Nikunja

L’artiste trans-média Nikunja (né à Bâle, Suisse; vit et travaille actuellement à Hégenheim en France, à Bâle et sur l’Île Maurice) a étudié la peinture et l’art vidéo à l’académie de l’art de Bâle (Kunstgewerbeschule Basel) de 1975 à 1979. En 1991, Nikunja a reçu la bourse fédérale suisse d’art (Swiss Art Award), 1991-1993 la bourse fédérale suisse d’ART-EST en Pologne et en 2003 une bourse réalisateur à l’université d’Oxford de la République de Genève. Il était soutenu par des résidences au Zimbabwe (1996), au Japon (1997), au Pays-Bas (2003/4), à La Réunion (1998/2007-9), en Afrique du Sud (2008), en Namibie (2008), à Maurice (2010/11). Avant de se détourner du marché de l’art en 1997 il était représenter par la Galerie Inge Baecker, Cologne. En 2015 l’installation trans-media et interactive « Xanadu: The Bastard’s Dream » a été sélectionné par Okwui Enwezor pour la 56ième Biennale d’Art Contemporain de Venise et été exposé à l’Istituto Maria della Pieta. En 2017, son film de performance NAMA (2008, HDD, 84 ’) a été projeté au PAF Performance Art Festival de Berlin dans le cadre du projet CyberNomad Afrotak’s « Remains » Project. En 2019 il a créer la groupe de recherche musicale et sonore UNCOPPEN SAW avec Mannee, M. Sylvestre (Berlin) et A. Perret (Genève), avec des performances au Festival Ungemuetlich VI au Kunst Forum Berlin, au Musée DADA, Cabaret Voltaire, Zurich pour “Die andere Maria” de Till Velten et un enregistrement album MOÏKA au relief studio, Suisse, qui va être publier en 2021. En 2021 un papier art-science sur “l’expansion de la Démocratie par la Matière Interactive” et le projet nomade Transmedia Art Dome seront réaliser. «Mon œuvre évoque une interaction entre tous les éléments qui le constituent ainsi qu’avec le public, permettant de nouvelles perspectives et formulations artistiques évolutives, suspendues entre positions et médias sur une chronologie infinie, l’interaction comme matière évolutive brute mais subtile, la Matière Interactive. Cela concerne non seulement une nouvelle perception élargie et une prise de conscience croissante d’un présent à plusieurs niveaux, mais aussi l’immense potentiel créatif et les échanges qui peuvent en découler. » Depuis le milieu des années 1990, Nikunja a développé le concept transmédia artistique et philosophique de la Matière Interactive comme fondement de l’évolution artistique, naturelle et spirituelle de la perception de l’univers et de soi et se rapporte à la compréhension de l’interactivité en tant que matière à formuler et à expérimenter de manière créative. L’œuvre de Nikunja permet l’expérience directe de la Matière Interactive entant suspension entre la réalité analogique et la réalité numérique, entre le matériel et l’immatériel, entre le présent et un temps suspendu, entre le Soi et l’Autrui.

Bill Noir

Fragments de papiers ou peaux filigranées ? Les surfaces imprimées du vingtième siècle, nobles lambeaux d’époque, sont une source intarissable d’émerveillement. Véritables cornes d’abondance de textures, de couleurs, de teintes et de tailles, les images qui peuplent ces livres anciens et ces revues offrent une généreuse palette au compositeur de collages. Jeune centenaire, le collage est une pratique, mais aussi un acte brutal, iconoclaste, engagé, qui ouvre notre perception vers des associations imprévues et d’infinis rapprochements. Il n’en est pas moins une technique rigoureuse, qui utilise ce désordre inspirant, dans une démarche assumée au sein d’une errance constructive. La première étape repose sur la récolte d’éléments. Une collecte minutieuse de documents, en de multiples lieux et à propos de sujets variés ; notamment sur des actualités passées ou des recueils encyclopédiques. Rester aux aguets de la rencontre, éplucher ces trouvailles avec curiosité, voir dans ces reliques la singularité et le pouvoir de fascination de certaines images porteuses de détails abstraits permet de se projeter dans des envies de compositions. Vient ensuite le dépouillement. Le temps consacré au classement, à la découpe, au défrichage. C’est l’occasion de concasser, de définir les lignes, en utilisant les ciseaux comme crayon. De ces multiples destructions résultent des fragments, des monticules d’ingrédients, qui viendront bientôt nourrir l’espace de travail. Le bureau du collagiste devient alors laboratoire. C’est le moment où je commence à classer, à ranger, à piocher pour opérer des confrontations, des connexions. M’enivrant du désordre ambiant, la perte de repères prépare souvent le jaillissement de la surprise. Cet étonnement me permet alors de saisir des équilibres infimes. A ce stade les rebuts, les chutes de découpes et les formes isolées deviennent des trésors à exploiter. Le mariage des tons, la vibration des éléments entre eux sur le support me feront considérer le vide comme un acteur de la symbiose. A travers ces montages incessants, ces recherches improvisées, le cumul de mes créations délivre un langage graphique, fait de jeux inconscients, de récurrences et de règles implicites. L’espace de la page m’amène à rechercher la profondeur, l’ouverture vers la troisième dimension par l’empilement des strates qui se superposent, s’emboitent, se piétinent. Lorsque tout me semble en place, vient l’ultime phase qui est de coller. Ceci fige les choix, laisse une place aux derniers doutes, en vue des ultimes modifications. C’est le risque des regrets d’auteur ou des occasions manquées, afin d’achever de façon synthétique et pour laisser la place aux idées fortes. En tant qu’il est issu d’un collage, le mot chaosmos pourrait peut-être désigner ce processus.

