Thomas Jacoulet

Je suis illustrateur de commandes et auteur d’albums et de bandes dessinées. Mes récits se nourrissent de contes régionaux, de littérature fantastique, du cinéma de genre et des épopées antiques et médiévales. le dessin est pour moi une écriture sensible autant qu’une porte vers des objets et des espaces en trois dimensions. C’est par ailleurs un outil, qui m’a servi à animer des marionnettes, pour la réalisation d’accessoires de cinéma et de vues perspectives pour un architecte. En collectif (Bétonite) il devient un autre territoire d’exploration. Il gangrène les murs des sous-sols, on s’y déplace dans des logiciels 3D, il sort de l’ombre lors d’expositions et se propage en festival sous diverses formes imprimées.

Joly Papiers

C’est à travers différentes techniques comme la reliure, la peinture, la photographie, l’illustration, l’impression que j’exprime ma créativité.De nature intuitive, je laisse émerger les projets en conciliant forme, couleur et poésie. La matière principale qui m’émerveille est le papier. J’aime le « glaner », lui donner une seconde vie, lemanipuler, le déchirer, le coller, le coudre, le mettre en lumière.Entre artisanat et création de livre d’artiste, j’exprime ma sensibilité artistique en donnant sens au lien. Ma pratique artistique m’invite à relier les pages les unes après les autres, à trouver du lien entre image, ressenti et mot et à créer du lien dans les projets que je mène.

Jisays

Par ailleurs photographe dans la communication et la publicité, c’est lorsque les bruits s’atténuent, que les ambiances se feutrent, lorsque l’odeur du bois humide ou de la mousse emplit l’air que je trouve les ressources et le matériel nécessaire à mes prises de vues. Tantôt en numérique, tantôt en argentique, peu importe la technique, l’objectif est de partager la poésie qui habite le monde qui nous entoure, de cultiver l’émerveillement qui invite à en prendre soins, de faire renaitre la curiosité enfantine par le déplacement des points de vue, par la douce perte de repere que peut nous offrir la nature.Imprimée sur un papier Fin Art choisi avec soin, l’image revêt une dimension et une profondeur particulière et se fait fenêtre sur un monde qui peut sembler étrange ou imaginaire, et qui pourtant est bien réel.

Hans Jellam

Bronze et papier, contraste des matériaux. La forme imposée au bronze, travaillée directement dans le sable, est transférée sur le papier. Il faut regarder, toucher pour qu’un subtil accord apparaisse et qu’éclatent la rigueur, l’exigence et la cohérence de ce travail.

Bérénice Joessel

Après avoir obtenue une licence d’Arts Plastiques à l’Université de Strasbourg en 2017, j’ai étudié à l’Académie des Beaux- Arts de la ville de Liège en Master Spécialisé en Gravure en 2020.Depuis toujours sensible à la nature, la randonnée est un moyen de se ressourcer, de revenir à ce qui est essentiel. Partir étudier à l’étranger a été un déracinement physique et psychologique. En dessinant de grands formats au graphite à partir de photographies prisent lors de randonnées, j’ai tenté de rester en lien avec les Vosges, montagnes que j’ai très souvent gravies. Dans ce processus, je cherchais un refuge mental, un espace où je puisse m’évader.Par la suite, le dessin s’est mêlé à la gravure. Ce médium suscite en moi à chaque impression la surprise de l’inattendu. Elle permet de mettre en exergue la métamorphose incessante de la nature par la multiplication des images et de leur variation. En parallèle de la pratique du dessin et de la gravure, je conçois des livres dans un désir de partager ce qui est éprouvé à la fois personnellement et collectivement. J’y réunis des textes, à mi-chemin entre la prose et la poésie, parfois accompagnés de photographies et de dessins. D’autres fois, je capture des témoignages extérieurs.

