Lisa Jaeggy

Plasticienne installée à Mulhouse depuis 2020, Lisa essaie de construire sa pratique céramique comme elle se construit personnellement. Elle est à la recherche dans les deux cas d’une forme de bien-être. Le bien-être se retrouve de bien des manières au quotidien : créer, prendre le temps, partager, prendre soin (des autres, de soi, de ce qui nous entoure…). Cela veut dire un rapport simple, authentique aux choses, à la nature, mais aussi, c’est un besoin, de faire ensemble. Il s’agit de trouver sa place. C’est une recherche simple du bonheur.Ses objets sont des formes très brutes. Des pièces vivantes, qui gardent l’empreinte des doigts, de leurfaçonnage. Elle aime créer des pièces aux allures rondes et rocailleuses.

JoVe

Joke Verhelst est née en 1972 en Belgique. Dès son enfance elle a été initiée aux mystères et aux beautés de la pierre en observant son père, maçon et sculpteur en amateur.Suit une période où la sensibilité et la générosité de Joke ont été mises au service des malades comme infirmière dans les services puis au bloc opératoire. En 2009 elle déménage à Strasbourg et commence des cours de mosaïque. Très vite elle prend goût à cet art décoratif. C’est en 2015 qu’elle arrive à la sculpture. Ce fut pour elle un véritable déclic. Un retour dans l’enfance, une vérité.À partir de 2016 elle décide de consacrer toute son énergie et sa créativité à sa pratique artistique. Elle continue sa formation pour progresser dans la maîtrise des techniques utilisées dans la mosaïque ainsi que dans la sculpture Le nom de JoVe est alors retenu pour signer ses œuvres. Ses premières expositions lui permettent de rencontrer son public. La solitude du travail à l’atelier trouve ainsi toute sa justification grâce aux nouveaux contacts, aux rencontres et aux échanges qu’elles permettent. Les visiteurs apprécient tout particulièrement dans ses œuvres l’alliance d’une maitrise technique et d’une inspiration portée par sa sensibilité. L’œuvre devient une source d’émotions, de réflexion et parfois même de spiritualité. Démarche artistiqueLa pratique de la sculpture et de la mosaïque a été un vrai voyage dans mon monde intérieur. Un lâcher-prise pour permettre l’expression de mes émotions. C’est un dialogue entre mon âme et la pierre, enfouie depuis toujours au cœur de la Terre et qui m’impose ses règles et ses contraintes. Outre les expériences de la vie, mes créations se reposent sur toutes les beautés de la nature en particulier le monde marin, aérien et céleste. Mes sculptures sont figuratives quand elles expriment le vivant, abstraites quand elles évoquent des éléments, des sentiments ou des énergies. Je n’essaie pas d’atteindre ce sublime réalisme de la nature que j’admire tant. Je veux plutôt emmener le spectateur dans le monde tel que je le vois, transmettre le saisissement que m’ont procuré ces rencontres. Ceci explique des lignes fortes, des formes dépouillées, dénudées de tous les détails pour arriver à l’essentiel : à l’origine de l’émotion.Pour la sculpture c’est le bloc posé devant moi qui inspire et qui guide ma main comme s’il me communiquait sa destination. D’autre fois, je recherche le bloc correspondant à l’image qui s’impose dans mon imaginaire. Parfois ce sont mes sculptures qui inspirent mes mosaïques et parfois c’est l’inverse. Ce qu’elles ont en commun c’est l’inspiration et le temps que je passe avec elles. En travaillant avec la matière qui a évolué durant des millénaires pour se former, le temps prend un tout autre sens. Mon but est de faire vivre et vibrer la matière pour qu’il se transmette une énergie et une émotion entre le spectateur et l’œuvre ce qui crée une nouvelle histoire, indépendante de la mienne.

Patrick Jacques

« J’essaie plusieurs formule sans pour autant réussir à grandir. Je reste dans l’impatience de voir et revoir se dénuder l’ombre portée de mes intuitions »

Jean Jérôme

S’il a cessé d’exposer pendant une vingtaine d’années, il n’a cependant jamais cessé de dessiner. Aussi sera montré aux Ateliers Ouverts 2022, un choix de dessins ou « les morceaux choisis » prélevés des nombreux carnets de croquis où s’expérimentent des modalités graphiques diverses selon des thématiques aussi variées que celles offertes par le monde environnant … quand on veut bien se poser un instant pour le regarder et tenter humblement de le restituer.

Géraldine Joet

Née à Reims en 1981, Géraldine Joët vit et travaille à Strasbourg.Diplômée d’un master en Art obtenu à l’Université de Strasbourg, elle complète son expérience avec une formation en tapisserie qui l’mène à travailler en tant que tapissière en décors de spectacle.Elle interroge le quotidien et la mémoire, à travers différentes techniques telles que la photographie, la peinture, le collage ou encore l’objet.Ces différents médias lui permettent d’ouvrir son regard et d’expérimenter en questionnant la trace, l’espace intime et l’absence. La couleur et la lumière sont au coeur de ses travaux.

