Joly Papiers

C’est à travers différentes techniques comme la reliure, la peinture, la photographie, l’illustration, l’impression que j’exprime ma créativité.De nature intuitive, je laisse émerger les projets en conciliant forme, couleur et poésie. La matière principale qui m’émerveille est le papier. J’aime le « glaner », lui donner une seconde vie, lemanipuler, le déchirer, le coller, le coudre, le mettre en lumière.Entre artisanat et création de livre d’artiste, j’exprime ma sensibilité artistique en donnant sens au lien. Ma pratique artistique m’invite à relier les pages les unes après les autres, à trouver du lien entre image, ressenti et mot et à créer du lien dans les projets que je mène.

Jisays

Par ailleurs photographe dans la communication et la publicité, c’est lorsque les bruits s’atténuent, que les ambiances se feutrent, lorsque l’odeur du bois humide ou de la mousse emplit l’air que je trouve les ressources et le matériel nécessaire à mes prises de vues. Tantôt en numérique, tantôt en argentique, peu importe la technique, l’objectif est de partager la poésie qui habite le monde qui nous entoure, de cultiver l’émerveillement qui invite à en prendre soins, de faire renaitre la curiosité enfantine par le déplacement des points de vue, par la douce perte de repere que peut nous offrir la nature.Imprimée sur un papier Fin Art choisi avec soin, l’image revêt une dimension et une profondeur particulière et se fait fenêtre sur un monde qui peut sembler étrange ou imaginaire, et qui pourtant est bien réel.

Hans Jellam

Bronze et papier, contraste des matériaux. La forme imposée au bronze, travaillée directement dans le sable, est transférée sur le papier. Il faut regarder, toucher pour qu’un subtil accord apparaisse et qu’éclatent la rigueur, l’exigence et la cohérence de ce travail.

Bérénice Joessel

Après avoir obtenue une licence d’Arts Plastiques à l’Université de Strasbourg en 2017, j’ai étudié à l’Académie des Beaux- Arts de la ville de Liège en Master Spécialisé en Gravure en 2020.Depuis toujours sensible à la nature, la randonnée est un moyen de se ressourcer, de revenir à ce qui est essentiel. Partir étudier à l’étranger a été un déracinement physique et psychologique. En dessinant de grands formats au graphite à partir de photographies prisent lors de randonnées, j’ai tenté de rester en lien avec les Vosges, montagnes que j’ai très souvent gravies. Dans ce processus, je cherchais un refuge mental, un espace où je puisse m’évader.Par la suite, le dessin s’est mêlé à la gravure. Ce médium suscite en moi à chaque impression la surprise de l’inattendu. Elle permet de mettre en exergue la métamorphose incessante de la nature par la multiplication des images et de leur variation. En parallèle de la pratique du dessin et de la gravure, je conçois des livres dans un désir de partager ce qui est éprouvé à la fois personnellement et collectivement. J’y réunis des textes, à mi-chemin entre la prose et la poésie, parfois accompagnés de photographies et de dessins. D’autres fois, je capture des témoignages extérieurs.

Zoé Joliclercq

J’aime chercher, collecter, classer, échantillonner. Je manipule les matières pour cerner un peu de leur substance et observer leurs interactions. Je m’intéresse aux éléments-rebus qui m’entourent, et je les métamorphose à l’atelier grâce à des techniques de travail du verre, de la céramique, du textile ou de la photographie. Ce faisant, j’initie des protocoles intimes de résilience qui libèrent mémoires et énergies. Transformation de verreries brisées, incinération de terre médicinale ou de souvenirs d’enfance, altération de draps enterrés ou tissage de cheveux blancs… Les œuvres témoignent et ouvrent un passage vers une voie onirique, introspective et sensible.
Je laisse le temps, le feu, la terre ou la pluie être co-créateurs : ils influencent la forme finale des sculptures. Je joue avec mon environnement physique et immatériel pour découvrir le monde et ses mécanismes. Il est question de trouver une place au sein de cet environnement, en tant qu’être humain.e dans un monde en proie à l’autodestruction. Inventer de nouvelles manières de détruire, de (se) reconstruire, de protéger, de réparer, de se relier au sensible et aux éléments de la Terre.

Zuzana Jaczova

Zuzana Jaczova est une artiste plasticienne, née le 9 août 1953 à Bratislava et qui a vécu à Strasbourg depuis 1975.Elle est décédée le 6 septembre 2020.Zuzana Jaczova a été formée à l’Académie de design de Eindhoven aux Pays-Bas et à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg.Son œuvre comporte sculptures, céramiques, textes, dessins et peintures dont plusieurs figurent dans les collections du FRAC Alsace et de l’Artothèque de Strasbourg. Le prix CEEAC Région Alsace lui a été décerné en 1993.Depuis 1981 et sa participation au Salon de la Jeune Sculpture à Paris, Zuzana Jaczova a exposé dans de nombreux lieux en Europe et au Canada, dont plusieurs fois au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, au Centre culturel français de Berlin, à la Passerelle à Brest et dans diverses galeries. Parmi ses nombreuses interventions dans l’espace public, on notera des sculptures pérennes en Alsace et en Allemagne. Zuzana Jaczova a été également enseignante en sculpture à l’ENSAS à partir de 2016.Marquée par un exil non choisi qui l’a conduite, à l’âge de 17 ans, de Bratislava à Eindhoven, Zuzana Jaczova n’a cessé d’interroger la notion de frontières qu’elle visait à franchir, à la recherche d’un équilibre « juste » : frontière entre la peinture et la sculpture, entre l’abstrait et le figuratif, entre le mat et le brillant (mise au point d’un enduit à la caséine utilisé dans toute son œuvre picturale), entre légèreté et volume, fragilité et solidité…Ses dernières réalisations pour la Fête de l’Eau en Alsace (sculpture in situ et exposition de peintures) illustrent explicitement son ressenti d’artiste « Peinture ou sculpture : je ne perçois aucune différence ».Les Ateliers ouverts sont l’occasion de rendre hommage à une artiste reconnue et une belle âme. Ses œuvres seront présentées.