Ainaz Nosrat

“Ainaz Nosrat convoque sa culture mythologique persane et la mélange à d’autres horizons. De cette mixture sort une nouvelle histoire, en mythe contemporain, dans laquelle on peut saisir des tragédies contemporaines. Ce qui est fait aux femmes, à leur corps, à leur esprit, aux contraintes multiples d’un monde contemporain qui se croit libre. Mais elle se saisit également de la scène fertile qui en découle. Que voyons-nous ? Des fragments de femmes, comme la découpe issue d’un pattern de couturière. Des bribes ? Des broderies. Des boîtes à musique qui relient, dans des rouages improbables, et font gémir la chair, les ventres, les seins. Cela grince, ripe, cela étire à l’infini les souffrances de l’humanité. La douleur qui se joue ici n’est pas exempte d’ironie et parfois d’humour. La peinture est parfaite, de l’ordre de la précision du tissage d’un tapis, ou de la manière délicate de la miniature. La couleur est soit en harmonie soit laisse a-paraître des stridences, des discordances. Des points tressent finement l’ensemble de la surface. C’est comme si, toute jeune peintre encore, elle osait ces citations vers Van Gogh dans les tournoiements du ciel, ou encore Gauguin avec des jaunes acides. De ce paradoxe d’une couleur qui nous touche, nous charme (de l’or qui accroche) et de l’aspect vénéneux naît une incroyable force. Nous foulons des prairies suaves, délicatement tracées et puis nous découvrons, dans la forêt des herbes, des phallus (un peu féminisés dans la même mesure inversée de ce que Brancusi fait à Melle Pogani), des plantes voraces, dévoreuses qui observent en silence ce que fait la peinture à l’advenir du corps, au désir qui se cache et se dévoile. Moules phalliques, malice des moules féminins, Duchamp revisité dans un dadaïsme persan, critique et incisif. Une oeuvre n’est jamais figée, elle avance en tentant des formes nouvelles, des couleurs différentes, des techniques déjà usitées.” Germain Roesz, expo des femmes et des chimères, Zone d’art, 2015

Ben Jack Nash

Les œuvres de Ben Jack Nash pointent du doigt un état larvaire dans lequel une forme, une identité, en chevauche une autre et passe d’un état à un autre. La vitesse et la fréquence des changements d’identité (en termes sociologiques, environnementaux et technologiques) sont des marqueurs de notre époque dont les passages furtifs d’un état à un autre constituent les traces. Inaccessibles de façon directe et imperceptibles sur le moment, ces instants ne peuvent être perçus que rétrospectivement par leurs sous- produits et leurs conséquences. Le lieu et le temps exacts où se produisent ces passages sont flous, mystérieux et ouverts à l’interprétation. Occulter momentanément le sujet de notre attention libère et épanouit la dimension secondaire de l’arrière-plan à la fois caché et pourtant bien présent. Pendant un instant, l’effet est libéré de sa cause et l’objet devient le sujet, doté d’indépendance. Certains travaux attirent l’attention sur cette ambiguïté qui superpose deux dimensions; d’autres soulignent leur imprécision et leur subjectivité.Les portes sont souvent utilisées comme objets symboliques de chevauchement et sont démantelées afin de désigner les changements de matière comme un passage entre le réel et le virtuel.

nun

Studio de design & atelier d’arts graphiques, nun est un endroit atypique dans le paysage Strasbourgeois :

Le studio répond à des commandes en design : livre/ affiche / fascicule / site internet / dispositif numérique / brochure / identité visuelle, etc. qu’il conçoit et réalise. Il fait également de l’innovation numérique en utilisant les dernières technologies pour raconter des histoires et faire passer des émotions.

L’atelier créé quant à lui des objets papier artisanaux à haute valeur ajoutée en impression typographique, organise des ateliers de découverte d’impression typographique et ouvre son atelier aux artistes pour des projets croisés. Il utilise pour cela un fonds de caractères mobiles bois et métal, des clichés polymères, métal, bois et 3D ou encore des presses typographiques (Victoria Wercke, Heidelberg Platine OFMI T, presse à épreuve Deberny-Peignot).

Dorian Rollin

Né en 1961.
Diplômé des Gobelins  
Photographe indépendant depuis 1995.  
Vit en Alsace.   
Travaille sur le portrait et le paysage/territoire dans son rapport aux éléments et au sauvage.

Théotime Noël

Architecte de formation, je dessine en technique traditionnelle, au crayon, puis ajoute la couleur par ordinateur. Ce sont des thèmes très variés, assez souvent fantastiques, futuristes, ou de grands animaux des profondeurs.

Nikosan

Nikosan est un illustrateur dont le travail s’inspire des traditions du Japon, en particulier du concept esthétique wabi-sabi et du rapport à la nature qu’entretiennent les japonais. Une grande partie de son travail artistique s’inspire également de la culture du thé sous toute ses formes.
Une délicate poésie tout en sobriété se dégage de ses oeuvres, qui sont pour la plupart réalisées selon la technique de la linogravure.