Zoé Joliclercq

Zoé Joliclercq est artiste plasticienne et designer d’objets d’art en verre, textile et céramique. Elle crée des pièces uniques et contemporaines au croisement de l’art, l’artisanat et l’archéologie, en puisant dans les savoirs vernaculaires et les techniques traditionnelles. Ses créations sont réalisées avec des matériaux collectés dans ses milieux de vie.   Elle laisse le temps, le feu, la terre ou la pluie être cocréateurs : ils influencent la forme finale des sculptures. Il s’agit de trouver une place au sein de son environnement, d’interroger notre manière de faire mémoire en société, de faire famille, de vivre le deuil. Inventer de nouvelles manières de détruire, de (se) reconstruire, de protéger, de réparer, de se relier au sensible et aux éléments de la Terre.   Transformation de verreries brisées, incinération d’argile médicinale et de souvenirs d’enfance, altération de draps enterrés, tissage de cheveux blancs… Les œuvres témoignent de son cheminement intime et ouvrent un passage vers une voie onirique, introspective et sensible.

Zuzana Jaczova

Zuzana Jaczova est une artiste plasticienne, née le 9 août 1953 à Bratislava et qui a vécu à Strasbourg depuis 1975.Elle est décédée le 6 septembre 2020.Zuzana Jaczova a été formée à l’Académie de design de Eindhoven aux Pays-Bas et à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg.Son œuvre comporte sculptures, céramiques, textes, dessins et peintures dont plusieurs figurent dans les collections du FRAC Alsace et de l’Artothèque de Strasbourg. Le prix CEEAC Région Alsace lui a été décerné en 1993.Depuis 1981 et sa participation au Salon de la Jeune Sculpture à Paris, Zuzana Jaczova a exposé dans de nombreux lieux en Europe et au Canada, dont plusieurs fois au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, au Centre culturel français de Berlin, à la Passerelle à Brest et dans diverses galeries. Parmi ses nombreuses interventions dans l’espace public, on notera des sculptures pérennes en Alsace et en Allemagne. Zuzana Jaczova a été également enseignante en sculpture à l’ENSAS à partir de 2016.Marquée par un exil non choisi qui l’a conduite, à l’âge de 17 ans, de Bratislava à Eindhoven, Zuzana Jaczova n’a cessé d’interroger la notion de frontières qu’elle visait à franchir, à la recherche d’un équilibre « juste » : frontière entre la peinture et la sculpture, entre l’abstrait et le figuratif, entre le mat et le brillant (mise au point d’un enduit à la caséine utilisé dans toute son œuvre picturale), entre légèreté et volume, fragilité et solidité…Ses dernières réalisations pour la Fête de l’Eau en Alsace (sculpture in situ et exposition de peintures) illustrent explicitement son ressenti d’artiste « Peinture ou sculpture : je ne perçois aucune différence ».Les Ateliers ouverts sont l’occasion de rendre hommage à une artiste reconnue et une belle âme. Ses œuvres seront présentées.

Lisa Jaeggy

Plasticienne installée à Mulhouse depuis 2020, Lisa essaie de construire sa pratique céramique comme elle se construit personnellement. Elle est à la recherche dans les deux cas d’une forme de bien-être. Le bien-être se retrouve de bien des manières au quotidien : créer, prendre le temps, partager, prendre soin (des autres, de soi, de ce qui nous entoure…). Cela veut dire un rapport simple, authentique aux choses, à la nature, mais aussi, c’est un besoin, de faire ensemble. Il s’agit de trouver sa place. C’est une recherche simple du bonheur.Ses objets sont des formes très brutes. Des pièces vivantes, qui gardent l’empreinte des doigts, de leurfaçonnage. Elle aime créer des pièces aux allures rondes et rocailleuses.

Patrick Jacques

« J’essaie plusieurs formule sans pour autant réussir à grandir. Je reste dans l’impatience de voir et revoir se dénuder l’ombre portée de mes intuitions »

Jean Jérôme

S’il a cessé d’exposer pendant une vingtaine d’années, il n’a cependant jamais cessé de dessiner. Aussi sera montré aux Ateliers Ouverts 2022, un choix de dessins ou « les morceaux choisis » prélevés des nombreux carnets de croquis où s’expérimentent des modalités graphiques diverses selon des thématiques aussi variées que celles offertes par le monde environnant … quand on veut bien se poser un instant pour le regarder et tenter humblement de le restituer.