Lisa Jaeggy

Plasticienne installée à Mulhouse depuis 2020, Lisa essaie de construire sa pratique céramique comme elle se construit personnellement. Elle est à la recherche dans les deux cas d’une forme de bien-être. Le bien-être se retrouve de bien des manières au quotidien : créer, prendre le temps, partager, prendre soin (des autres, de soi, de ce qui nous entoure…). Cela veut dire un rapport simple, authentique aux choses, à la nature, mais aussi, c’est un besoin, de faire ensemble. Il s’agit de trouver sa place. C’est une recherche simple du bonheur.Ses objets sont des formes très brutes. Des pièces vivantes, qui gardent l’empreinte des doigts, de leurfaçonnage. Elle aime créer des pièces aux allures rondes et rocailleuses.

JoVe

Joke Verhelst est née en 1972 en Belgique. Dès son enfance elle a été initiée aux mystères et aux beautés de la pierre en observant son père, maçon et sculpteur en amateur.Suit une période où la sensibilité et la générosité de Joke ont été mises au service des malades comme infirmière dans les services puis au bloc opératoire. En 2009 elle déménage à Strasbourg et commence des cours de mosaïque. Très vite elle prend goût à cet art décoratif. C’est en 2015 qu’elle arrive à la sculpture. Ce fut pour elle un véritable déclic. Un retour dans l’enfance, une vérité.À partir de 2016 elle décide de consacrer toute son énergie et sa créativité à sa pratique artistique. Elle continue sa formation pour progresser dans la maîtrise des techniques utilisées dans la mosaïque ainsi que dans la sculpture Le nom de JoVe est alors retenu pour signer ses œuvres. Ses premières expositions lui permettent de rencontrer son public. La solitude du travail à l’atelier trouve ainsi toute sa justification grâce aux nouveaux contacts, aux rencontres et aux échanges qu’elles permettent. Les visiteurs apprécient tout particulièrement dans ses œuvres l’alliance d’une maitrise technique et d’une inspiration portée par sa sensibilité. L’œuvre devient une source d’émotions, de réflexion et parfois même de spiritualité. Démarche artistiqueLa pratique de la sculpture et de la mosaïque a été un vrai voyage dans mon monde intérieur. Un lâcher-prise pour permettre l’expression de mes émotions. C’est un dialogue entre mon âme et la pierre, enfouie depuis toujours au cœur de la Terre et qui m’impose ses règles et ses contraintes. Outre les expériences de la vie, mes créations se reposent sur toutes les beautés de la nature en particulier le monde marin, aérien et céleste. Mes sculptures sont figuratives quand elles expriment le vivant, abstraites quand elles évoquent des éléments, des sentiments ou des énergies. Je n’essaie pas d’atteindre ce sublime réalisme de la nature que j’admire tant. Je veux plutôt emmener le spectateur dans le monde tel que je le vois, transmettre le saisissement que m’ont procuré ces rencontres. Ceci explique des lignes fortes, des formes dépouillées, dénudées de tous les détails pour arriver à l’essentiel : à l’origine de l’émotion.Pour la sculpture c’est le bloc posé devant moi qui inspire et qui guide ma main comme s’il me communiquait sa destination. D’autre fois, je recherche le bloc correspondant à l’image qui s’impose dans mon imaginaire. Parfois ce sont mes sculptures qui inspirent mes mosaïques et parfois c’est l’inverse. Ce qu’elles ont en commun c’est l’inspiration et le temps que je passe avec elles. En travaillant avec la matière qui a évolué durant des millénaires pour se former, le temps prend un tout autre sens. Mon but est de faire vivre et vibrer la matière pour qu’il se transmette une énergie et une émotion entre le spectateur et l’œuvre ce qui crée une nouvelle histoire, indépendante de la mienne.

Jaune

Si le paysage est le principal sujet de mes dessins, il est un prétexte pour y intégrer une subjectivité, une émotion, une expérience pour prendre à parti celui ou celle qui l’observe.
Il est question de s’interroger sur la subjectivité et les ressentis de chacun.e face à des ambiances sensorielles plus qu’à des représentations précises. Quand commence le processus de narration, pourquoi se raconte-t-on des histoires ? Quels souvenirs, expériences, émotions une image fait-elle naître chez chacun.e de nous, comment s’en empare-t-on sous le prisme de notre vécu personnel ? Qu’est-ce qui ressort de la mise en regard de ces différentes lectures d’une image? Quel est notre rapport aux espaces dans lesquels nous évoluons ? Quels sont leurs impacts sur nous, et à l’inverse, quel impact avons-nous sur les espaces que nous traversons ?

Patrick Jacques

« J’essaie plusieurs formule sans pour autant réussir à grandir. Je reste dans l’impatience de voir et revoir se dénuder l’ombre portée de mes intuitions »