Rue de Lorraine

Deux filles avec deux pratiques différentes qui s’enrichissent l’une de l’autre

Reg’Art

L’atelier Reg’art Christophe Hamm se situe à Boersch, non loin du centre historique de cette ville médiévale de 2500 habitants. D’une superficie de 55m2, l’atelier fait office de studio de prises de vue, de galerie, de lieu de montage et façonnage, de stockage, ainsi que de bureau.

Katharina Rüll

Katharina Rüll creates fiction with plenty technics…she makes her own world with stage building, props, costumes and performance. But never in a dramatic way. Her stile is very quiet and abstract even if she is telling complex stories. The content of this stories are human archetypes, old fairytales and sience fiction. Instead of doing that in the traditional way of an storyteller, she has invented a original mix of Minimalism and Mystic. Also the material that she is using has always its own history. It is a collection of staff that Katharina Rüll finds on her walking tours through Basel and surroundings. Hunting for interesting things is part of the process and brings new contents. But this isnt the only reason why she is working with used material. Also in order to point to the responsibility of an artist to protect natural resorces. Tranceformation in all its forms is her discipline and it doesnt matter with what kind of media she is showing that. Her mission is to find magic in the ordinary.

Nathalie Ramirez

J’ai toujours oscillé entre réel et irréel, équilibre et extravagance, raison et excentricité. J’aime la rencontre entre l’originalité, l’anormal, l’exubérance. Je m’évade volontiers vers des créations atypiques, parfois déroutantes pour les puristes de la photographie. Pour moi, la photographie sert aussi à exprimer une pensée, une émotion, des sentiments ; elle doit être belle, vivante, vibrante et significative de son temps. Dans mon travail le choix du rendu est primordial, que ce soit par la photo émulsion ou par la photographie sur toile, j’aime que l’image soit confrontée à la matière.

Nathalie Rolland Huckel

Formée à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Limoges, Nathalie travaille la porcelaine depuis 1986. Appliquées à l’industrie des arts de la table pendant de nombreuses années, ses créations ont été largement diffusées et continuent à l’être par la maison Hermès pour qui elle travaille à présent en exclusivité. Parallèlement à cette collaboration, NRH développe un travail personnel autour du bijou et de l’objet d’art en laque, autre matière de prédilection. La richesse des couleurs obtenues par les couches de laque superposées, la feuille d’or gravée permettent une ornementation raffinée pour des créations qui allient compositions florales et motifs géométriques.

Thomas Rebischung

Mon travail s inspire du sacré, du symbolique. Par le dessin, la peinture ou le collage, je questionne ce qui nous anime en tant que société, ce qui nous uni en tant qu’humains, ce qui nous réuni en tant que citoyens. Les ?gures monstrueuses qui peuplent mes dessins sont souvent issues de manuscrits ou d’enluminures du moyen-âge. Ces images ancestrales se font l’écho des visions et des rêves de l’homme contemporain. Mes dessins et peintures sont des sortes d’incantations, des appels aux spectateurs à regarder différemment le monde qui nous entoure. Les Djinns ?gure le retour du religieux dans la sphère publique, les pieuvres sans tête font écho au travaux d’économistes sur les multinationales, les animaux parlent de leurs extinctions proches. Les paysages apparaissent comme des décors, voyages du regard. L’actualité écologique les transforme en paradis perdus. Le politique joue de ces signes, les religions manipulent ces symboles, les médias conforment nos regards. J’essaie de les décrypter, de les ré-encoder dans un monde nouveau.

– porte renaud –

porte renaud stabilise les formes d’un monde qui n’est déjà plus tout à fait là. Ces formes, qu’elles participent d’un opéra, de propositions sculpturales, d’une chanson, de peintures ou de tout autres choses, résultent de l’excavation et de l’accumulation de traces d’une présence hantée par sa disparition. Présence tiraillée entre le temps long de la sédimentation et la virulence de la chair. Il s’efforce de restituer les fragments de cette rencontre entre l’effondrement perpétuel des choses et le dur désir de durer. Il construit aux travers de visages, de fossiles de trilobite, de salamandres, de vélociraptors, de monuments au morts, de piques anti-oiseaux, de bétadine, de mélodies assonantes, de ciment,… les idéaux-types de ce monde compact et chtonien où le vide est exclu.

Aymery Rolland

Aymery nous donne à voir une peinture à la fois robuste et paisible qui manifeste de toile en toile les plaisirs forts de la couleur et la joie de peindre. Ses dernières peintures figuratives sont des intérieurs. Calmes et sereins, ils nous invitent aux postures de la vie familiale. La franchise frontale du dessin lui permet de rythmer sa composition : Il recadre, morcelle, perturbe les échelles, déstructure l’espace, joue des harmonies ou des dissonances de couleur ; Et c’est de la subtilité des ces décalages que naît la forte présence visuelle de ses toiles. La vivacité des couleurs, des bruns -rouges des oranges, des jaunes vifs, des indigos ne masquent pas la rigueur de la composition. G.C

Baptiste Reymann

Baptiste Reymann est né à Colmar en 1983. Son bac en poche, il entre à l’université d’arts visuels de Strasbourg. La licence obtenue, il passe une année de formation au concours du CAPES d’arts plastiques pour finalement entrer à l’école MJM Graphic Design a fin de mieux maîtriser les outils informatiques. Désormais illustrateur strasbourgeois, il travaille la bande dessinée avant de s’orienter vers l’illustration. Toujours influencé par le 9ème art, ses images sont figuratives, narratives et veulent raconter une histoire à elle seule. Par son travail, il invite le spectateur à entrer dans ses univers imaginaires, aériens, teintés de surréalisme et souvent emprunt d’une certaine quiétude. Il aime aussi diversifier les formats et les techniques, passant du numérique aux techniques dîtes traditionnelles, du papier à l’écran. Chaque médias apportent ses avantages et ses contraintes, mais chacun influence l’autre, et nourrit de nouvelles idées pour les projets à venir.

Régine Reymann

A l’atelier je cultive une cour-jardin, le contact avec le végétal est une entrée vers la création comme présence méditative au monde ou pour raconter des histoires. Un brin d’herbe au creux de la main fait advenir la présence de tous les éléments, terre, eau, feu, air, espace. L’humain apparait en filigranes au travers de mains, pieds, cœurs, maisons. Ce qui m’intéresse est de mettre en avant l’interdépendance de l’humain avec le végétal, la nature, les éléments, le cosmos. J’expérimente et associe des approches et techniques multiples, pochoirs, empreintes, dessin d’observation, découpage et collage. Beaucoup d’œuvres se présentent en polyptyques, ou en suites pour multiplier les points de vue, exprimer d’infimes nuances ou créer une «symphonie visuelle».