Op’art, ou art optique, est l’expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 60 et qui exploitent la faillibilité de l’oeil à travers des illusions ou des jeux d’optique. Vasarely en est la figure la plus célèbre. ICKO poursuit ce travail en y ajoutant une large part de féminité et s’éloigne subtilement de l’abstraction, parfois imperceptiblement. Sa palette de couleurs est mûrement réfléchie et travaillée pour exprimer au mieux la spiritualité contenue dans ses œuvres.
Elève de Claude Flash dans les années 90, c’est là que s’est déclenché réellement la mise en œuvre de la plus part de ses formes actuelles. Peintre coloriste, Sylvie Issenlor excelle dans la féminité dans toutes ses formes, les natures mortes, etc…
Yvette Maniglier, dernières élève d’Henri Matisse, apprécie ses travaux, l’encourage à continuer sur cette voie, et lui conseille de rester plus évasive sur les visages. Depuis quelques années, elle rajoute à ses cordes des réalisations en céramique avec laquelle elle se trouve en osmose.
Sylvie Issenlor c’est une artiste complète qui s’investie pleinement dans ses créations. Elle tente à travers sa générosité, d’y donner une âme, une sensibilité.
Je travaille essentiellement sur la féminité, en peinture comme en ceramique
Cet atelier m’est consacré pour les réalisations ainsi que l’extérieurs avec des bâtiments attenants, ainsi que la surface extérieur de 25 ares, consacrée à l’exposition des œuvres.
Née en 1995 à Londres, c’est en France que Sophie Irwin s’initie à la céramique. Pendant six ans d’études, elle se spécialise dans les matières telles que les émaux et la porcelaine avant d’intégrer les Beaux Arts de Limoges. Sa pratique naît de l’idée d’excroissance et de végétalité du matériau brut. Avec l’intégration des matières dans la terre et la conception d’objets du quotidien à travers une pratique expérimentale, elle cherche la rencontre entre métal et céramique pour explorer les limites physiques des deux matériaux. Après un apprentissage des techniques anciennes dans la poterie Ravel, Sophie s’installe à Strasbourg où elle exerce depuis 2020, sous le nom d’Atelier Kylix. Cofondatrice de l’association Wärma, elle collabore régulièrement à des projets scénographiques et à la conception de pièces uniques, pour des particuliers et des institutions artistiques.
En parallèle de son métier d’architecte, sa pratique artistique gravite principalement autour de la photographie, de la gravure et de la vidéo. Les principaux thèmes de ses réalisations sont basés sur une recherche et une expérimentation par la gravure qui tentent plus particulièrement d’explorer le vide qui anime la matière, de chercher une tonalité générale pour faire ressortir des matérialités, d’explorer les fonds pour créer une atmosphère et mettre en valeur leur contenu, d’explorer l’empreinte, la trace sans vouloir les définir ou chercher une finalité. Aussi, par la photographie, elle tente de composer des cadrages avec des matières et des végétaux, de capturer des moments de vie des autres, des coins et recoins urbains pour explorer au hasard des histoires et compositions abstraites qui se présentent à nous. Par les vidéos elle essaie d’attraper des moments du quotidien, spontanés et innocents, laissant la perception par leur transformation « libre et ouverte ». Sa pratique artistique est nourrie en grande partie par le processus de création en lui-même, basé sur l’intuition et d’une certaine manière sur l’innocence de la création d’une œuvre, en laissant place à l’inattendu. Par ses travaux artistiques, elle tente d’explorer l’imaginaire pour traiter l’irréel afin de composer des espaces-temps où l’irréel laisse place à la rêverie, à l’errance. Il est ainsi question d’explorer à l’aveugle, en faisant confiance à l’intuition, les contradictions, les accidents et les doutes afin de révéler une autre réalité, la sienne. Gravitant autour du primaire et de l’innocence, sa démarche touche au réapprentissage et renvoie de manière analogique à l’infans, « l’enfant à l’esprit inachevé, sur la collecte systématique et sur le postulat de la possibilité de la découverte émerveillée » .
La spontanéité et l’expression libre sont mises à l’épreuve car il n’y a rien d’immédiat. L’émotion ou l’impulsion sont là quelque part en attente pour devenir lentement, par l’exploration et la transmission, une matière affective. Ces sensations intimes font naître et constituent une histoire particulière, racontée à un moment singulier afin de devenir un récit sous une forme imaginaire et bâtie.