Anne Marie Javerliat

Je suis autodidacte, j’exerçais, auparavant, comme vidéaste. A la quarantaine, j’ai décidé d’entrer pleinement dans l’art de la sculpture en exploitant la richesse et les influences de la première partie de ma vie.J’utilise l’humour, il permet de transgresser, de dénoncer et de provoquer. Il s’appuie sur un décalage, sur une mise à distance des conventions établies et des pensées reçues. Les matériaux que j’utilise sont très variés et n’ont pas d’importance, terre, plâtre, tissus, scotch… tout est bon pour exprimer. « L’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme  » A.Malraux

Hyesung Jung

L’espace liminal
En général, on regarde les choses et après on constate qu’elles existent. Il y a ce qu’on peut voir immédiatement, ce qu’on découvre avec le temps, toutes ces petites choses qui apparaissent avec le temps, dans la tranquillité du regard. Faire la différence entre visible et invisible. Ressentir la présence créée par le
passage de l’une à l’autre posture où il n’y a pas de hiérarchie au sein de ce qui est. Par conséquent, avant de commencer à travailler, j’ai besoin du moment de silence pour écouter ma propre voix et observer autour de moi-même.
Je cherche à montrer ce qui existe même si on en a pas conscience tout comme l’air dont on prend conscience par la respiration, le fonctionnement onirique du cerveau par les rêves. Ce qui émerge du brouillard, ce qu’on découvre par les odeurs ou encore dans les espaces entre les saisons, les paysages.
De la même manière, je suis vivante donc le temps qui s’écoule fait partie de mon travail. Et j’aime peut-être que les images ne soient pas parfaites. Par exemple, un bâtiment qui est en train d’être démoli, une pousse qui vient de germer, j’en viens alors à m’interroger sur le temps qui s’est écoulé et comment les choses vont changer à l’avenir…
Je ne m’intéresse pas aux images parfaitement dessinées ni aux objets fabriqués d’une manière impeccable. Ils ne montrent que leur perfection… Je ne veux pas produire des images dans un but, il n’est pas important que le sujet soit montré. C’est comme mon journal qui enregistre le passage du temps dans ma vie personnelle.
C’est pourquoi je me projette dans mon travail. Je veux y voir le reflet de mes pensées et les traces de mon vécu. Pour moi, c’est d’abord un témoignage vivant, qui possède une existence propre. Ce n’est pas un geste anodin, à portée un peu générale.
Dans mon travail comme dans la vie. À partir de cette posture, j’attends de ressentir l’existence de quelque chose, et je cherche ses images et ses paysages dans l’espace comme une observatrice, non pas comme une créatrice. Je participe à mon travail et l’enregistre continuellement. Pour moi, dessiner est un moyen de me connecter à moi-même face à l’extérieur du monde. Sur l’espace (le papier), à l’intérieur de celui-ci, de nouvelles surfaces émergent avec des points, des lignes et un minimum de couleur, où je recherche certaines choses ce qui sont entre le visible et l’invisible.
C’est un moment de silence, un moment liminal. « Le mot « liminal » vient du mot latin « limen », qui signifie seuil, un point d’entrée ou de début. L’espace dans le temps entre « ce qui était » et ce qui est « ensuite ». Un lieu de transition, d’incertitude. C’est là que la transformation a lieu.

Niack

« Artiste mulhousien,  Niack, 34 ans, passionné de culture Hip-Hop et influencé par les scènes de Bâle et New York,

 le graffeur s’est d’abord forgé une identité singulière par son intense pratique du lettrage sous de multiples aspects.

Oeuvrant depuis plus de 15 ans au développement de sa production artistique sous ce pseudonyme,

 il travaille à la réalisation d’une œuvre résolument plus contemporaine où le figuratif se mêle au post graffiti.

Les ensembles typographiques et les combinaisons de couleurs soigneusement choisies répondent à un univers graphique influencé par la musique et les voyages. « 

Jonas

2010 2012 Visual art school (Basel) école d’art. Inspiré, par le vivant, les matières, l’histoire, l’humain…. Je souhaite que mes peintures soient une invitation, une porte ouverte à l’imagination, que le spectateur puisse être aussi Co créateur de l’œuvre. J’utilise pour cela des couleurs, et des lignes inspirantes évoquant, tantôt un personnage, un objet, qui permettent aux regards une trame vers l’imagination. Depuis deux ans je suis installé à Ribeauvillé, ou j’ai démarré des ateliers d’accompagnement vers la peinture.