Rita Orekhova

Rita Orekhova
« Envolée »
(extrait : Collection 2015, de Danielle Junod- Sugnaux-Historienne de l’art)
Sa peinture, fortement influencée par la rigueur et l’académisme des années de formation, tend à s’éloigner des schémas imposés pour devenir plus libre et conquérante.
Dotée d’une énergie et d’une volonté communicative , Rita Orekhova s’immerge dans un travail qui
oscille entre deux mondes, deux extrêmes, entre douceur et force d’expression. L’un puise dans la
nostalgie de Saint-Pétersbourg où elle retourne régulièrement et à laquelle elle dédie une série
d’œuvres sur le thème du bal ; l’autre s’inscrit dans son environnement au charme sylvestre,
introverti, calme, une sérénité toute explosive, un bouillonnement parfois déchirant se déclinant sur
les thèmes des fleurs de son jardin et des ailes, entre le présent et le désir de l’envol de l’oiseau, de la
liberté, de la joie cherchée à l’intérieur d’elle-même.

Dominique-Anne Offner

Ma démarche artistique

Je me tiens légèrement en retrait du monde et je l’observe. L’observation me permet de saisir le merveilleux au coeur de l’ordinaire. Ce qui me mets aussi bien dans l’urgence de dire que dans la contemplation. Je peins, juste le temps de faire signe d’une de ces complexités : le temps n’existe pas, c’est une invention de l’humain ; l’inconscient existe, que nous nous sentions concernés ou pas ; quelle est une autre place des émotions que celle de l’hétérotopie… Quelquefois proche des lois physiques de la nature, quelquefois dans le constat d’une simple répétition du quotidien, bien plus encore à l’écoute des discours qui s’entremêlent.
Ce qui me donne une certaine compréhension du monde, voire son incompréhension.
Après avoir bien expérimenté quelques techniques d’art appliqué, la peinture à l’huile, l’acrylique, j’ai découvert l’aquarelle ; je suis allée de surprises en surprises : une autre utilisation possible. Contraste entre la forme et le médium, couleurs vives. Ma plus grande découverte est sans doute celle de l’eau, de cette force de l’aléatoire, à la limite du caprice, dont seuls les pigments posés peuvent rendre compte. La rapidité, l’intuition exacerbée par ce chemin unique, ce jeu des transparences.
J’ai quelquefois des modèles, qui, dans l’analyse, deviennent des abstractions : l’abstraction comme conclusion de ma démarche. Le concret devient vertigineux de sens. L’aquarelle devient enivrante.

Quelques repères biographiques

Je suis née en 1954 à Ste Marie-aux-Mines.
Je vis et je travaille à Strasbourg.