Ni Ni Yu

Née à Taïwan et diplômée en Art contemporain et nouveaux médias à l’université Paris 8, Chen Ni Yu se passionne pour les questions sociales et sait créer des ambiances humaines en observant de manière subtile les gens et les choses qui l’entourent dans les recoins des villes, en créant des projets sur le corps et les violences de la société, à travers des séries de dessins, des performances et des vidéos. Ses recherches sont liées à l’observation des individus, aux déplacements, aux gestes…Elle s’intéresse aux notions de répétition et d’enfermement et de frontières, réelles et imaginaires.

Neojungle

Graphiste de métier, je cherche à m’affranchir des contraintes imposées dans mes projets professionnels par la création d’œuvres personnelles. Inspiré par les affiches, le collage et le photomontage numérique, je laisse libre cours à mon imagination pour créer des visuels très graphiques ou aux univers surréalistes parfois même chaotiques. 
Les photos que j’utilise sont issues de mes archives ou recyclées d’Internet. J’y ajoute parfois des formes, des effets spéciaux ou des éléments typographiques. Je m’amuse avec les couleurs et la lumière pour donner une atmosphère plus cohérente à l’ensemble. 
J’aime la liberté de composition et la rapidité d’exécution que permet le collage, d’autant plus lorsqu’il s’agit de collages numériques. Je peux ainsi me laisser porter au grès de mes envies et improviser, ce qui engendre parfois de beaux accidents. Le seul défaut étant l’aspect trop froid du tout numérique, j’aspire à m’orienter vers des méthodes plus analogiques, et à terme, faire converger ces deux aspects sur des projets de plus grandes envergures.

Nadia B.

L’esthétique du vide Un jeu visuel entre l’espace dessiné et non-dessiné. En effet, le vide fait partie intégrante de l’œuvre. Le moindre trait change sa valeur et interroge sur les émotions que suscite une surface inoccupée ; l’absence, le manque et ou inversement l’ouverture sur d’infinies possibilités. La répétition de la ligne est la base du travail. C’est un moyen pour figurer l’écoulement du temps. Les éléments géométriques viennent stabiliser ou troubler la fréquence de ces lignes. En plus d’explorer les contrastes entre le vide et le plein, le rythme et la dissonance, il s’agit aussi de mettre en avant la contradiction entre le côté intellectuel des tracés, mesures et plans et la sensibilité d’une écriture abstraite.

Agnieszka Najder

Illustratrice et graphiste freelance, j’ai grandi à Strasbourg où j’ai pris mes premiers cours de dessin. Je suis ensuite partie en Pologne – mon pays natal, où j’ai étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie.

Ce qui m’intéresse le plus dans l’illustration, ce sont l’atmosphère et les émotions que j’essaie de transmettre sur papier. J’aimerai que celles-ci soient lisibles à travers le dessin pour qu’il puisse nous raconter son histoire. J’aime beaucoup dessiner des paysages, des bâtiments, que je considère comme des sortes de captures d’écran d’une vie d’ailleurs.

Nikunja & Mannee

Le Studio Nikunja&Mannee est le lieu de travail de l’artiste mauricienne MANNEE et du franco-suisse NIKUNJA. Il produit et réalise des projets de transmedia art entre les arts visuelles, les arts plastiques, la création sonore et la performance et poursuit la recherche sur la Matière Interactive à travers des oeuvres individuelles et collectives. Le studio abrite en outre le groupe de musique contemporain UNCOPPEN SAW avec Mathieu Sylvestre (Berlin) et Alain Perret (Genève).

Nadine Untereiner

L’atelier est situé au rez-de-chaussée d’une cour ancienne rénovée très pittoresque. L’artiste y présente un ensemble de productions réalisées dans des techniques très variées auxquelles elle s’est formée au contact de professionnels de la céramique, de la gravure et du textile. En autodidacte pour l’aquarelle et dans les techniques mixtes à la faculté d’arts plastiques.

Natacha Caland

Natacha Caland installe son atelier au 4 rue poincaré à Bischeim en 2017 dans un ancien espace d’activité tertiaire ( à 50 m de la piscine de Schiltigheim ). Elle occupe un espace d’environ 60m2 au 1er étage , dédié à la fabrication de ses tableaux sculptures en bois , en carton , plastiques et autres matéraux. Une baie sur toute la longueur de l’atelier vient éclairer généreusement cet espace de travail. Certain murs permettent d’occrocher les oeuvres les plus récentes et d’autres servent à entreposer le matériel et les outils sur des étagères. le couloir élargi qui précède l’entrée de l’atelier permet d’exposer comme dans une galerie, une dizaine d’oeuvres. De façon général les surfaces sont suffisament grandes pour accueillir un artiste invité, et cette année ce sera pour la deuxième fois, l’artiste artiste Claudine Leroy-Weil.

Jonathan Naas

Né en 1987, vit et travaille entre Bâle et Strasbourg. Jonathan Naas obtient un DNAP à la HEAR de Mulhouse, ainsi qu’un Bachelor et un Master en Arts Visuels avec mention à l’ÉCAL de Lausanne. Après quelques années de voyages et de direction artistique, il présente son travail en France et à l’étranger, lors de résidences et d’expositions. Son travail contextuel s’appuie sur la récupération d’éléments du réel, mis en scène dans des installations sombres et minimalistes. Ses œuvres questionnent les symboles et leurs codes, ainsi que les croyances et la transmission des savoirs par un protocole rituel, influencé par le folklorisme, la mythologie, l’ésotérisme et la culture underground. Sa pratique est majoritairement dominée par une peinture radicale et des volumes issus de son quotidien, empreints de magie et d’invisible. Il présente, à la façon d’un intercesseur, des dispositifs rythmés reformulant la réalité au travers de la fiction, tel un conte, accentuant un présent tout en suggérant la possibilité d’un ailleurs.

Laure Nantois

De la photographie à la peinture, je redéfinis les contours d’un lieu que j’ai
traversé pour le faire passer dans la sphère de l’imaginaire et de l’intime.
Un jeu de trouble et de mise en abîme révèle un autre paysage, comme un double
fantasmé du premier, plus intériorisé.
Le regard s’y fraye un passage, dans les limites qu’il rencontre entre ce qui est
visible, ce qui est caché et ce qui menace de disparaître.