J’utilise l’aquarelle, je peins exclusivement les gens, surtout des femmes et des enfants. Pourquoi ? Certainement par empathie, vraisemblablement par curiosité. Ce sont des séries : « femmes d’ici et d’ailleurs, danse, musique, mode… » qui permettent d’explorer différentes facettes du thème.
Je travaille d’après photos, les sélectionne pour l’originalité du sujet, l’harmonie de la silhouette, l’expression du visage, le chatoiement des couleurs. Mais c’est l’émotion suscitée qui prime !. Je travaille longuement pour arriver souvent à des gros plans ou des compositions décalées qui apportent une dynamique à la création.
Puis c’est l’étape « crayon ». Indispensable ! La courbe, la ligne qui charpentent et musclent le dessin, lui donnant sa vraisemblance et que je prendrai soin de ne pas effacer pour leur garder toute leur importance. Certes, il arrive que la jambe soit un peu longue, le buste trop menu ou la bouche un tantinet charnue. C’est l’espace de liberté consenti à l’artiste pour mettre un détail en lumière.
Arrive le pinceau… Je choisis ma palette avec une affection particulière pour les rouges indien, vénitien…, les mauves les ocres et le sépia. Mais il arrive que j’adopte le monochrome lorsque la spontanéité de l’esquisse doit privilégier le mouvement. L’émerveillement vient de la magie de l’eau ! Je peins essentiellement en « mouillé » avec superposition de « glacis » qui s’appliquent à conserver la transparence de l’aquarelle… et le précieux tracé du crayon.
La difficulté est de savoir s’arrêter !. Ne pas surcharger l’œuvre pour lui garder sa fraicheur et la laisser se fondre dans l’imaginaire de celui qui la regarde
