A travers des thématiques qui se diversifient, Sébastien Osswald questionne notamment la place de l’individu aujourd’hui, à la fois très connecté aux autres et très isolé. Son travail consiste à montrer des images du quotidien, dont on est abreuvé : selfies, images de mode et autres « peoples », profils de réseaux sociaux… A la différence qu’elles ne sont plus seulement des images, elles sont des tableaux, à la grammaire picturale complexe. Et le regard change, forcément, car la distance s’est accrue, l’angle de vue n’est plus le même ; la contemplation invite à ralentir et à poser un regard critique. Mais ce qu’il questionne en premier lieu, c’est la peinture elle-même. Sébastien Osswald pose la couleur sur des supports colorés (généralement à carreaux…) et le motif, qui n’est que partiellement recouvert, devient peinture à son tour. Le tissu choisi participe donc à l’image : il devient trame, il pixellise.
