscrit dans une démarche de recherche et de renouvellement constant à travers les outils dont je dispose et ceux que je fabrique. Mon approche qui peut s’apparenter à celle du bricoleur se ressent dans mes productions ou apparaissent souvent les indices du processus de création. L’autonomie des moyens et la maitrise ou l’exploration des techniques se traduisent par cette aspect protéiforme où les frontières des différentes postures s’estompent. C’est ce que je tente aussi de transmettre lors de différents ateliers publiques autour du graphisme à travers le projet itinérant « Oh, la belle Gazette », où le public est invité à prendre part à toutes les étapes du projet éditorial.

 

Camenisch et Vetsch

« Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années à des installations vidéo qui emplissent l’espace et qui ont le potentiel de redessiner l’architecture environnante et de transformer la structure fixe en quelque chose de mouvant.

Conçues en boucles, ce ne sont pas des narrations avec un début et une fin.D’une part, il peut s’agir de formes abstraites qui sillonnent les murs de la salle et qui ont la capacité de souligner l’horizontalité d’une construction; d’autre part, ce sont des enregistrementsvidéod’événements naturels réels, quipar leur superposition et leur mouvement, atteignent de nouveau un haut degré d’abstraction.

Mais toutes ses œuvres vidéo semblent avoir un point commun : la réduction de l’image projetée, répétitive, est mise en contraste avec une étonnante poésie du vécu… Une vibration, parfois calme et parfois plus forte, indéfinie dans sa forme exacte, un facteur perturbateur doux.

Les installations vidéo de Camenisch et Vetsch se comportent exactement de la même manière, un picotement et un bruit visuel qui s’insinuentdans le corps, et continuent à persister même lorsqu’on a quitté la pièce depuis longtemps.

Même si leurs œuvres semblent souvent très conceptuelles, les artistes Christine Camenisch et Johannes Vetsch se distinguent toujours en développant leurs installations sur place, dans l’espace, et en rendant visible cet effet qui ne peut être que deviné sur l’écran, dans les maquettes et dans les visualisations. » Ines Goldbach, KunsthausBaselland

 

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