Timothée Ostermann

Je m’appelle Timothée et je fais de la bande dessinée depuis toujours. Un peu de foot aussi.

Youcef Ouahab

Son premier souvenir? Un oiseau réalisé en papier gratté. C’était en maternelle. Son deuxième souvenir? Un portrait de Robespierre dessiné en combinant uniquement de lettres «c». Impressionné, son instituteur de CM2 a été ravi de pouvoir le garder en souvenir. Quelques décennies plus tard, Youcef en parle encore avec une fierté particulière. Aujourd’hui, l’artiste s’exprime en noir et blanc parfois, en une explosion de couleurs souvent. Des tonalités très colorées, voire «flashy», dit-il, pour «faire remonter un élément particulier» de l’œuvre en devenir, pour «mettre du relief». Youcef a notamment réalisé une série d’autoportraits hurlants rappelant Le Cri de Munch. Tout son univers n’est pas si sombre. Que ce soit au feutre noir, mais aussi et surtout avec le pastel sec ou l’aquarelle, il laisse parler son imagination loin des contraintes de l’hyperréalisme. D’ailleurs, l’oiseau de son enfance ne l’a pas quitté, qui se retrouve fréquemment dans ses œuvres. «J’aime les oiseaux. Ils sont comme des anges, avec leurs ailes.» Avec ses créations, il invite à voyager ailleurs, plus loin.

Mots clés. Dessin, pastel sec, aquarelle, imagination, oiseaux, anges, cris.

Ottrott

L’atelier se trouve au pied du Mont Saint-Odile, dans une ancienne serre où étaient entreposés pendant l’hiver les semis et les plantes pour le jardin de la maison familiale. Son usage initiale explique donc ces grandes fenêtres au raz du jardin qui éclairent l’atelier par l’est et le sud. Ces ouvertures sur le jardin laissent passer une lumière irradiante pendant une bonne partie de la journée. Ce grand espace ouvert sur la nature est idéal pour la recherche et la création artistique. Il n’est pas rare que des amis de l’artiste viennent profiter de cet espace pour travailler sur leurs propres créations. C’est grâce à la profondeur de cet atelier que Valérie Demenge a pu travailler pour la première fois des grands formats (2,5 mètres sur 1,30 mètre) dans le cadre de sa préparation aux chemins d’arts sacrés en 2013. Partagé auparavant entre un petit atelier sous les toits parisiens et cet atelier alsacien, Valérie Demenge est maintenant installé à plein temps à Ottrott et souhaite partager son travail et la beauté de son atelier avec les promeneurs et les passionnés d’art.

Laurent Odelain

Mes créations explorent les liens entre les territoires que je rencontre, l’imaginaire qu’ils me transmettent et les formes qui jaillissent des expérimentations que j’y mène.

Leur genèse à lieu in situ. J’y souligne le décalage grandissant entre notre condition terrestre et ces fantasmes industriels et technologiques nous enjoignant à la dépasser, nous éloignant des simples notions de présence et d’acte. Aux confins de l’écrit, de la sculpture, de la performance et du paysage, je tente de révéler la poésie absurde du faire humain et m’amuse de sa vulnérabilité face à la présence immuable du monde. Les enregistrements vidéos et photographiques permettent l’apparition et le partage d’images et de figures. Je les installe vis-à-vis des formes construites ou rencontrées dans les espaces qui m’animent.

Je m’intéresse à l’usage humain du territoire, dans son exploitation, sa préservation, la vie qui en dispose et s’y établit en le transformant, ou étant transformée par lui. Je me demande comment la géographie conditionne l’esprit et l’action de ceux qui s’y meuvent, en fabriquant des récits et des artefacts.

Dans les gestes que je mets en place, entre philosophie et mythologie, des caractères essentiels et existentiels cherchent à transformer le malaise contemporain en une source poétique. Au fil du temps et des expériences rencontrées, mes travaux constituent un inventaire sensible de lieux et d’actes. Derrière leur facture prosaïque, se glisse une dimension ayant attrait à la solitude, à l’errance et au rituel naïf. Une primitivité affleure et donne corps à des puissances invisibles qui révèlent la présence d’une altérité.

Ayline Olukman

Ayline Olukman a une pratique pluri disciplinaire qui aborde la notion d’intimité et de nostalgie. Elle utilise la photographie, la peinture, l’écriture, la gravure et le dessin. “Maintenir ma quête de l’errance, c’est une quête en elle-même. J’ai fini par admettre que la question du déplacement est centrale dans ce que je fais. Un non-lieu commun à chacun. Pendant longtemps, dans ce rapport à la nostalgie, j’étais dans le désenchantement de ce temps que rien ne retient. Puis, j’ai réalisé que non. L’image n’ est qu’une image mais elle a un statut réel ; elle existe par elle-même, ce qui provoque un certain déséquilibre. D’où mon interrogation constante sur la création elle-même.”

Magalie Ors

Après une formation universitaire de trois ans, Je me consacrais à mes propres expérimentations. Pour moi la matière picturale n’est pas prédéfinie, mais présente dans tout. Ma sensibilité me poussant vers des techniques éthérées, non immédiates et en perpétuelle évolution, je me suis tournée vers une technique mixte à l’encre, à l’acrylique parfois, et au papier collé, arraché, gratté, déchiré, superposé. La vision du paysage s’impose d’emblée comme un référent, un champ d’expérimentation et d’expression. Bien qu’omniprésent et commun à tous, le paysage côtoie l’intime, le particulier, le souvenir, l’émotion. Je travaille souvent d’après une photo. L’image se retrouve alors nue et brute. Un souvenir se superpose à un moment ou à un autre et imprime une émotion, et l’image retrouve avec la peinture, substance et présence physique. Ce mécanisme d’éloignement et de rapprochement successif apporte la distance nécessaire pour revenir à l’essentiel, à l’essence du paysage.

Katy Ollif

Katy Ollif vit et travaille dans la maison-atelier “la note bleue” au sud de Vienne, dans la vallée du Rhône.
Dans les années 70/80, parallèlement à un travail dans l’animation culturelle, elle créée costumes et décors pour la scène et montre ses tableaux de tissus dans des expositions collectives.
En juin 1996 elle installe sa première exposition personnelle de collages (suivie par une cinquantaine d’autres à ce jour) et la même année entre à la Maison des Artistes.

Loïc OBERLIN

Évoluant dans différentes voies Loïc s’est trouvé dans la création de volumes en acier et autres matériaux soudables.
Ses sculpture évoquent des objets connus de tous, il aime le surdimensionnement, et vpousse les limites de l’acier et ses dérivés au maximum.